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Sucré
Ajuste le café
Adoucit le nectar
Miel le sang
La langue le déguste
La langue le connaît
Son oublie se hurle
Il implique la grimace
Nectar pour l'enfant
Important pour l'un
Et poison pour d'autres
Saveur éveillant l'énergie
Poussière utile à la vie.
* * *
Peinture
Art :
Profusion de couleur
Impliquant l'ampleur
Grâce à porté de la vue
Détenant l'énigme comme vertu
Tant d'avis controversés
L'encre ne cesse de couler
Vernissage :
Microcosme du "je sais tout"
Réunion au senteur de sous
Beau crépuscule au ton mijaurée
Comblé à la pointe des simagrées
Sourire aux lèvres forcées
L'art semble blessé
* * *
Musique
Douce couleur tapissant l'âme
L'esprit ne contrôle l'émotion
Le musicien : l'être que l'on acclame
Munit d'une partition issue de la création
L'onirisme gagne le public
La transition demeure critique
Le cabotin prône l'exubérance
Vil secret utile à combler l'indigence
* * *
L'existence
L'existence relève d'un combat
D'une lutte au quotidien
Sans merci
Sans état d'âme
Maîtriser l'existence
S'avère indéniable
Qu'elle prenne le
Dessus et nous voilà
A sa merci submergé
Par une foule
Une émeute qui n'aspire
Qu'au combat
La maîtrise de soi
Relève de l'art d'exister.
* * *
Paupières
Il en est de ceux qui
Les clos
Malgré eux…
Souvent …volontairement
À dessein d'occulter
Une réalité
La réalité
La pénombre nécessite
L'effort
Il en est de ceux qui s'obstinent
À les garder ouverts
Le plus longtemps
Courageusement .
* * *
Piano
Douce note créant
Les vibrations de l'âme
Instant purgeant toutes tentations
Malsaines
La charpente s'anime sous le
Martèlement des notes
Les vibrations sollicitent le cœur
Voire l'émotion
Un univers se crée
Sous l'ambiance amorcée
La musique éveille l'esprit
Dans une spirale vers l'infini
* * *
Seul !
Tout seul je découvre le
monde
Seul
Comme unique compagnie
Les livres !
La lecture divine doux nectar qui
Se déguste se savoure et
Se délecte sans circonspection
Tâche appelant la solitude
Effort se concrétisant… encore
Et toujours seul !
* * *
La gorgé d'usage
La vacuité se comble dans
l'effort
Le plus approfondi
Sans secret ni stratégie
Seul compte l'application
L'homme avance …le factum sous le bras
Tout l'art du savoir s'acquière dans
La justesse de son approche.
* * *
Fléau
Le mal frappe au hasard
Qu'importe l'instant
Lorsqu'il s'agit d'acte
Ni l'âge ni les antécédents
D'une âme n'influencent
Son inique et vile décision
Combatif et lâche
Voire ignoble…or tout coup
Semble longuement prémédité
* * *
Mortel !
Prudence car
l'impondérable
Demeure son bel atout.
La douce ivresse
Suggérez l'ivresse
Celle qui envoûte et comble l'amertume
l'angoisse
l'anxiété
l'ennui
Le tendre désir de séduire
De se laisser bercer par la folie
Afin d'éviter de sombrer dans le gouffre
l'abîme
Du désespoir là où règne
Le lamentable fléau de la perdition
Dans lequel sombre souvent
L'espèce humaine…
En contrant le fléau s'ouvre et
Se dévoile une joie qui peut
En la cultivant croître vers
L'agréable l'endurable bonheur
* * *
Quelques instants
Nuit d'octobre
Agitée par l'atterrante
Oppression d'un
Climat plus qu'insoutenable.
Pénible et long
S'avère l'instant remarquable
Voire inoubliable
D'un soleil aux vertus
Lénifiantes
Le voici enfin
Face à soi
Les rayons englobent mon âme
Douce cette nuit la voilà douce
Pour quelques instants
Plus que souhaitable.
* * *
Le capteur
Je suis le capteur
Du sentiment
Au plus noble
S'avère celui-ci
Au plus il me comble
Au plus il nourrit
Ma douce inspiration
Il devient ma création
Voire ma bénédiction
Je capte la sincérité
Celle qui semble dénuée
D'orgueil ou de vanité
La sincérité chez
L'homme répond
À ma raison de créer.
* * *
Source
Au milieu de… je ne sais
quoi
S'incarnent des mots dont je
Ne saisis toujours pas la
Juste signification
Un trop plein un
Luxe un désir
D'alourdir d'exercer
Un poids supplémentaire
La fontaine des mots
Provient d'une source
Intarissable jamais elle
Ne s'épuisera
Dans cette source se
Puise l'inspiration
Utile et nécessaire
À la moindre création
* * *
L'oiseau
Gracieusement cet oiseau
Vol sans se soucier du
Monde en péril
Les ailes déployées
Guettant sa proie
Ne pensant qu'à son unique panse
Sa survie compte
Elle seule détient tout intérêt
La protégeant jusqu'au pire
L'oiseau détient la faculté
De se replier sur lui-même
En observant son prochain défaillir
Sans bouger la moindre
Petite plume
Car celles-ci lui sont précieuses
* * *
En fin de patience
Tout est patience
Rien ne vient à point
Au bon instant
Sur le chemin de
La patience se manifeste
Le bon instant
Celui que l'on attend
Depuis des jours des mois
Des années
Le voici enfin
Présent et vivant !
Profitons de ce présent
Longtemps espéré
Et plus qu'attendu
…Sagement !
* * *
Le début de la fin
Le prélude du néant
Répond d'un premier désordre
Un laisser aller individualiste
Remplie d'un mépris constant
C'est le début de la fin
Quand l'homme se remplit les poches
Sur le malheur des autres
N'épargnant aucun compte !
Sans scrupules les actes s'imposent
Le sourire aux lèvres puisqu'ils
Ont atteint le plus haut sommet
Jamais réaliser : l'indignité.
* * *
Maudit repos
Ne jamais se reposer
Sur ce qui vient d'être créé
Bâtir à nouveau et encore
Tant que la vie persiste
Qu'un souffle expire
Le repos c'est l'arrêt
La mort de l'âme
La coupure d'un rythme
Déjà éteint avant
Même de débuter
L'arrêt annihile l'élan
Le but que l'on se fixe
Maudit repos te voici
Malgré tout bien utile
© Gaëtan Faucer
g_faucer@yahoo.fr
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image: Marie-Lydie
Joffre
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