DEUX RIVES, UN FLEUVE, Carole PIEDALUE
DEUX RIVES, UN FLEUVE (Carole Piedalue)

 

NICHÉ AU SOMMET INACCESSIBLE

Souvenir d’aile maternelle
À couver notre enfance
D’innocence des lendemains lointains
Porter ce nid d’affection
Rare ou abondant mais précieux
Comme la prunelle de nos vies 
Passer le temps prodigue
À scruter chaque pore d’impureté
Ou braver le danger sournois
Aux rêves idylliques semés à tout vent
Repasser sur les traces ancestrales fécondes
Aux aspirations d’un nouveau monde
Envoûté et sans réserve
Ou dilemme à la démesure du temps
Nos enfants aux ailes déployés 
Rebâti sur le décompte de nos saisons
Nichés au sommet encore accessible
Ces mots précieux      réservés
Par crainte d’usure et d’insignifiance
Gardés à l’ombre du soleil brûlant Nos corps devenus nôtres
Aux rides sillonnées de vécu
Te prendre encore dans mes bras fatigués
Te chuchoter mes réserves de     
je t’aime….
Restera l’amour
Le véritable

Édouard 02/2000