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Nîkawi
! à ma mère, Marie-Soleil respire senteur de souffrance dans les cris du feu les pleurs montent blancs un chant venu du nord la langue des écorces danse la terre rouge la nuit prend ton souffle déchire ta peau débride tes yeux expire ne ferme pas tes yeux j'ai capturé les vents dans mes cheveux j'ai tressé les écorces cordé des pointes de flèches sur les têtes d'épinettes une rivière bordée dans ton lit de paille les eaux couchées respire donne moi à vivre tes cendres encore rouge je t'écrirai le soleil dans ses couchants étendue sur mon lac j'attendrai tes étoiles mon ventre mon absente expire ma souffrance Louve |
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