Virginie

LE CRI

Un son violemment chanté
Une histoire tristement racontée
Un appel à l'aide sans espoir
Et pourtant faut toujours y croire

La main sur mon cou
Me lacérant la gorge
Ne laissant aucun son me sauver
Le cri de mon cœur

Mes pleurs étouffés
Personne ?
Non personne n'a pu entendre ce cri là.
Celui d'une âme torturée
Et d'un enfant à peine né
Non personne ne l'a entendu ...
Le cri d'un si petit être
Mes gémissements incessants
Les yeux mouillés de mon sang
Personne ne l'a senti?
Le cri de mes mains
Qui se battent pour survivre
Le cri de mon corps
Qui panique parmi ses serpents !
Ma déchirure, mon agonie
Non personne ne l'a entendue

Ce cri perdu !





LES MONSTRES

Vous bêtes infâmes
Vous anges cruels
Vous Âmes finies
Âmes abattues par le temps
Votre fin sera pour l'aurore
Les montres aux dents sanglantes
Vont vous prendre d'un coup tranchant
Votre corps dépourvu de vie
Sera torturé comme tous les corps
Que vous avez massacrés ! De votre épée dévastatrice !

Vos yeux exorbités de votre cervelle
Vos mains bleues à terre fraîche
Votre langue souillée aux chiens
Votre serpent dans votre bouche

Des hurlements qui n'en finiront plus
Des prières pour être achevées
Votre cœur battant toujours aussi fort

Votre âme agonisant dans cette marre de sang noir
Voici le moment tant attendu
L'aurore approche
Cachez-vous, fuyez, lâches !
Les monstres vous poursuivront
Et vous retrouveront !

Car JAMAIS, Oh non jamais je pardonnerai !





LA FIN

Ce sang sur mon bras
Cette lame dans ma main
Je plonge et je m’enfonce
Dans les profondeurs de ma chair

Tu m’observes du trou de la serrure
Tu n’attends qu’une chose
Mon corps froid et le prendre avec toi
Ma faiblesse est plus forte que ma force
Ma douleur plus puissante que ma volonté

Papa, maman
C’est votre sang qui s’échappe de mes veines
C’est votre chair qui s’éteint dans l’obscurité
Ce sont vos yeux qui perdent du sel
Ce sont vos mains qui se glacent
C’est votre bouche qui s’assèche
C’est votre cœur qui s’est brisé
C’est votre âme qui s’est perdue
Et c’est la mort qui l’a retrouvée
C’est votre raison de vivre qui prend la fuite égoïstement.

Virginie


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