Emirelo

"J’aimerais que ce qui me définisse le mieux
soient les émotions ressenties à la lecture de mes mots
, sinon j’écris depuis 1998
avec le coeur parait-il !"

Emirelo






Avec pour seul espace un souhait cambré,
je deviens pêcheur de planètes doubles
les rondeurs m’enivrent
fusion de l’univers à genoux.
Aux courbes de tes seins
me satelliser.

Je ne veux que paraître et disparaître
mais autour de toi.
Tu es lumière rouge, je suis le loup
je lape le pot de beurre
pour entendre ta sueur.

Je griffe les anges
empêcheurs de ronds.
Le bleu c’est nous.

Les continents attachés aux barreaux du lit
j’aime ça !
Embrasse-moi entre j’aime ça !
Je nous ressens ressac,
le ciel sur moi
c’est ton cœur violet
je t’aime.
Simplement.

Je me tranche une oreille
j’attrape ton sourire
tartine unique
à partager couchés
dans les ronces, sans botte.

Baignée dans la lumineuse verte
tes yeux sont dentelles,
ta voix a le goût du lait.

De tes fesses salées de grandes marées,
je suis le donjon.

C’est le seul monde possible.





Seul

Des feuilles grises
au cuir absent
le vent dedans,
tourbillonne.

A l'épave corsaire insoumise
hissée la voile noire.

Il n'y aura plus d'été.

Au centre bleu
se désagrègent
les plumes de rechange.

Le nu rendu.
Le lit vide.
Sur les os
si peu de chose
frissonne
lorsque tu t'en vas.





Attendre

La douce illusion,
de mains unies.
Promesse sur la peau
d'un livre usé
à l'affût d'un frisson
intérieur.

Les toiles soulevées
sont filles d'insectes
exposées en pensées nocturnes.
Dans le dédale
des messages insensés
obstruant notre chemin
s'échappe un jour
sans brouillard,
sur les lèvres
au goût d'encre,
la nudité des mots
se mélange aux astres
éparpillés.

Collée au centre,
si serrée aux cuisses
vers le soupirail
de tes yeux
peignés de perles,
ma tête respire toujours.

Je recherche ce collier
trempé de toi
pour attendre





Dernier voyage

Au terminus couleur ciel
j'ai raté tout juste d'un rien
le départ pour nulle part
où maintenant tu dois être.

Un nuage d'allure frêle
propose un prochain voyage
transport par vent direct
réservé aux plumes bleues


Il n'y aura donc plus d'arrêt
à la station du sans-souci
mais j'ai mon habit d'alouette
Je vole vers tes yeux







Pour cette petite douceur qui maintenant s’éteint...

De la douce musique
que l’on ne veut arrêter
tu es de toutes les notes
symphonie sans final.
Le reste est sans voix,
mémoire du vent
caressant les nuques
des paupières closes.

Les larmes ne sont
rien que de l’eau
infiltrant le coeur
pour enraciner la douleur
du désespoir.

De l’alouette
sifflant le temps de l’amour
nous l’appelions lulu
dans nos rires d’enfants.
Le reste sans un bruissement
seul un souffle rauque
te fait souffrir
moi, à jamais.

Les larmes ne sont
rien que de l’eau
infiltrant le coeur
pour enraciner la douleur
du désespoir.

De ce sourire,
rayon de toits bleus
à attraper le bonheur
fuyant des nuages.
Le reste guide mes doigts
tremblant, maintenant.
à chaque souvenir

Les larmes ne sont
rien que de l’eau
infiltrant le coeur
pour enraciner la douleur
du désespoir.

De cette vie,
juste la mauvaise paille.
Le reste est dans nos yeux
au fond et ensemble
toujours.

Les larmes pleurent,
mon étoile filante
d’une tâche sombre,
disparait,
mais la pluie sans coeur
ne mouillera plus ses cheveux
du désespoir





L'issue

Atteindre l’autre rive
Attendre l’autre vie
Réunir nos coeurs insoumis
Aux larmes d’océan
S’opprimer de bonheur
Sans s’oser décevoir
S’unir simplement
Et fuir le désespoir
En retour de nulle part
Où cet oiseau navigue
Fleurissant les tombes
Des marins morts nés
D’une vague d’Outremer





Émoi

Mes yeux fermés
Presqu'îles sous terre
Mouille le bleu
D'un gris du coeur
Assourdissant.

Émoi pour toi
Sur un paysage
Où nos bras s'aiment
Et récoltent l'infini..





Plaisir

Les mots de loin
rapprochent,
plus près de l'insondable,
gouffre délicieux
recherche de ma bouche
devant mes yeux
à sentir le souffle, le cri
perforant mon corps
de ce plaisir en douceur
la chaleur reste lointaine,
amalgame étrange
de luxuriantes sensations.

Naître en elle,
au plus profond
toucher de nos laves,
dans la pureté de l’orgasme,
les cœurs se parlent.





Je t'aime

A sécher les larmes des lunes nostalgiques
A guérir les peaux blessées de poésie
A cultiver les chemins pour des jours de fleurs
A offrir mes bras aux arbres morts d'hiver
A tituber de l'alcool bleu de tes yeux noirs
A conjuguer nous aimer dans notre temps.


Tu es la femme clé
de mes portes closes.
Tu es la femme magie
de mes univers.


A crier au vent de te voler pour moi
A comprendre l'impossible théorème
A faire sourire l'aveugle de nos images
A donner au ciel la couleur de nos coeurs
A tromper l'absence dans le présent de nos mains
A serrer les draps si fort pour leur donner ton corps.


Je suis le pasteur de ta bouche
mon temple et ma seule religion
de nos langues à genoux
s'élève la prière d'être ensemble.


A courir pour accrocher ton souffle à mon cou
A n'être seul que pour mieux te retrouver
A dévorer le temps qui nous sépare encore
A angoisser les lettres de gris sans toi
A rencontrer la mort pour lui parler de nous
A devenir un autre et te séduire à nouveau.


Nous sommes l'infini réaliste
les seules valeurs des équations absolues.
Chaque aurore, les oiseaux les plus amoureux
siffleront au soleil, nos deux noms.


 

© Emirelo

le site d' Emirelo

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