Peindre ce jour


Comme la beauté du soleil,
qui s'incline à la tombée du jour.
Tes jets de couleurs m'émerveillent,
du désir de peindre ce jour.

Immortaliser à jamais ce moment,
capté au creux de tes yeux.
Savourer la rosée du printemps,
pour assécher ma gorge en feu.

Sentir à jamais cette peau de velours,
si chaude et si douce.
Goûter au délice de l'amour,
excité par ta bouche.

Que chaque matin de la vie,
me réveille près de toi.
Pour voir fleurir dans mon lit,
la plus belle fleur qui soit.


* * *


Pour elle

Elle m'apporte en peu de temps
Certainement le désir d'aimer
Que cette sensation se prolonge tendrement
Au fils des années

Tes baisers d'un goût de miel
Ta peau douce comme le satin
Et ce bonheur sans pareil
En moi, grandit enfin

J'espère que mes caresses t'envoûtent
Que mes baisers t'enivrent tous et chacun
J'aimerais encore que ma bouche te goûte
Tout en respirant ton parfum

Mon cœur revit maintenant
Du désir de prendre ta main
Et la garder assurément
Pour t'aimer aujourd'hui et demain.



* * *


Mon cœur s'ennuie

Le temps passe lentement.
Dans l'ennui de toi.
Je te voudrais en ce moment.
Tout près de moi.

Comme mon cœur s'ennuie.
De ces journées sans fin.
Et je pense à toi chérie.
Dès le lever du matin.

Il me manque ta voix.
Qui apaise mes peines
Et qui réchauffe en moi
Le sang de mes veines.

Je m'ennuie de ton sourire.
Quand mes yeux croisent les tiens.
De te sentir frémir.
Sous les caresses de mes mains.

Je m'ennuie chaque jour.
Qu'il pleuve ou qu'il fasse beau.
De tout ton amour.
Et le parfum de ta peau !


* * *


MON COEUR

Mon cœur s'ennuie.
Mes mains tremblent du désir.
De te coucher dans mon lit.
Pour te faire jouir.

Même si je m'ennuie.
Chaque jour sans toi.
Tu es toujours là ma chérie.
Tout près de moi.

Dans la chaleur de ton cœur.
Je n'aurais plus jamais froid.
Car j'ai enfin trouvé le bonheur.
Recherché mille fois.


* * *

Châteaux de roi

Tu es le début d'un temps nouveau
Lumière d'un doux matin
Eau douce du ruisseau
Que je caresse de la main

À chaque lever du jour
Je regarde ton doux visage
Et mes yeux en savourent
La beauté de l'image

J'enveloppe dans mon cœur
Ce grand désir d'aimer
Décoré de mille couleurs
ces rubans enchantés

Au précieux cadeau du ciel
J'ajoute quelques mots d'amour
Merci pour tant de merveille
Que ta vie m'apporte chaque jour

Je referme l'enveloppe avec soin
Déposant le tout près de toi
J'aperçois le soleil au loin
Qui brille enfin pour moi

Je le dois à tes yeux
Et à cet amour pour moi
Mon bonheur est plus fabuleux
Que tous les châteaux des rois.


* * *

Un temps de vie

Un temps de la vie
Au chemin accidenté
Où chaque heure fuit
Cette triste réalité.

Soleil tristement noyé
Par trop de larmes
Que le temps a transportées
Vers un autre rivage

Ces yeux trop souvent humides
Creusés par le chagrin
Qui a formé ces rides
Au fil des matins

Soudain les larmes s'assèchent
Au regard d'un sourire chaleureux
Les peines disparaissent
Et je me sens moins vieux

Cette vie que je fuyais
Je l'embrasse maintenant
Ce soleil qui jadis brillait
Me revient lentement

Je remercie ton sourire
La beauté de tes yeux
Tu me redonnes le goût de vivre
Ho! Dieu que je suis heureux



* * *


Solitude

Solitude, toi compagne de mes jours.
Trahison de mes nuits.
Toi qui au long du parcours.
Récoltes en moi trop d'ennui.

Solitude toi qui habites mon cœur.
Et le meubles de désespoir!
Quand partiras-tu ailleurs?
Mon cœur a froid du noir

Solitude toi qui es si forte.
Pour me frapper dans le dos.
Quand ouvriras-tu ta porte?
Que je te brise les os.

Solitude toi qui me fais souffrir.
En éloignant de moi le bonheur.
Ne crois pas que je vais faiblir.
Pour t'abandonner mon cœur.

Solitude toi qui t'es réjouit
Lorsque j'ai perdu l'amour.
Depuis ce temps toutes les nuits.
Je rêve à un retour.

Solitude tu vas mourir un jour.
Car une femme viendra.
Pour cueillir mon cœur en amour.
Et enfin t'arracher de mes bras.


* * *


Il ne reste plus rien

Aujourd'hui je me sens seul.
Comme une bouée dans l'océan
L'amour je dois en faire mon deuil
Car personne ne me recherche à présent

La vie n'a plus grand sens je crois
Peut-être que j'ai trop aimé
Pour qu'aujourd'hui j'en porte la croix
D'un cœur tristement fané

Avant je m'émerveillais devant les oiseaux
Aujourd'hui je n'en perçois plus les cris
Je crois que ma vie est au bout du rouleau
Comme je voudrais mourir ce soir dans mon lit

Toi femme qui m'as toujours fasciné
Tu es devenue le bourreau de mon cœur
De tes baisers tu m'as ensorcelé
Pour me juger sans grande valeur

J'ai cru en l'amour pour toujours
De prendre sa main chaque matin
Elle est partie au loin sans retour
En laissant ma vie sans lendemain

Il ne me reste plus rien dans le cœur
Juste quelques larmes dans les yeux
Pour toi je n'ai plus aucune valeur
Même pas celle d'être heureux



* * *


LA VIE

La vie n'est pas que germe,
c'est beaucoup plus que cela.
C'est de la joie et de la peine,
c'est d'être seul ou à son bras.

C'est aimer ou mourir,
c'est partir ou rester.
C'est pleurer ou sourire,
espérer ou abandonner.

C'est rêver à Elle ou à l'Autre,
Elle c'est la vie.
Le néant c'est l'Autre,
mais qui des deux me sourit.

Si l'on fait face à la vie,
elle nous tourne le dos.
Le néant en est ravi,
dans l'attente du grand saut.

On possède la vie sans comprendre,
on ne s'arrête pas pour la voir.
On préfère se pendre,
pour lui dire au revoir.


* * *


Mon fils , ma peine

C'est avec les yeux pleins d'eau.
Que je pense à mon fils Martin.
Les frissons dans le dos.
La moiteur dans les mains.

Le coeur rempli de chagrin.
De voir que tu ne grandis pas.
Tu es si petit, mon pauvre Martin
Je t'en prie, ne reste pas comme ça.

Ta vie ne fait que débuter mon enfant.
Et tu as déjà des problèmes sérieux.
Tu ne t'aperçois de rien pour le moment.
Mais que deviendras- tu plus vieux.

Que c'est dur pour moi ton père.
De ne pas entendre son fils lui parler.
C'est comme vivre l'enfer sur terre.
Et j'ai si mal d'y penser.

Tu vieillis sans même grandir
Dans un cerveau endormi
Et, sur tes lèvres, un sourire
D'un enfant plein de vie

Impuissant, épuisé je ne comprends plus
Je t'aime tellement mon fils adoré
Et le soir en parcourant les rues
Je pleure mes chagrins accumulés.

Et la vie autour de moi s'écroule
Le désespoir emprisonne mes pensés.
Et les larmes coulent.
De ne pouvoir rien faire pour t'aider

* * *

Tout Mêlé

Un jour de plus qui s'éteint
Quelques heures de lumière.
Que le soir transporte plus loin.
Pour jaillir dans les réverbères.

De nos maisons s'éveillent les carreaux.
Qu'ils soient grands ou petits.
Ils ressemblent tous à des flambeaux.
Prêts à combattre la nuit.

Dans ce grand ciel tout noir.
Qui endort les enfants
Il n'y a point d'étoiles ce soir.
Dans ce noir menaçant.

On entend l'écho des poubelles.
Renversées par les chats.
L'activité secrète des ruelles.
Contrôlée par les rats.

Un monde de peur pour les enfants.
Tiré d'un compte de fées.
Aussi envoûtant pour les grands.
Qui se cachent pour pleurer.

C'est dans l'amour qui blesse.
Que l'on pleure la nuit.
Comme un chien en laisse.
Qui a peur du bruit.

Le collier se ressert sur ma vie.
En étouffant mon chagrin.
Mais je ne veux plus de sursis.
Car j'en souhaite la fin.

* * *

Ma terre

Terre de paix, terre de feu,
Où ma vie s'envole.
Je cours vers l'âge des vieux,
dont la peau se décolle.

Dans cette période d'oubli,
Abandonné par toi.
Terre qui a grandi de ma vie,
Aujourd'hui tu tournes sans moi.

Sur toi j'ai demeuré,
Agrippé à ton sein.
J'ai dormi, j'ai travaillé,
Pourquoi m'ensevelir demain.

Je t'embrasse toi ma vie,
Toi ma terre, ma mère.
Je dois quitter ton lit,
Pour retrouver mon père.


* * *

Au Revoir

Mes yeux se tournent vers l'horizon.
L'automne chevauche l'été.
Dans ce cœur où l'émotion.
Emprisonne les amours passés.

Trop de souvenirs brûlants.
Qui s'éloignent comme l'été
Et qui au printemps
Reviendront me hanter !

Quand le printemps m'ouvrira sa porte
Pour laisser paraître ta chevelure dorée
Et que les fleurs de toutes sortes
Se mettront à danser.

Assèche les pensés de mes souvenirs
Qui alimentent mon cœur
Et sème en moi l'avenir
Qui grandira dans le bonheur.

* * *

(nouveau)

Comme un chien en laisse

J
e suis ici aujourd'hui
Toujours seul avec mon chagrin
Mon cœur est plein d'ennui
Attaché en laisse comme un chien

Ne pouvant dire un mot
Ou donner mon opinion
Et c'est à coup de marteau
Que l'on évalue ma ration

Jamais l'écho d'un merci
Ne sort de sa bouche
Comédienne de ses envies
Étendue sur sa couche

Un jour, une grave blessure
Arrête les coups de marteau
Et avec aucune censure
Elle me brise en morceaux

Chaque jour près d'elle
Me rapproche de l'enfer
Je préfère mon père éternel
Pour me libérer de ses fers

Elle était pour moi si belle
Dans mon cœur amoureux
Aujourd'hui à la poubelle
Les photos de nous deux

Je pars loin de ses bras
Avec un cœur brisé
Et dans quelques mois
Il aura cicatrisé


03 novembre 2003

* * *

Je te regarde vivre

Aujourd'hui je te regarde vivre un peu
Parmi les souvenirs de notre vie
C'est se sentir un instant trop vieux
Assis à penser sur le pourtour du lit

Le temps a beau couler à mes pieds
Dans les encouragements des proches
Mon cœur, tant qu'à lui est fatigué
De conserver ta photo dans ma poche

Plus de larmes à pleurer pour toi
Mon cœur est percé et se vide
Des je t'aime, répéter mille fois
Et qui, n'ont jamais touché cible

Demain, je regarderai dans mes mains
Ce qui reste de notre amour
Même si au bout de mon chemin
Se trouve le vide sans retour

Il reste peu de temps à te regarder vivre
Car le Soleil, se couche au loin
Et la nuitée m'enivrera 
Pour danser avec la mort sans fin

10 novembre 2003

* * *

Les cadeaux

L'amour qui passe dans ma vie
Creuse une entaille profonde à mon cœur
Aggravant la blessure chaque nuit
De part ses rires, moqueurs

Elle est le mensonge de l'amour
La baise qui cache très bien
Ses conquêtes de chaque jour
D'une peau qui ne vaut plus rien

Des petits cadeaux de sa part
Pour mieux cacher la vérité
Sentir chaque fois son départ
Vers un autre pour forniquer

Toujours se sentir manipuler
Entre son éphémère passion pour moi
Et ses désirs ardents à la volée
Qui me déchirent chaque fois

Il n'y a plus aucun présent
J'ai repris ma vie en main
Fini d'avoir les yeux pesants
À chaque retour du matin

Trouve-toi un autre pantin
À couvrir de cadeaux
Car ce matin, j'ai réussi enfin
À couper les cordes en trop

20 novembre 2003

Serge Deslongchamps
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Caramail® 1995-1999

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