Hichem GASSOUMA

Né en 22 janvier 1976, Hichem GASSOUMA, jeune poète tunisien, a débuté sa carrière dans les clubs culturels de la ville du grand Tunis. Il a poursuivi ses études comme ingénieur en informatique, tout en s'intéressant à la vie poétique de son pays.

Il a été écrivain nouvelliste lors de ses études universitaires et  a soutenu la création de la revue de son école d’ingénieurs. Il a passé les années 1999-2003 comme élément actif dans l’organisation humaniste "Altallair".

En 2006, il a décidé de suivre un cursus de formation en programmation neuro- linguistique. Il mène des activités dans un club s’intéressant à la psychanalyse.

Ce n'est que tout dernièrement qu' il est revenu à sa vie de poète.

Il nous offre un aperçu de ses écrits.
 

 

 

 

 

 

Hichem GASSOUMA

 

 



Sauvez Agnès


Petite Agnès,
J'ai mal vécu ce titre de vie, j'ai tout rempli de photos d'Agnès…
Je ne l'ai pas bu, je l'ai vécu, je l'ai nommé : carottes aux désirs d'Agnès…
Je sors de ma maison, je trouve que les femmes te ressemblent,
Que ma vie tordue d'encombres parle à Agnès...
Nous étions jalouses, vieilles femmes aux blouses…
Nous nous sommes battues pour des questions de caresses...
Ma honte à moi était de vivre pour Agnès
Elle dort toute neuve
Moi je dormais à la manière de Holmes
Je n'étais jamais la vedette,
J'étais forcément noyée
Prise dans la soif, accablée d'envie
Envie des foulards tous offerts à Agnès
Ma maison me rappelle que j'étais veuve
Mal connue des charmants fleuves
J’étais Agnès,
Dans un autre Dress,
Parlant, dormant, couchant sans Agnès.
Je n’ai pas eu de cause, par la cause, de m'offrir à Agnès…


La remontée de mon esprit
À ce stade de fruits
A colorié ma vie...

À ce stade de vie
Je n'ai jamais rivé
J'étais mal cernée
J'étais toute menée, à lire dedans
Dans le texte, et pas tout derrière mes romans.
J'étais coquillage, blessée de nuages
Ma vie est couleur
De l'encre d'Agnès…

Quant à mon petit sourire
Il a rimé mes souvenirs
Il a vu sortir un film du dernier amour
Vécu par ma fleur Agnès.

Mon sourire a dansé, puis a enflammé
Le caractère méchant des amours d'Agnès.

J'ai lu que les rois aiment avoir le droit
De toucher aux petits seins,
De se donner à une femme argentée,
Grimant les faits des belles femelles
Sortant du lit.
Elle croit avoir des ailes
Et quand la nuit tombe en douceur
Elle remanie son corps, elle adoucit ses rides, elle passe en lenteur
Voler des larmes d'amour, des formes et des contours
De lit en lit, elle sort par des rires
Des victoires salissantes, les âmes, le fleuve du drame.

J'ai juste, Agnès
Eu un souvenir, des ressources,
Filmées dans une source,
Pour dire aux hommes pervers,
Vous m'avez vêtue de toutes les douleurs,
Ne touchez pas à ma vie,
Ne touchez pas à Agnès...







La perte

Dans la folie de ma vie,
Certes, il y a une belle nuit,
Charmante, collaboratrice, à dents sales,
Un crime, et un film tout rose, trop parfumé.
J'ai dû être à l'esprit ruiné,
Parce que de beauté en beauté, on ne peut pas traduire notre bonté.
J'ai creusé longtemps dans le vent,
Le vent sauvé des longues glandes de chiens féroces,
J'ai dû filmer ce qui s'est passé,
Une fausse vertèbre a secoué son casque,
Il a mené ses yeux vers la hanche, il a calculé son angle, le rayon du cercle de sa douche.
Vertèbre masquée de niches,
De chien en chien il triche, sa hache morte de coups,
Meurtrière, la rose qu'il portait,
Éblouissante cause, manipulatrice ruse.
Mes mères, mes pères n'ont rien de calcul,
Ils m'ont dotée de lèvres et d’un pull,
Ils ont mis à ma foi une constante misère,
Une courbe de douleur, une masse de désir, mais pas une goutte de plaisir,
J'ai dû être muqueuse.
Ronde de seins, plaque chauffante, une maison creuse,
Mon film de vie reste à pattes griffées, mais à ce stade je me sens chauffée.
La course à la rose a bien mérité,
Que je parle muette, que je parle fanée.
J'ai presque aimé, j'ai presque failli être dressée,
De temps en temps chauffée, menée à un cadavre sous un lit plié.
Je meurs de flasque, de diabète suceur, de cravates soignées,
J'ai du mal à l'être,
Je me coupe la tête,
J'afflue,
Je caresse ma faute,
Je joins les rues,
Les bêtes.
Qui est ce noir,
Ce zygote ?







Manuscrit des bises

Charmante Manel,
Lenteur de Manel,
La toute bleue manière de Manel,
Accompagnée de sable, c'était le marbre des jambes arrosées de Manel.
Ma toute belle, ma sueur, ma rosée, j'en bois jusqu'au nez.
Elle a dû tourner le ciel, cette aimable pierre aux ailes,
C'est sa cage qui rappelle la bise,
Ce qui lui a donné la ruse.
Amante pour peu de temps,
Mais elle se casse de temps en temps,
Pour charmer les nuits de mes cinq cents amis,
Qui ont aimé mourir de faim, sans manquer sa caresse au petit œil du ciel.

Ma maigre, ma toute sobre,
Elle a filmé sa marque de tendance Rosaline,
Elle pend chaque jour une armée de fillettes malines,
Elle aboutit à des serpents, des cris de lièvres, d'amants mourants.
Elle a dû me prévenir
Que son poison faisait mourir,
Que les baisers au petit nez effacent mes souvenirs,
Que de temps en temps, je devais couper le temps,
Ses coulantes caresses ont traversé le temps,
C'était trop tard, il y avait des milliers de guerriers ardents.
Secouez cette montagne, c'était sa bise,
Allumez le feu, couplez les avancements des taureaux.
C'était insupportable, le feu,
Tu étais mère Manel,
N'oublie jamais nos pluies, j’ai nagé, mais tu m’as assourdi.
Et si maintenant je t'oublie,
Tu n’arrêteras pas la bise, Manel,
Tu mourras de toutes tes lettres,
Portant ta valise,
Foulards brodés, des essences de bises...







La chute

Rentrée à la cage,
Je n'étais pas sage,
Et toi tu murmures, et mon destin, Calvin, Dorine, mené à coin.
J'étais accord à ta flûte, guère n'étais Dorine une pute.
Salvador était tout là,
Ramassé de ses miettes frites, ramassé de son manoir,
Avec lui c'était un bel essor,
Et de Dorine on a fait un décor,
Copine de Nièce, ayant accumulé trop de stress,
Sa joie à entendre sa voix salit la pièce,
Et toutes les tombes, de-ci de-là, font insertion de loi,
C'était communément le problème de ma classe.

Dorine est connue, mirage, serpent dans la cage,
Et la cage était fière de ramasser sa fierté par page,
Maison, et toutes les maisons de Dorine, menaient à la plage.
Elle a glissé le jour où elle est venue transpirer un moment, vierge moment,
On l'a basculée, bousculée, et à la fin de la dispute,
Son frère et sa sœur,
Les méchantes Dorinettes mères sont restées à la place,
Goûter à la souffrance de Dorine,
Éternuer pendant la chasse de Dorine.
Dorine a eu la classe
D'être noble, fumeuse, nue,
Et de toutes les manières,
Sa chute était une chute de Classe...







Minaret et Hermès

Nous étions, Minaret et Hermès,
Minaret était coupable d'un crime sur les lettres,
Et il a été jeté pendant longtemps dans un puits.
La classe d'Hermès a des astuces, des cocottes bien faites,
Leurs cigares marquaient leurs joues de rougeâtre métal, hybride mais fatal.
Pendant l'appel à celui qui cornera le ciel,
Des mouches de tout endroit ont préféré Hermès,
Il les a gâtées, jusqu’à la fondue de la salive d'un chien,
Et il a doté ses corneaux de fusils et de vin de classe.
Mais Hermès avait été couronné, pas sali, mais il ne savait pas comment se faire des baisers de tendresse,
À part les élites qui avaient entouré Minaret dans la prison.
C'était le rêve qui portait Minaret à se faire des claquettes,
Il jouait avec, il la portait,
Il se portait, si loin qu'il n'a pas pu s'y mener, ou retourner,
Par crise anti-Minaret, a déclaré Hermès.
Les jambes des dindes seront cuites pour la faveur de toute personne, Hermès,
Minaret affamé, il a désiré tester son culte aux yeux des dindes,
Les dindes amassent Minaret, et Hermès se dresse,
Les deux coupables d'être affamés par une cause de faiblesse.
Minaret a cru le déjeuner pris par Hermès,
C'était presque le tout dit.
Hermès nie cette affaire, et il a mis dans sa toilette trois bouteilles de whisky
Pendant la veille d'Hermès.
La cause était publiée dans les journaux,
Les fautes, les douleurs, les mordus et leur peau,
Tout a été déclaré pervers.
La rentrée à la ville, ou à la chambre d'Hermès,
A provoqué les mécontentements de braves hommes, de messes.
Y’a plus le temps pour convaincre Minaret,
Que c'était la faute des talentueux, qui n'ont pas arrosé la soif de la messe...







L'élève éhonté

L'élève en compagnie de sa copine, mais elle était amoureuse d'un homme divin.
L'élève a estimé qu'il méritait un coup,
Sa lave des yeux n'était pas faite de peau.
Sa copine filant vers les brumes a endurci ses lunettes, elle s'est portée à son sabot.
Dans la nuit, il était calme, il a pu pomper ses chaussettes et ses rameaux,
Atteinte à une creusée du ventre, la lame d'acier lui a déchiré la peau.


En compte d'un souffle,
Les changeantes personnes étouffent,
Qu'ils ont saboté les larmes,
Qu'ils ont méprisé la route.

Et même à minuit, il était couronné de pions,
Il insiste pour tirer sur la reine,
Il a avalé le ciel,
Son don lui paraît mineur.

Les tempêtes ont évacué les gadgets et feuillages de la route,
On était tous émerveillés par l'élève, lorsqu'il se mettait en route.
Les feuillages ont transpiré, ils n'auront plus une goutte,
Ils friraient comme un hêtre, ils mâcheraient leur morphe au logis,
Ils se battraient, l'élève dériverait de la route…

Il a paru, pendant un instant, qu'il était amer,
Que sa mère l’avait doté d’yeux très nets,
Mais par la rue, elle, a divulgué que son petit-fils aimait sans doute.
Elle portait son sac en larmes, et elle cherchait de qui était-ce la faute,
Elle a dû être couronnée d'invités, la priant ne pas l'enterrer, sans doute.

L'élève écrémé d'un talent charnel a pris la route vers les rues non autorisées,
Sa foi masure, il a repris la destinée.
Demain, il se cachera aux poubelles en route,
Il alarmera, fera un complot aux vierges muettes.
On l’a infecté,
On lui a absorbé la tête,
Il n'y a plus que larmes écrêtées, goutte à goutte.

Il a été vu dans un canal du diable,
Serrant sa face derrière les visages dont il doute,
Il a été vu plongeant avec des ramasseurs de faconde,
Il va être amené en l'Amérique latine, sans doute.

À l'allumage de l'air,
Aux gens qui ont fait de moi un pervers,
Je jette mon crâne, je vous enlève à tous les pattes,
Qui vous ont tourné le dos, faute à la faute, vers la route...







Absence totale (cour de la Joconde)


La Joconde salue dans l'ombre,
On a dû déchirer quelques bouts de la Joconde,
Lors de la présentation de la Joconde, un pauvre dira d'un cri :
- Ah, la Joconde, t'étais fillette la nuit de l'autre fois.
- Je n’ai pas su m'habiller, j'ai tourné, je n’ai plus de couloir.
- Et tu n’as pas mis une tête dans ton sac !
- Amant, levons un peu ce tableau, avant, il était la loi...
- Sauvage !
- Oui, délurée...

À peine résiste-t-elle devant la cage, et elle a mis ses mains à l'endroit :
- Je n’ai pas su, la dernière minute, est-ce qu'elle était semblable ?
- Ah, non. Je n’ai plus de peau, on m'a déchirée.
- Ta peau était toute neuve...
- Je sais, la tombe ne permet pas les agneaux.
- Et comment je classe les produits ?
- T'étais maigre, Alfonce ! Je n'ai pas pu te détester...

Dans la cage, il y avait un serpent inséré dans le couloir,
Et la Joconde tombe.
Après certes quelques instants,
Le pauvre est revenu...

- On était si seuls, mais pas doux.
- Meilleure enfance était concorde.
- Et à quoi ressemble-t-il ?
- Un enfant... Un sable.
- Je n'ai pas de meilleurs vœux.
- Je te caresse...

À l'instant de la tombée de la pluie, on s'est déchiré le rossignol...

- Malgré lui, il était beau.
- Je doute qu'il était un canard.
- Et par quoi tu le mets ? C'était la foule.
- Même dans la foule, il a capturé le temps.
- Encore tu baises…
- Encore je baise un foulard.

Sur la déchirure de la nuit, un ami a causé une fièvre.
- Joconde était morte. Ah, face, face.
-On a aboli le ciel.
- Le ciel était corde.
- On a vu les oiseaux ?
- Je doute un peu que tu sois… sobre.

À la fin de la cité, un jeune écureuil a planté une branche.
Et l'arbre était sous le carrosse, et mieux, il était combattant... le tiroir


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