|
J'ai hâte aux belles journées d'automne pluvieuses où les couleurs et la
fraîcheur de l'eau sur ma peau me donnent l'impression de respirer un air pur
! Et où mon esprit pourra sortir de moi pour admirer de haut ces couleurs
flamboyantes sous lesquelles se cache la nature qui se prépare lentement au
long sommeil d'hiver !Températures suffisamment fraîches pendant lesquelles
les gens recherchent la proximité, autant pour se garder bien au chaud que
pour se soutenir d'une tristesse provenant du profond sommeil de l'âme qui
approche et d'où émergent de grandes prises de consciences aussi dures
qu'apaisantes ! Pour les couples, des moments doux et privilégiés où le
moindre sourire brûle et où chaque instant de bonheur devient unique et plus
qu'intense ! Vive l'automne pour son immense contradiction de bonheur et de
froid, de tristesse et de chaleur, éphémère et éternel ! |
|
L’ENVOLÉE
|
|
Ô, joie soudaine Qu’advient-il ? Il y a un instant J’étais souffrant |
|
Ô folie soudaine Que m’arrive-t-il ? Il y a un instant J’étais dément
|
|
Mais regarde Regarde sous mes pieds Ils ne touchent plus le sol Et la terre s’éloigne de mon vol
|
|
On m’avait enfermé Avec des fous On m’avait ligoté On m’avait sacrifié |
|
Mais je vis toujours Même si je m’envole Moi que vous aviez délaissé Moi que vous aviez enterré
|
|
Je vis la nuit, je vis le jour Même si dans mon vol Vous ne me voyez plus Ne m’entendez plus |
|
C’est simple, vous êtes libres Libres de moi, moi qui fus libre J’étais malade, certes Et je suis mort, certes |
|
Mais non, je n’y suis pas C’est moi qui suis libre Libre de vous hanter Libre de vous protéger |
|
En fait je ne sais pas Si en vie, j’étais libre Je voyageais au loin Dans les esprit de mon recoin
|
|
J’allais et venais Au gré des vagues Sur l’eau, je volais Sur l’air, je voguais |
|
J’allais où bon me prenait Les idées toujours vagues J’élucubrais un monde Déjà, je n’étais plus de ce monde
|
|
J’entendais de mes yeux De petits êtres effrayants Je voyais de mes oreilles Des papillons sans ailes
|
|
Je vivais croire à deux Aimant, aimé, amant Mais seul m’éveillais Dans ma cellule je souffrais |
|
Je touchais de mon nez Les arbres des feuilles J’humais de mes bras Le souffle des lilas |
|
J’aurais pu tout créer Non que je le veuille Mais je suis Dieu Mais je fus Dieu
|
|
Je suis fou, je suis fou Me suis mis à y croire C’est de votre faute C ’est de votre faute |
|
C’est fini, ne suis plus fou C’est fini, n’y crois plus du tout Puisque je suis mort Je m’envole, je suis mort Et après ??? |
|
VAS-TU M'AIMER ?
|
|
L’ÉVEIL ! Lever du jour : Moment crucial où le rêve se transforme en néant… ou devient réalité. Mais qu’est-ce que le rêve ? Le rêve duquel je parle n’est pas seulement une idée irréaliste qui nous tenaille les tripes en nous laissant finalement devant l’aliénation de ne rien pouvoir y faire pour le rendre vrai. Le vrai Rêve dont je parle est celui que tu fais les yeux ouverts. C’est celui qui fait vibrer les fibres les plus fines de ton cœur. Celui qui te suit partout, sous le soleil ou sous la pluie. Dans l’ivresse ou dans la douce folie d’être toi. Un Rêve qu’est celui d’être aimé. Mon Rêve est toujours aussi intense, il n’a qu’une raison d’être… se réaliser.
Du plomb pèse sur mes paupières, Le soleil lance ses premiers rayons Je dors, milieu clair sans lumière Je rêve, un rêve si doux, si bon. Bien que mon rêve soit si apaisant, si plein d’espoir et de vie. Une ombre le couvre, une ombre sauvage et blessée. Une ombre sortie des entrailles de ma folie…
Ombre de peur Quitte ce rêve Ne soit pas leurre Quitte ce rêve Oui je sais, Trop souvent Les yeux, on m’a crevés Trop souvent Mon cœur fut tenaillé Par des couteaux de mensonges Des lames de hontes Traîtrise sans songes Morsures de fonte
Ne sont point terminées toutes ces souffrances ou devrai-je encore en subir davantage ? Oui, une ombre, l’ombre de la peur, la peur d’être trahi, la peur de souffrir d’avoir aimé, la peur de souffrir de n’avoir point été aimé. La peur de sortir brutalement de ce rêve. Éviter ce réveil brutal… comment ? Est-ce qu’on apprend à rêver Est-ce qu’on apprend à aimer Est-ce qu’on apprend à être aimé
Si oui, dites-moi
Quelle est cette loi Qui empêche un réveil à la vie
Combien de fois Combien de blessures Pour apprendre cette loi Loi de torture
Mais encore, jamais je n’aurai cette certitude… Je ne cesserai sans doute jamais d’apprendre. Je souffrirai encore, c’est certain. Mais je souffre avec espoir. Je souffrirai de la peur jusqu’à ce que je parvienne à me réveiller de ce rêve. Oui, l’éveil… Moment crucial que je ne vivrai pas de mon vivant.
Du plomb pèse sur mes paupières, Le soleil lance ses premiers rayons Je dors, milieu clair sans lumière Je rêve, un rêve si doux, si bon.
Lorsque j’ouvrirai les yeux, Un sourire me regardera La tendresse dans les yeux Le soleil illuminera
La peur aura peur Ce sera le début Début de la fin des leurres J’aurai atteint mes buts
J’aurai aimé J’aurai été aimé J’aurai appris Appris la vie
L’éveil L’espoir L’amour
|
|
LE BRUIT DES ROSES La verdure et
l’électricité
|
|
GRAVURES J’ai découvert au creux de ma main
|
L’ANGE QUI AVAIT BESOIN D'UN GARDIEN
Le teint pâle mais toujours vivante Le corps nu, sans perversion Marchait sous le soleil de l’aube
Son cœur battait de tristesse Elle se sentait affaiblie par la solitude Et nul ne semblait même la voir
Le jour passait et ses ailes s’effritaient Bousculée par le vent, repoussée par la lumière La flamme en elle s’éteignait lentement Elle avait vu tant d’horreur
Sur le front de l’Iran elle avait durement donné À ces milliers d’enfants, envoyés en chair à canon Traités en esclaves, entraînés par violence Elle avait été une témoin impuissante Elle ne pouvait arrêter les balles Elle ne pouvait cacher à la vue des enfants Ces cadavres, ces mourants, ces amis disparus Elle ne pouvait arrêter les bourreaux Ni freiner les canons
Hantés de ces images horribles, De ces cris d’enfants détruits Elle errait cherchant un refuge, un exutoire
Il ne broncha pas, ne la consola pas
Il était là, gratuitement, pour rien
© Henry-Paseph M. Jotrick |
___________________________________________________________________________________ retour à l'accueil de La Poésie que j'aime ...
|