Laurent FELS

 

Laurent FELS a fait des études supérieures de langues et littératures classiques et modernes à l’Université du Luxembourg et à l’Université de Metz. Il enseigne la littérature française au Grand-Duché de Luxembourg et consacre la plus grande partie de son temps à la recherche en littérature. Il s’est spécialisé dans le domaine de la poésie française des XXe et XXIe siècles, de la poésie et des philosophies d’Asie et des littératures ésotériques. En 2006, il a été élu à l’Académie Européenne des Sciences, des Arts et des Lettres. Le 15 novembre 2007, l’Académie Nationale de Metz lui a décerné le Grand Prix de Littérature pour ses recueils Le Cycle du Verbe et Comme un sourire.

L. F. est également membre et collaborateur scientifique de nombreuses institutions littéraires dont :

 

· la Direction des Éditions Poiêtês
· la Direction de la revue Les Cahiers de Poésie (Paris)
· le Comité d’Honneur du Courrier International de la Francophilie (Université de Galati)
· la Société des Auteurs et Poètes de la Francophonie
· le Comité du Syndicat des Écrivains luxembourgeois (LSV)
· le Comité de Direction des Éditions Estuaires
· l’Association des Amis de la Fondation Saint-John Perse
· le Centre de Recherches Scientifiques Pagnolesques
· l’Association des Amis de Marcel Pagnol
· la Société des French Studies (Oxford University)
· la Société de Littérature générale et comparée du Luxembourg (Université du Luxembourg)

BIBLIOGRAPHIE

http://fels.poesie-web.eu

Contact :

B.P. 84
L-3901 Mondercange
Luxembourg

Courriel : fels@poesie-web.eu

 

Îles enchantées, Ed. Poiêtês, 2005

(extraits)


Il s’assied devant un tamarinier

Et contemple sa création


Content de ses exploits, il s’allonge

Et s’endort doucement en souriant.

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nielles


pierre d’argile
dans le vide
des sables


tu dis
l’absence
du soir
resté désir


vivre
le souvenir
de la cendre


effacée
par le geste
de deux lèvres
 

 



scellées

les voix
dans l’ombre
une vie


à rebours
on aurait souhaité
la perte de mémoire


devant la porte
restée fermée


comment
tracer


le silence
à fleur


du corps
laissé


en proie
au temps


parole
enfouie


sous la
terre tiède


message d’ici
dans l’oubli
de la chair


une main
restera tendue


certain
du sourire


l’ailleurs
en abîme


trouer le lit
par le feu


l’espoir
n’est que
brasier
de paille


l’histoire
n’est plus
la même


devant le phénix
l’ombre du mot


dira
l’anamnèse


écrite
dans la plaie


greffe le souvenir
sur la terre ouverte


penser
l’instant


devant l’éternité


conduire aux
cages du vent


la parole
offerte


contre
l’ennemi


qui ronge
par derrière




Ourganos


… Sphères d’exil… Midi flairant la solitude des rapaces à leur gîte, flairant l’argile de la demeure sans porte…


… Trois étoiles comme des yeux de Cyclope brillent dans le miroir en triptyque. C’est l’eau du silence qui sort du pan de mur devant l’arbre mort…


… L’odeur des cactées nous ravine la mémoire. Midi de fauve, je t’ai nommé jour-de-tristesse sous ta longue houppelande d’ascète.


[…]


… Un navire a échoué dans le désert, au milieu des sables infinis. Nous l’avons choisi comme temple de la solitude pour étudier les sciences maudites…


… Sous une pyramide en verre, nous nous sommes assis, contemplant les étoiles à portée d’esprit. Ce sont les îles de l’éveil astral, seules abordables par le sentier d’une longue initiation…




© Laurent FELS, 2008

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