sable-monticule
photographie, Carole Piedalue

MAINS OUVERTES 

Le jour où nos mains closes s'ouvriront
Dès l'aurore      à marée basse
Nous écrirons notre passé sur le sable

Se dévoilera à marée haute
Étalé devant nos pieds nus
Un nouveau tableau vierge
À voguer au-dessus des espaces clos
Tracés par les besoins du monde

Un frisson de liberté effleurera nos mains
Nos chants d'amour traverseront
Les murmures de la mer et du vent

Au lendemain      on entendra encore
mûler nos échos lointains

Édouard 
 
Mûler: chanter sans prononcer
de mots la bouche fermée un peu en sourdine