MA TRISTESSE

Ma tristesse emprisonne mon âme ..
Comme une enveloppe autour de mon drame.

Elle est là encore, fidèle au rendez-vous,
Comme la mort, rebelle, qui me rend fou,
Elle est arrivée comme ça,
Sans trop savoir pourquoi.
Elle m’a pris, au corps, au coeur, me torture et me tord,
Je déambule et me débats, me débattant encore,
À cet instant précis, ni après ni avant,
Pas demain, pas hier mais bien maintenant.

Ma tristesse emprisonne mon âme ..
Comme une enveloppe autour de mon drame !

Elle est revenue ce matin, je l’ai sentie venir,
Avec ses signes habituels, j’aurais dû la voir sourire,
Mais comme elle prend son temps,
Elle arrive lentement, doucement,
Perfide et insolente, m’observant sans détour,
Comme un félin guette sa proie,
Sûr, qu’elle ne s’enfuira pas.

Ma tristesse emprisonne mon âme ..
Comme une enveloppe autour de mon drame !

J’attends alors qu’elle se retire, éternellement,
Qu’elle m’oublie un instant et me libère,
Comme la mer quitte la terre
J’attends ce jour impatiemment.
J’attends qu’elle meurt, à son tour,
Après la douleur, après l’Amour,
Qu’elle ne revienne plus,
Je n’y survivrai plus.

Ma tristesse emprisonne mon âme .. 
Comme une enveloppe autour de mon drame.

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LE PONT

Je flânais depuis longtemps dans la brume,
Rêveur égaré, errant au gré du vent,
Las et esseulé, me laissant aller, sali,
Pataud, portant paletot d’infortune.
Meurtri, je demeurais sur l’autre rive,
Là où rien ne peut vivre,
Marchant au cortège, suivant le pas,
Triste manège avant ta voix.
As-tu construit le pont menant vers l’autre rive ?
Par-dessus le fleuve que je ne savais suivre.

 

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QUITTER LA CROIX

Quitter la croix qui plaque mon coeur et mon corps
Pour enfin suivre le pas, fêler ce sort,
Et pour ne pas me cloîtrer dans cette mort,
Pour abdiquer la croix qui claque au mur des morts.
Pour enfin suivre le pas, fêler ce sort,
Qui me basculait, me bousculait jusqu’au port,
Afin de ne plus jamais côtoyer ces morts,
Sacrifier ma croix qui me clouait le corps.
Et pour ne pas me cloîtrer dans cette mort,
Dont la quiétude et me ronge et me mord,
Et qui me torture encore et encore,
Quitter la croix pour un autre décor.
Pour abdiquer la croix qui claque au mur des morts.
Qui détenait mes souvenirs et mes remords,
Les clous rongés, rouillés qui craquaient mon décor,
Qui me traquaient si fort, en sont devenus morts.

 

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MALGRÉ L'AVERSE

Je suis là pour ne pas faire gagner l’absence,
Par mes mots et mes liens qui préviennent ma souffrance,
Rien ne me retient, non, même plus les silences,
Rien ne me retient, non, même plus la violence.

Malgré l’averse les valses virevoltent à Vienne
Il fallait bien un jour que j’en revienne.

Je suis là pour ne pas faire périr la vie,
Par mes cris et assauts qui soignent mes blessures,
Rien ne me détient, non, même plus la nuit,
Rien ne me détient, non, même plus les brûlures.

Malgré l’averse les valses virevoltent à Vienne
Il fallait bien un jour que j’en revienne.

Je suis là pour éteindre ce goût de sang,
Qui fut puisé au feu des doux absents,
Tout s’éteint avec la pluie,
Les cendres en sont taries.

Malgré l’averse les valses virevoltent à Vienne
Il fallait bien un jour que j’en revienne.

 

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Qui vole ton enfant ?
Quel est le deuil qui épaissit ton ombre ?
Portes-tu les haillons de la veuve noire ?
Ceux qui te dissolvent dans la pénombre,
Et t’effacent dans le brouillard.
Quel démon a volé ton être reconnu ?
Qui dans l’hiver le virevolte ?
Le seul lien contigu de ton arche perdu,
Est-ce le vent vêtu de feuilles mortes,
Quel est cet étrange messager ?
Qui vient chavirer ta destinée,
Est-ce la neige de son lange blanc,
Qui se désagrège emportant ton enfant ?

Nantes, le 09/10/01

 

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L'automne me fait frémir de froid
Et de peine aussi
Avec ces matins froids
D'absence aussi.
Quand l'oiseau me réveille
M'annonçant l'hiver
Se pointe à ma chimère
Ses brouillards de dentelles.
Peux tu m'ouvrir ta porte
Il fait bien froid dehors
Regarde comme je t'apporte
Des souvenirs encore.
Alors entre pour l'hiver
Et l'hiver seulement
Dès la fin de l'hiver
Tu voleras vaillamment

Nantes, le 13/11/01

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AMOUR INTERDIT

Toi, tu passes sans pour autant te douter
Que tu me laisses là comme un air embaumé ! 
Au goût de tes lèvres où je voudrais déposer
Mon empreinte éphémère, exaltée.

Moi, je reste à te regarder passer,
Où je demeure malandrin de chimère,
Aux souvenirs de pluies que je voudrais assécher,
Mon Amour se noie dans ta lumière.

Eux, ils sont si nombreux, moi si orphelin,
Puisque je suis fou, et puisque tu ne vois point,
Puisque cet Amour-là n’est pas le tien,
Je scellerai cet Amour, cet Amour sans lendemains.

15 novembre 2001

 

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C’est la maladie du sang, comme un assassin,
Qui ce soir saisit ton corps, me laisse orphelin,
Alors face à ta mort je nous revois nous deux,
Comme un jeu, c’est bien mieux que de te dire adieu.
Et chaque souvenir sans contrôler mon âme,
Me fait fuir cette réalité qui m’enflamme…..
Meurtri, je demeure immobile et maladroit
Pauvre apeuré en pleurs et éperdu sans toi.
Je te vouais mon cœur, mon âme et toute ma vie, 
Ton absence m’embrase et m’emprisonne ici
Invalide et vidé, sans toi en ma déchéance 
Mal aimé, désarmé, je tire aussi ma révérence.
Puisque plus rien autour de moi dans ma nuit 
Ne peut me pousser à ré-empoigner ma vie
Lassé, délaissé je me laisserais aller,
Je marcherais vers toi vaillant et volontaire


10 décembre 2001

 

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ATTENDRE LE PRINTEMPS

Attendre le printemps au souffle de ta voix,
Pour que passe le temps et s'efface le froid,
Attendre le printemps au repos de ton corps,
Pour que naisse le soleil de notre langoureux émoi.

L'hiver sera trop long, réchauffons nous encore,
Résonne la chanson, à la musique de ton corps.

Pour que le froid s'inonde dans la chaleur de tes yeux,
J'allumerais la flamme de mes doux sourires joyeux,
Toi qui réchauffe mon âme, mon coeur et chaque jour,
Attends que le printemps fleurisse notre Amour.

Attendre le printemps au souffle de ta voix,
Pour que passe le temps et s'efface le froid.

17 décembre 2001

 

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TU PASSERAS CE SOIR

Tu passeras ce soir, 
Tu reviendras me voir,
Et je t'aime, et je t'aime.

Comme deux amants,
On regardera devant,
Et je t'aime, et je t'aime.

La nuit te guidera vers moi,
Je n'attendrai que toi,
Et je t'aime, et je t'aime.

17 janvier 2002

 

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L'absence : ma plus profonde maladie,
Le grand mal souterrain coulant dans mes veines
L'absence, celle qui me fait vivre en peine.
L'absence, celle qui fait de moi un neurasthénique
L'absence, celle qui fait de toi un souvenir magique.
L'absence, celle qui m'emportera avec elle,
L'absence, Ton absence, celle qui me tuera. 

21 janvier 2002

 

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L’Amour est plus grand que nous ! ! !

L’Amour est plus grand que nous deux
Il nous regarde vivre, moi sans toi
Il a besoin de soleil pour être heureux
Je n’ai moi, besoin que de toi.

L’Amour entre nous est plus fort que tout
Je ne pourrais jamais vivre sans toi
Il a même été jusqu’à me rendre fou,
Je ne me remettrai pas de cet amour là.

Je t’aime et je te connais mieux que personne,
Tu ne peux pas nier que tu m’aimes à travers lui, 
Moi je n’aimerai jamais personne,
Non personne, personne à part toi.

L’Amour est plus grand que nous deux
Il me regarde mourir depuis que t’es plus là,
Les faux amis nous ont trahis,
Au prix de la jalousie.

L’Amour est plus fort que moi,
Il ne me guide que par toi
Et je passe mes nuits à t’attendre
Et je passe ma vie à vouloir te reprendre.

L’Amour est plus vivant que toi,
Il finira bien par te ramener vers moi,
Quand la vérité éclatera,
Tu verras comme je t’aime oui tu verras.

L’Amour est plus grand que la terre,
Il pourrait nous mener sur notre univers,
Bien au-delà de toutes ces vipères,
Mon amour est plus grand que toute la terre.

22 janvier 2002

 

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Ne sachant pas !

J'ai croisé ton regard, 
Juste à l'aube d'un soir,
Toi, tu es venu vers moi, comme ça,
Il me semble tant m'éprendre de toi.
Je ne sais si tu me vois,
Te regarder tout bas, à l'ombre de ta voix,
Je ne sais si tu me vois, 
Moi qui ne sais faire que ça.
Combien même si je ne te connais pas,
Il y a parfois des choses que l'on ne dirige pas,
Comme mon coeur se dirige vers toi,
Je désirerais tant que tu me voies.
Simplement toi, toi qui passes autour de moi,
Sommes- nous dans ce monde si loin l'un de l'autre, 
Lequel de nous deux osera faire le premier pas ?
Lequel de nous deux le criera à haute voix ? 
Ne sachant pas si tu me vois,
Il faudra bien que je vienne jusqu'à toi,
Je ne resterai pas sans être sûr de moi,
Quitte à me faire souffrir au son de ta voix,
De ta voix qui pourrait me fuir après ça !
En attendant tu vois, je passe juste là,
Craintivement, je passe juste à côté de toi,
Sans mots dire, puisque ne sachant pas.....
Je devrais me maudire de ne pas franchir le pas.
Et combien même si je ne te connais pas,
Il y a cette chose en moi que je ne contrôle pas,
Comme mon coeur se répand autour de toi,
Il se répand, tremblant, tout autour de toi. 
Ne sachant pas.........
Je t'aime tout bas........
Ne sachant pas......
Je viens vers toi......


12 février 2002

 

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Comment trouver les mots des poètes 

Comment trouver les mots des poètes,
Les mots qu’il faudrait pour décrire mon Amour,
Pour décrire ton absence qui m’embrase…..

Comment jouer à la fête,
Cette fête d’un jour, la fête de l’Amour,
Je cherche et pourtant n’y trouve mes phrases.

Tu me manques, que dire de plus,
Je t’aime encore, qu’avant bien plus,
L’aube nouvelle m’a traîné dans sa chimère, 
Je m’y perds, en requérant ta lumière.
Oserais-je t’appeler en ce jour bénit,
Pour te dire l’Amour que je porte en mon âme,
Cet Amour immense qui me vole ma vie,
Ce douloureux drame qui me torture et m’enflamme.
Comment trouver les mots des poètes,
Les mots qu’il faudrait pour décrire mon Amour,
Pour décrire ton absence qui m’embrase…..

Comment jouer à la fête,
Cette fête d’un jour, la fête de l’Amour,
Je cherche et pourtant n’y trouve mes phrases.

14 février 2002

 

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Et je cherche ton corps, et je te cherche encore……


Les ombres grises blanchissent mon décor,
Comme je me souviens de ta voix dans ma nuit,
Je somnole, mi-éveillé, je m’endors,
Et je cherche ta voix, et je cherche ton corps.

Mes souvenirs trop blancs, secouent ma mémoire,
Comme je me souviens de notre belle histoire,
Je m’envole, mi-vivant, mi-mort,
Et je cherche tes yeux, et je te cherche encore.

Ma peine envahit ma chambre, déchire mon cœur,
Comme je reste seul depuis que tu m’as laissé,
Je m’endors, mi-vivant, mi-assassiné,
Et je cherche ton âme, et je cherche ton cœur.

Ton absence m’embrasse, et m’emprisonne ici,
Comme je me recroqueville sur l’oreiller….. déserté,
Je frissonne, mi-gelé, mi-meurtri,
Et je cherche la mort…….Invalide et vidé.

18 février 2002

Stéphane HAMON

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