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tout simplement un homme ...
Je suis tel que je suis
Peu de choses � vrai dire
Plus je cherche, moins je suis
Il y a mieux, il y a pire
Une enfance bienheureuse
Quelques �tudes litt�raires
Peu d�ann�es malheureuses
Je vivrais mill�naire
Mais la vie est si courte
Seuls les Dieux ont cette force
Que leur �ge point n��courte
Et bien que je m�efforce
De para�tre en ce lieu
Homme je suis, fors un Dieu
Cuenca .es Gn�t� s��ton
Sonnet irr�gulier par C�pyg�.X �
Les Maissineries II.00
J'habite une petite bourgade appel�e MAISSIN situ�e en La Haute Lesse dans
Les Ardennes belges-Province de Luxembourg. N� le 25.07.1936, la po�sie a
toujours �t� mon passe-temps pr�f�r�. mais je l'ai d�laiss�e ....Apr�s des
humanit�s anciennes (dites gr�co-latines) puis 40 ann�es de travail en
banque et de comptable en sus dans le priv�, j'ai pu ENFIN me consacrer �
l'�criture de textes que j'appelle pompeusement mes po�mes.
C�PYG� .X
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(nouveau)
La piscine enchant�e
Lorsque tu apparus sous l'�clatant soleil
Telle la nymphe vivant � la source voisine
Le silence se fit ton entr�e fit merveille
Et les regards suivaient ta d�marche divine
Je revois cet instant o� nous f�mes amis
Au bord de la piscine une majest� parmi
Nous qui d�j� en moi cr�ait les joies br�ves
D'un d�sir grivois et envo�tait mes r�ves
Tu fus la sir�ne dont les chants m�lodieux
Ont conquis mon �me et mon esprit endurci
Et lors mon coeur atteint par nombres de soucis
Un jour tu es partie en la patrie des dieux
Rejoindre les na�ades autres dames de l'eau
Moi j'esp�re et attends ta venue � nouveau
Th�me de juin 2013 en sonnet
Les Maissineries VI.20
Le Fantastique
Th�me d'avril 2013
Vivre tel un po�te cette f�te
Au seuil de mille r�ves � l'or�e du r�el
En une perp�tuelle qu�te
Entre une nature vraie et l'abime irr�el
Est riche et fantastique
Son �me d�s lors craint et redoute
Cet univers unique d�ment fantastique
O� son esprit se niche s'angoisse et doute
Car la f��rie enfant�e en son monde
Permet au chantre de vivre des r�veries
En ses �crits et crier � la ronde
Sa joie immense et sa fantasmagorie
Ode
Les Maissineries IV.2013
La Cr�maill�re
Oui je t'ai bien connue
Tr�s ch�re je me souviens de toi
En ce temps-l� tu vivais utilement
Au sein de chaque foyer
Mais tu es depuis h�las port�e disparue
Tu peuples toujours mes r�ves et je te vois
Quand enfant lors des longs soirs d'hiver
J'allais encore � la soir�e
Toi l'antique et robuste cr�maill�re
Essentielle jadis � la vie
Arm�e de moult dents crant�es et ac�r�es
Brul�e noircie tu tr�nais l� dignement
Avec tes chaudrons cuivr�s
Pendue parmi les flammes des feux de bois
Au c�ur d'un �tre � tous les vents ouvert
En nos v�tustes chaumi�res
H�las tu es partie victime de la vie
Du progr�s orner les trav�es de mus�es
O� tu survis sous les regards amus�s
En cette retraite dor�e enfin choy�e
Toi qui a tant �uvr�
Ores repose toi
Prosopop�e par Pierre=Fernand Crasset=Mauviel
dit C�pyge.X Th�me de Mars 2013
Les Maissineries III.20
Les �dix mots� 2013 sont :
ATELIER � BOUQUET � CACHET � COUP DE FOUDRE �
�QUIPE - PROT�GER � SAVOIR-FAIRE � UNIQUE � VIS-�-VIS � VOIL�
Dis-moi dix mots sem�s au loin
Voil� d�ja longtemps
Qu'un ma�tre passionn� de po�sie
Son amour unique et �ternel
Nous a le coup de foudre offert
Et initi� � la grandeur de la prosodie
Depuis lors notre �quipe propose des po�mes
Sur des sites en de nombreux livrels
C'est � cet humaniste fondateur en ce temps
De notre groupe que je d�die cet �crit sur ce th�me
Initiateur d'un atelier d'�criture son cachet nous
Fut l�gu� en don pour prot�ger son savoir-faire
Ce fut son ultime bouquet vis � vis de nous
Ode les Maissineries VII.20 Maritim H�tel Titisee
Les souvenirs
Quand la brume descend le soir
Que le jour se mue en silence
Fleurissent alors en nos m�moires
Les souvenirs n�s d�s l'enfance
C'est l'heure o� la qui�tude avance
En ces instants calmes et sereins
La r�verie se l�ve et danse
Aux sons des trompettes d'airain
Huitain (ababbcbc) en octosyllabes
Les Maissineries VI.20
Les coussins
Connaissant ma venue mes d�sirs mes envies
Vautr�e sur le sofa grenat de son salon boudoir
La d�mone entretenait c�ans les vices de la vie
Nonchalemment appuy�e sur les vieux accoudoirs
Au milieu de coussins aux multiples couleurs
Des coussins japonais faits de soie de p�kin
D'autres en satin brod�s de dessins et de fleurs
Comme sont faits les ciels d'antiques baldaquins
Elle m'attendait la coquine d�nud�e fascinante
Bien que nue cette posture lui donnait davantage
L'air d'une ottomane d'une catin all�chante
Lors mon coeur aguich� tenaill� tel un otage
Lui fit nombres d'hommages en une f�te imp�riale
Comme une offrande due � une diablesse royale
Th�me de juillet 2012 Les Maissineries VII.20
Plume
Un scribe minutieux
Tenant d'une main experte
Une plume d'oie blanch�tre
A l'embout ruisselant
D'une encre �paisse et noire
Et qui d'une dextre alerte
Calligraphiait sur du papier v�lin
Une pi�ce de th��tre
Parmi d'autres grimoires
Me tenait sous le charme
De son �criture
En ce ballet troublant
Admirer cet a�de astucieux
Dont la plume l�g�re volait
Sous le souffle d'un vent sibyllin
Dans l'espace litt�raire et chim�rique
Me laissa lors r�veur
Mani�e avec gr�ce et ferveur
Cette plume fantasque et f�erique
Et pleine de magie s'envolait
Emportant son flot de rimes
M�l�es de mots choisis
Pour composer en prime
Des vers presque parfaits ou quasi
Me laissa pantois et en larmes
A leur lecture
Po�sie lyrique
Vision et R�alit� d'antan
Les Maissineries V.20
Et si c'�tait .....
Et si c'�tait une r�alit�
Le r�ve que j'ai vu
En cette nuit magique
Dans une sc�ne aux fabuleux d�cors
Une demoiselle sans �ge
La chevelure couronn�e de fleurs des bois
Chauss�e d'une paire de cothurnes
Jouait assise tr�s sage
Tant�t de la fl�te double corps
Tant�t du hautbois
Des romances dont les sons et accords
A la musicalit�
D�licate charmaient
Mon fantasme nocturne
Et si '�tait
EUTERPE la muse
De la musique
Ce mirage m'a bien plu
Et me grise aujourd'huy encore
Vous le conter m'amuse
Ode Les Maissineries V.20
Enfance
Th�me du Printemps des Po�tes 2012
Je la regrette mon enfance
Il �tait doux ce temps alors
J'�tais le b�b� ch�ri � outrance
L'ador� fou de ma bobonne
Il �tait doux ce temps alors
J'�tais son ange le premier-n�
D'une aur�ole couronn�
Et v�n�r� tel une madone
Ode � Cati ma grand-maman
Les Maissineries .III.20
Concours de po�sies 2012 du site
http://www.lespoetes.net
�loge du livrel
Sous ce concept �lectronique
Nouveau j'offre � celui qui aime
En un recueil unique
Ma compil de po�mes
Par cette moderne structure
En laquelle dej� je crois
J'offre gratuitement en lecture
Mes mots libres de droit
Sur ce socle mondain
O� nichent nombres de fantaisies
M�nestrels bardes �crivains
M�connus livrent leur po�sie
Au public de lettr�s du monde
A la vol�e d�s lors bien � l'aise
Ils s�ment leurs �crits � la ronde
Esp�rant que bons nombres plaisent
Ode � la nouveaut�
Po�sie lyrique
Les Maissineries III.20
je suis saturnien
Mon esprit est amer et mon �me se meurt
Les charmes en cette vie au fil des ans p�rissent
Mornes sont mes r�veries et leurs divins plaisirs
Ces alliances nouvelles en moi me h�rissent
Et affectent ma nature d'une grande douleur
Voici lors mon destin je n'ai plus de d�sirs
Mon coeur las est en peine et pleure
Cette folle langueur me donne m�lancolie
Tout est noir et banal et l'avenir je crains
Mon village vivant et gai et jadis en folie
Est morose aujourd'huy sans �crin
M�me ses vieilles demeures
Succombent en vagues ruines
Mon espoir se mue en une plainte mortelle
Je suis triste ce soir il bruine
En mon �me immortelle
Je suis n� saturnien
Ode par Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
dit C�PYG�. X Les Maissineries.I.20
Dis-moi dix mots qui te racontent
Mon �me a tant de choses
De secrets � confier
Que par songe alors
En des transports et r�veries insens�es
Elle m'envo�te ces nuits-l� je d�lire
Ces fantasmes de noctambules voyeurs
Cr�ent chez moi et d�posent passivement
En mon coeur des joies intimes ou pire
Me gla�ant parfois de maintes frayeurs
Certes je vis autrement
Que nombres d'entre nous
L'histoire car je me sens asc�te
Un penchant naturel modeste
Je m'imagine d�s lors
�tre un brin po�te
L� mon caract�re se manifeste
Je confie mes pens�es
En des po�mes en vers o� j'ose
Me d�voiler � vous
Chers lecteurs en un style codifi�
Ode.
Les.Maissineries VII.20
Les � dix mots � 2012 ont �t� d�voil�s il y a quelques jours...
�ME, AUTREMENT, CARACT�RE, CHEZ, CONFIER, HISTOIRE, NATUREL, PENCHANT,
SONGE, TRANSPORTS
Histoire Th�me de Mai 2011
Jeune d�ja je fus un passionn� d'histoire
Ancienne celle que v�cut notre plan�te enti�re
Les batailles entre �tats et autres territoires
La mis�re des peuplades proches des fronti�res
J'ai appr�ci� beaucoup le lustre
Avec lequel nos ma�tres nous cont�rent
Les r�cits d'�pop�es illustres
En ces temps d'existence aust�re
Aujourd'huy les gens contemplent les fastes
Et souvenirs des royaumes survivants
La foule admire ces pratiques de castes
Ancestrales et des monarques le destin �mouvant
Non je ne vous dirai pas l'histoire de ma vie
Elle est bien trop banale vous ne la liriez pas
Elle ne vous inspirera rien ou alors peu d'envie
Car narrant un r�cit simple sans saveur ni app�t
Loin de celle d'un prince au pass� grandiose
Donnant id�es parfois � des filles de tout �ge
Qui se p�ment et jalousent ces choses
Antiques raviv�es d'un lointain h�ritage
Ode Les Maissineries V.20
d'infinis paysages
Printemps des po�tes 2011
Par la pens�e je vais au hasard des saisons
Revoir ces lieux secrets aires de ma jeunesse
Que des maux infinis en ce temps de vieillesse
Censurent et ces carences mod�lent ma raison
J'aimais me promener o� les biches abondent
En ces for�ts d'Ardennes du pays de mon p�re
O� cro�t le muguet tendre � l'abri des ondes
L�, je r�vassais cach� en mon humble repaire
J'aimais hanter les rues de villes mornes et tristes
Aller parfois go�ter l'ambiance citadine
Me couler aux soleils de terrasses � touristes
Berc� par des rengaines diffus�es en sourdine
Je me sentais alors un �tre omnipr�sent
L'heure est pass�e h�las je vis seul le pr�sent
Sonnet irr�gulier Les.Maissineries XII.20
La langue fran�aise en f�te du 12 au 20 mars 2011
Le th�me international "Solidarit�s" a �t� choisi par la France, le
Qu�bec, la Suisse romande, l'Organisation Internationale de la
Francophonie et la Communaut� fran�aise de Belgique pour f�ter la langue
fran�aise en mars 2011!
Les 10 mots francophones de la solidarit� sont:
Accueillant - Agapes - Avec - Ch�ur � Complice Cord�e - Fil -
Harmonieusement - Main - R�seauter
Voici mon po�me en avant premi�re
Solidarit�s
Nous �tions en cette p�riode en guerre et certains
En COMPLICE ACCUEILLANT dot�s d'une folle hardiesse
Tendaient parfois en cachette une MAIN
Secourable � d'autres en grande d�tresse
RESEAUTER au FIL des ann�es comme
Les guides de montagne r�unis en CORDEE,ces hommes
HARMONIEUSEMENT g�r�s faisaient face
en CHOEUR � un ennemi bestial; enfin survint la lib�ration
Alors le peuple fit dignement la ducasse
AVEC forces AGAPES et libations
� tous les h�ros morts du 10 V 1940 au 8 V 1945
Po�sie lyrique
Les Maissineries V 20
Couleur Femme
Th�me du 12e Printemps des
Po�tes 2010
Source d'inspiration de l'amour et de l'art po�tique
De nombreuses dames ont d�laiss� jadis leur envie d'�criture
Et la litt�rature v�cut ainsi en veuve inconsol�e
Maints si�cles de lumi�re d�s lors priv�e de leurs r�ves �piques
Ainsi furent ignor�s leurs odes et de charmants quatrains
Et moult po�sies que nos tendres amies auraient pu r�v�ler
Nos compagnes d'antan g�raient plus leur famille le rouet � filer
L'hym�n�e les couffins que leur soif de culture
Contraintes par l'usage leur foi et les bondieuseries
Heureusement devenues nos �gales leur allant leur entrain
Nous permettent de juger � pr�sent leurs divines �loquences
Ores pour le monde que la vie serait morne terne lors sans couleur
Sans l'�crit de ces femmes po�tesses musel�es
Montrant leur plaisir et leur joie � conter leur r�veries
Dont les th�mes parfois d�voilent leur v�cu et leur grande douleur
Que de tr�sors perdus de pens�es omises durant ces si�cles de silence
Ode par Pierre Fernand CRASSET MAUVIEL dit C�PYG�.X
Les Maissineries I.20
Th�me de d�cembre 2009
D�chirures
� mamy
J�ai eu sept ans
Hier et aujourd�hui maman nous quitte
Pour un am�ricain, son amant
Dit-elle, avec nous elle s�ennuie
Elle n�a plus aucun Amour pour moi
Et j�ai depuis un tr�s, tr�s gros chagrin
Et je pleure Mamy lorsque je suis seul la nuit
Mais n�ose pas le dire
Avec mon papa maintenant j�habite
Il me g�te � tous crins
J�aime toujours ma maman
Et son joli minois
Souvent je souhaite mourir ou pire
Encore Mamy comme d�ailleurs en ce moment
A Mamy
Ode ou po�me lyrique
Les Maissineries XII.20
La sensualit�
Ce plaisir est humain et dope mes envies
Me gorger de d�sirs me rend lors sensuel
Adorer vivre ainsi fait le jeu de ma vie
Je ne m�en prive point j�en fais mon usuel
J�aime me promener admirer la beaut�
J�ai plaisir et des joies � serrer contre moi
Entendre les mots doux charmants de nouveaut�
D�une femme dont le corps excite mon �moi
Regarder vivre autrui go�ter l�incorporel
Me gaver du parfum de fleurs ou de cuissons
R�jouissent mon coeur et choient mon naturel
Je suis un bon vivant un gamin polisson
J�aime la vie en somme et sa sensualit�
J'appr�hende la mort l�autre r�alit�
Ode
H�tel Dorint Daun.de
Les Maissineries IX 20
Tio
J'ai pour amie Tio une chatte
Pas pour la vie ni � demeure
Elle vient � moi, pour mon coup de patte
O� quant pardi, de faim elle meurt
Ce genre de vie nous laisse libre
Elle va par-ci et moi par-l�
Lorsque je la vois, tout en moi vibre
J'ai vite compris sans qu'on parla
Un coup de foudre nous a uni
Pour le meilleur ou pour le pire
Las, si la vie nous d�suni
Que de chagrins et de soupirs
J'ai pour amie, Tio, une chatte
Que j'entretiens et que je flatte
Sonnet irr�gulier par
Pierre Fernand Crasset Mauviel dit C�pyg�. X
Les Maissineries IV 20
*/Cuisine/*
*/ /*
*/Nos cuisines sont utiles autant que les th��tres/*
*/Car de ces lieux mythiques un univers de dames/*
*/Nous vient au quotidien la nourriture des corps/*
*/Qui donne forces aux �mes et la vie � l�esprit/*
*/Depuis l��galit� sexiste au pied de l��tre/*
*/Je g�re casseroles et couteaux � longues lames/*
*/Viandes poissons sauces et autres victuailles/*
*/Sans cesse je les travaille les taille et les retaille/*
*/A ces rustiques joies depuis lors j�ai pris go�t/*
*/Et me gave du plaisir de flatter le bon go�t/*
*/De ces h�tes impr�vus qui se pressent, �pris/*
*/Par mes dons culinaires ignor�s jusqu�alors/*
*/Je ne suis ni Vatel ni Bocuse ces ma�tres
/*
*/ Mais un � quistre� inconnu d�sireux de para�tre/*
*/ /*
*/Ode ou po�me lyrique/*
*/Les Maissineries VIII.20/*
Monuments
Ces vestiges du temps aux aspects vieillissants
Qui montraient la grandeur d�empires florissants
Et survivent encore en des ruines admirables
Sont plaisants � nos yeux et restent v�n�rables
Que de peines de souffrances de brimades
Se cachent en ces palais aux vastes esplanades
Ils sont l� oeuvre d�humains d�artistes �minents
Et attirent les curieux en ces lieux fascinants
La nature toujours est du monde ma�tresse
Elle est vivante et fi�re et use de ses droits
Les merveilles cr��es sont sujettes � ses lois
Elles p�rissent h�las s�effritent et disparaissent
Ode ou po�me lyrique
Les Maissineries VIII.20
Handicap
Un monde id�al est de pure fiction
M�me la Galaxie a des d�fauts sous cape
Tout sur notre globe tra�ne son handicap
A nous de l�assumer sans craindre les frictions
Tout homme a ses secrets et ses imperfections
Tant pis si en public ses maux nous handicapent
Vivons nos diff�rences et d�fions les chausse-trapes
Le dou� a ses vices et manque de perfections
Nous sommes tous des fr�res actifs sur cette terre
Diff�rents en tous points parfois minoritaires
G�rons lors nos travers et soyons bienheureux
Bravons le sort cruel qui nous rend malheureux
Comme font les lions, les hy�nes et les tigresses
Nous serons lors seigneurs bien que nos tares agressent
Sonnet
H�tel Br�gger am See.Titisee.de
Les Maissineries VII.20
Les vitraux
Ils font nos souvenirs comme les vieilles pierres
Ces merveilleux vitraux expos�s en hommage
Aux verri�res de l��glise �tincelants et fiers
Contant maintes souffrances en nombreuses images
Ils �manent des dons de familles g�n�reuses
De gens d�ici, de Bretagne et proclament
En motifs color�s leurs �preuves douloureuses
Leurs espoirs et souhaits telles des oriflammes
Ils ont leur ex-voto , en voici un tel quel
Ecrit en celtique � Evurus Ar Re A Ouel �
Qui me hante l�esprit mais demeure incompris
Comme sont les sermons assid�ment appris
Vantant la paix, la joie en la b�atitude
Ores ils sont l� passifs empreints de gratitude
Sonnet irr�gulier
Eglise St Hadelin Maissin.Ardennes.be
LesMaissineries VII 20
Ma nuit
� Nuit ! � douce nuit ! parfois m�sestim�e
Chaque jour tu m�attends � ma nuit bien aim�e
Je vivrais sans repos sans r�pit et sans r�ves
Sans toi je languirais tu es la tendre amie
Du refuge ch�ri o� toi la magicienne
Cache le fameux g�te o� je cr�e mes r�veries
Et ces heures pour moi seront toujours trop br�ves
En ton �le de tendresse � l�abri d�hyst�ries
O� je me r�fugie � la tomb�e du soir
Sous une laine z�phire au creux de l�illusoire
Tu es telle la rose qui fleurit patricienne
Tu es la femme f�e en ces temps mon ouaille
Qui rena�t chaque jour � jamais raffermie
Heureusement pour moi j�appr�cie ces plaisirs
Mais que le veuillent ou non h�las mes d�sirs
Un jour mon c�ur et ce choix lors m�ennuie
Tu m�emporteras en tes sombres entrailles
Sans remords en ta myst�rieuse et �ternelle nuit
H�tel Continental Nago-Torbole.it
Ode
Les Maissineries VI.20
D�lires
Parmi le genre humain il est des sp�cimens
Dont l�esprit d�lirant s�en va hors du r�el
Se perdre et divaguer. D�s lors ces gentlemen
Errent de d�lires vari�s en penchants surr�els
Pour doper d�enthousiasme nombres de leurs lecteurs
Les po�tes sont friands de phantasmes ces vecteurs
Qui les poussent souvent � chanter l�irr�el
De ces amours troublant �mes et r�ves id�els
Leur joie est si vive qu�ils jubilent et d�lirent
D�s lors que leurs desseins et propos sont compris
Ils savourent en leur coeur cette ivresse hors de prix
Et pleurent d�all�gresse � in fine � de plaisirs
Ode
Les Maissineries V.20
Folie
Je vis tout simplement hors folies et grandeurs
Lorsque je suis sujet � la m�lancolie
Il me targue de dire avec forces candeurs
Que mon esprit s'�vade en r�ves de folies
Certes ces �tats-l� sont de courtes dur�es
Mais me font un bien fou et g�rent ma raison
La sagesse s'acquiert par ces peines endur�es
Que maint humain subit au d�tour des saisons
En cette vie fofolle o� tout est fr�n�sie
Je fais l'�loge ici d'une folie certaine
Et suis parmi ceux-l� dont l'�me puritaine
A foi en une terre o� fleurit la splendeur
Que FOLIE et marottes �gayent avec ardeur
De d�lires, de d�bauches et de folle h�r�sie
H�tel Astoria Stresa.it
Sonnet irr�gulier
Les Maissineries VI 20
J�ai perdu l�amour
J�ai perdu l�amour
L�amour de ma vie
Il s�est envol�
Et j�en fus tout triste
Et d�boussol�
Vivre avec elle
Etait lors mon r�ve
J��tais fou d�icelle
Mais l�ann�e fut br�ve
Et cela m�attriste
J�ai perdu l�amour
L�amour de ma vie
Vivre une autre vie
Et d�autres mamours
Mener la grande vie
Etaient lors ses r�ves
Et elle est partie
Suivre ses envies
J�en pleure sans tr�ves
Seul en apathie
J�ai perdu l�amour
L�amour de ma vie
Si tu veux petite
Faire des b�tises
Suivre tes envies
Penses-tu lorsque tu courtises
Rendre malheureux
Et que tu d�pites
L�amoureux
Transi qui perdra l�amour
L�amour de sa vie
Po�me lyrique
Les Maissineries . V 20
Dix Mots pour dire Demain
Lorsque le clic-clac du capteur retentira
Que vous soyez pa�en, saint homme ou doux ap�tre
A l?heure compatible o� votre �me partira
Attir�e avec forces loin du clair de Terre
Vous irez alors sans m�me que vos amis comprennent
En un monde nouveau au del� de l?Ether
Sans certes la d�sirer elle sera v�tre
Cette vision dantesque en un autre Ailleurs
La destin�e finale o� vous vivrez demain
Qui va vous transformer en des esprits meilleurs
Car c?est �crit en vous dans le g�nome humain
Sur notre terre h�las rien n?est � jamais p�renne
Ode
Les Maissineries XI.20
Les guerres
L�humain a ce besoin de souvent guerroyer
Un d�sir constant qui m�horripile d�autant
Que les guerres font alors l�objet de plaidoyers
De slogans, d�armistices ou d�accords de titans
Des �lites h�las ivres de glorioles
Pourfendeurs de la foi, de principes et de droits
Se gorgeant des suffrages d�ignorants marioles
Am�nent � la guerre o� la mort tout foudroie
Ils sont l� nos h�ros, en rangs serr�s, �tendus
Dans leur tombe en nombreuses n�cropoles
Magnifi�s en discours, chairs bless�es, �perdus
Avec des monuments dans chaque m�tropole
Avec le temps se meurent les id�aux de paix
Envoyons nos champions se combattre en duel
Et d�fendre leurs causes, alors nous vivrons en la paix
En nos humbles chaumi�res, loin de leur rituel
Pamphlet
Les Ardennes. Lux. be
Bastogne 25.XII.44 et Maissin 22.VIII.14
Les Maissineries IV.20
Wie is ?
En costume et cravate, il s�en va d�un bon pas
Etrangement discret, taiseux et sans faux pas
Ce personnage narquois est avare de ses dire
Toujours droit comme un i, �bauchant un sourire
Seul, semblant perdu en des r�ves path�tiques
Un peu comme la Joconde, il est �nigmatique
Ce client important, id�al, respect� militant
Va myst�rieux, tr�s secret, distingu� et distant
L�avez vous reconnu avec si peu d�indices !
Dites-moi mes amis, dites alors. Wie is
Deze Quidam ?
Een meisje of een man !
Po�me lyrique
Les Maissineries IV 20
Mes carabistouilles de po�tereau
Il aimait composer des vers sur tout, sur rien
S��pancher en des r�ves et lors baguenauder
Sans rimes ni raisons sans but et sans lien
En pens�es sottement ainsi marivauder
Il aimait bien �crire aussi certes pour plaire
Dire ses sentiments sur des passions v�cues
Au hasard des saisons, par voie �pistolaire
Esp�rant conserver sa verve invaincue
Il est le r�veur fou, le scribe de jadis
L�a�de d�laiss�, l�inconsol� po�te
Seul ici bas perdu. Quo vadis
Crasse? R�vassez en ma tani�re secr�te
Ode
Les Maissineries III.20
Th��tre
Partout en ces lieux, en ces palais mythiques
O� des fans se d�lectent de propos path�tiques
Se cr�e et na�t en nombres une magie de l�art
Sous la houppe de ma�tres, adul�es super-stars
J�ai regret mes amis de n�avoir point le don
De cet art th��tral �tant plus th��treux
Qu�artiste �minent, �l�gant, savoureux
Sur les planches parfois j�ose le rigaudon
Certes j�aime ou�r les r�pliques des acteurs
Assister et jouir en obscur spectateur
Perdu au poulailler, lors leurs jeux appr�cier
Et go�ter fac�tieux ce plaisir qui me sied
Ainsi je me suis r�gal� aux sc�nes famili�res
De vaudevilles, de drames et autres com�dies
Etudi� forc�ment les classiques trag�dies
Et gard� en l�esprit quelques vers de Moli�re
Ode
Les Maissineries II.20
L��lu
Il est enfin connu l��lu pr�sidentiel
Il tr�ne parmi nous bien au milieu des foules
Des drapeaux agit�s tels les vagues et la houle
Saluant de la main en chef providentiel
Puis il d�file ainsi qu�un empereur � Rome
Avide des promesses �mises en ses discours
Le peuple est tout ou�e et au meeting accourt
Surtout n�oubliez pas qu�il est le fils d�un homme
Le succ�s dure peu son vent tourne les t�tes
La puissance et la gloire �tant choses �ph�m�res
Tout sur terre est fugace et n�est que pure chim�re
Mieux vaut une vie calme et la vivre en po�te
Po�me lyrique Les Maissineries II.20
Souhaits
Voici que nous revient le temps
En cette fin d�ann�e o� brillent
De mille feux les souhaits et les v�ux
Cette coutume, habitude d�antan
Est toujours florissante ici en famille
Entre anc�tres ou neveux
Moi mes souhaits sont faits d�intimes r�veries
D�id�al parfois voire d�irr�elles fl�neries
Moi seul certes les sais et j�en r�ve en cachette
Les gardant jalousement enfouies en mon c�ur
Ont-ils formes humaines, divines ou ang�liques
Je ne le dirai point aux curieux ces d�sirs
Car mes pens�es je les garde secr�tes
Au tr�fonds de mon c�ur
Ores, comme les po�tes, r�vassez � souhaits
Puissent vos intimes plaisirs
S�accomplir et puis un jour �clore
Chez moi mon �me en est repue, d�s lors
Ma vie s��coule magnifique
A souhaits
Ode
par Pierre-Fernand Crasset Mauviel dit C�pyg� X
Les Maissineries. I. 20
No�l
Voici No�l d�j� et ses gels et froidures
Heureux temps aujourd�hui que de joies en ce temps
O� la neige et la paix journellement perdurent
Ravivant cependant maints souvenirs d�antan
C��tait en Ardennes pays de ma jeunesse
En d�cembre au soir de la derni�re guerre
Quand primait en mon c�ur un besoin de tendresse
C��tait le quotidien et notre vie nagu�re
C��tait les m�mes lieux un hiver froid glacial
Avec en primaut� la mort quasi prochaine
Et ce fut notre crainte en ce moment crucial
Car des hordes sauvages attisaient bien des haines
Et puis le temps passa les luttes s�apais�rent
Le calme enfin revint celui que tous esp�rent
En ce jour de No�l la paix est bien vivante
S�affirmant encore plus � mes yeux captivante
Ode ou po�me lyrique
par Pierre Fernand CRASSET MAUVIEL dit C�PYG�.X
� Maissin en Ardennes Souvenirs du No�l 1944
Offensive von Rundstedt dite Offensive des Ardennes
Les Maissineries XII.20
Le Miroir
Moi, je suis une simple glace
Une glace sans tain
Le miroir espion
D�une maison close
Je suis tr�s sp�cial car j�ai deux c�t�s
Un cot� face o� viennent se mirer
Les frimousses charmantes de nombreuses filles
Et un c�t� pile un peu plus coquin
Fait pour admirer
Tout ce qui se passe
De l�autre c�t�
J�en ai vu des choses
Lors je suis toujours rest� de glace
Bien que j�ai vu passer en des d�cennies
Des hommes et des femmes qui se d�shabillent
Des ducs, des bourr�s et des pleins aux as
Et des tas de couillons
Avec en primeur des r�publicains
Jouant les pantins
Mieux vaut que je taise
Les sc�nes de baises
J�en ai vu des choses de pile ou de face
Au cours de ma vie
Mais ce qui est pire, la maison va clore
Mon r�gne va finir et je le d�plore
Je me plaisais bien et le temps passait
Agr�ablement j�avais du succ�s
Tant du c�t� pile que du c�t� face
� Mirwart.be
Prosopop�e
Ode
ex Les Maissineries. IX.20
Qu�bec et la francophonie
Salut � vous, nobles cousins et amis du Qu�bec
En votre belle province
Vos racines lointaines
D�ascendance francophone
Comme les miennes d�ailleurs
Survivent en vos c�urs
Et font comme autrefois vibrer les �chos joyeux
De notre langue commune �maill�e des joyaux
De vos mots patoisants
Mon plaisir est immense et divinement troubl�
Lorsque parfois j�entends en ma r�gion natale
Ce parler qu�becquois aux accents diff�rents
Avec ses mots d�antan, de l�ancienne Acadie
Je me sens lors heureux
Que ces termes d�hier puissent encore aujourd�huy
Au loin sous le vent, les neiges, et la bourrasque
Survivre depuis des temps anciens, bien au del� des mers
Ode ou po�me lyrique
Th�me du Printemps de Po�tes 2009
EN RIRES
Il �tait toujours gai avec son air moqueur
C��tait un conteur-n� un vrai diseur de blagues
Qu�il imaginait certes et couvait en son c�ur
Pour les dire aux passants comme certains les draguent
Il aimait beaucoup rire et pr�tait � sourire
Quant au loin il venait tous savaient bien qu�en rires
Il les aborderait toujours un rien taquin
Pour dire sa derni�re en un flegme coquin
Un jour il est parti enflammer l�au-del�
En mes temps de loisirs j�imagine parfois
Ce blagueur en conter arpentant cette fois
Les vignes du seigneur o� croit du chasselas
Ode par Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL dit C�pyg� X
Les Maissineries VI 20
des yeux
Voici la Laetare, jours b�nis
Jours de joies, de f�tes, du carnaval
O� des gens costum�s, � l�infini
D�filent en cort�ge au travers de la ville
Coutume fort ancienne � l�aspect m�di�val
En ce jour, j��tais gai comme lors d�un vaudeville
Soudain du cort�ge surgit une forme
Masqu�e, v�tue de la t�te aux pieds, hors normes
Sauf les yeux au doux regard visible
Qui me fixaient p�tillants et paisibles
Et ces yeux verts intenses, aux reflets d��meraudes
Me parlaient, sans mot dire, de leur soif de paix, d�envieux plaisirs
De leur qu�te de joies, de leur vie monotone, et de nombreux d�sirs
Hardiment tel un pauvre affam� en qu�te de maraudes
Puis la troupe passa et avec elle
Ces yeux inquisiteurs, mes envies, mes regrets
D�s lors survint en moi cette peine �ternelle
Que mon c�ur toujours console en secret
Ode
par Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEM dit C�PYG�.X
Les Maissineries VII .20
Ind�PEndAnCE
Amis, ne croyez pas tous ces fieff�s pr�cheurs
Qui louent sans rel�ches et pr�nent l�ind�pendance
Insens� ce slogan, panac�e d�aguicheurs
O� le mortel croyant s�abreuve d�abondance
�tre libre, d�mocrate, autonome
S�envoler dans la vie encense ce d�sir
S�affranchir est le v�u et le propre de l�homme
Jolis r�ves, s�il en est, d�irr�els plaisirs
Seul, l�esprit est h�las le lieu vrai, id�al
Que j�aime hanter souvent tant il fait ma fiert�
L� se niche la paix en ce palais royal
Lieu ch�ri des po�tes et de leur libert�
Ode par Pierre Fernand CRASSET MAUVIEL dit C�pyg�.X
H�tel Gritti Bardolino.it
Les.Maissineries VI .20 �
Amour
Lorsqu� Eros et ses fl�ches enamourent nos c�urs
Celui qui est touch� vit d��tranges passions
Car ce don vient du ciel telle une gr�ce divine
C�est l�amour id�al aux charmes inou�s
L�homme est alors un dieu et la femme d�esse
L�amour les d�vore � toutes heures et saisons
En tous lieux, il est l�, jusqu�� perdre raison
En cette f�erie l��me s��panouit
Vit et croit en beaut�, l�amour l� se devine
En son sein l�amoureux se d�pense en prouesses
Pour enflammer sa f�e et sortir en vainqueur
De ce duel de charme aux nombreuses pulsions
L�amour est inconstant h�las bien trop souvent
Il est tout feu tout flamme ainsi d�s le d�but
Quand vient le quotidien le bel amour se meurt
Adieu les jours heureux, voici le temps des pleurs
La belle et son amant reclus en leur demeure
Se fanent, s��tiolent comme p�rit la fleur
D�s qu�amour fait d�faut la vie semble sans but
Car il est fait de r�ves, h�las bien trop souvent
Ode
par Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL dit C�PYG�.X
Les Maissineries. IV 20 �
L�Id�al
Chacun est en ce monde avide d�id�al
Certes l�id�e est noble et dope nos envies
D�id�al en amour, d�id�al en la vie
Parfois il �clot, las il n�est point f�al
Ce r�ve id�el est teint� de bonheur
Du bonheur d�une vie simple, bien ordonn�e
A l�abri des regards un peu comme les fleurs
Dont la beaut� nous grise ainsi qu�un roman�e
Pour qu�il survive en paix, le jour, la nuit, les ans
Voil� ce qu�il lui faut � un c�ur tel le sien
Non les choix d�un ermite ou ceux d�un boh�mien
Mais l�unique id�al au hasard des saisons
Fut de g�rer en paix, famille, biens, maison
Sans plaintes, sans exc�s, toujours en souriant
A bonne-maman Julia M
Sonnet par C�pyg�.X
Las maissineries . V.20 �
Vieilles pierres
L�-haut sur son rocher majestueux se dresse
Le ch�teau de Bouillon, celui de Godefroi
A l�abri des vieux murs les pas d�un palefroi
R�sonnent en �chos en notre forteresse
Au sein du fier donjon des esprits en d�tresse
Fredonnant des refrains qui nous glacent d�effroi
Errent souvent l�hiver et les soirs de grand froid
Avec de blancs fant�mes enivr�s de tendresse
Les pierres et les rochers nous content le vieux bourg
La vie des pauvres serfs vivotant au faubourg
Car elles ont vu en bas d�filer tant d�histoires
Des actes criminels de barbares en armes
Des batailles sanglantes et des cris de victoires
Et parfois en cachette elles sont toutes en larmes
Sonnet
par C�pyg�.X le pseudo de
de Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
� Bouillon.be
Les Maissineries. XII.20 �
Paroles et pens�es �rotiques
Paroles:
Sois la bienvenue mon coeur � ma table ce soir
Pour te plaire, O ma reine, j�ai choisi ce palais
Prends place je te prie, n�aie crainte de t�asseoir
O� r�gnent en ce haut lieu les plaisirs du palais
Pens�es:
J�ai eu beaucoup de mal � l�attirer ici
Avec ce genre de fille il faut des gentillesses
Enfin elle est pr�sente, j�ai eu bien des soucis
Paroles:
Merci mon ami pour cette invite aimable
J�aime et ne refuse point ta compagnie galante
J�adore en effet �tre avec toi � table
Surtout que je la sais toujours �tincelante
Pens�es:
Je suis vraiment sensible et ses propos me plaisent
Mais ne lui dirai pas mes sentiments pour lui
A moins qu�il ne me charme et me languisse d�aise
Paroles:
Mon amie, que de joies, de plaisirs vous me faites
Vous �tes bien jolie en cette parure de f�tes
Mon c?ur est plein de feux, et pour vous il s�enflamme
Et br�le en cet instant � vous conter sa flamme
Pens�es:
Elle me plait plus que tout avec sa longue tresse
En sa jupe mini courant au ras des fesses
D�j� je sens EROS en moi cro�tre en vigueur
Paroles:
Voulant briller pour vous en cette soir�e de r�ve
J�ai mis mes beaux atours car je connais vos go�ts
Oh mais que me dites-vous? Vous �tes un orf�vre
Et me troublez mon cher avec votre bagout
Pens�es:
Je vais rester de marbre sous ses propos charmeurs
S�il me veut pour amie en son humble demeure
Qu�il le dise vraiment car j�envie vivre chez lui
Paroles:
Donnez-moi votre main, votre c?ur pour la vie
Je vous jure ma mie d��tre amour �ternel
R�pondez-moi franchement si vous avez envie
Mon c?ur ne peut aimer que femme exceptionnelle
Pens�es:
Que de plaisirs j�aurai � aimer cette fille
Rien qu � poser ma t�te sur ses jolis nichons
Ou � nicher mes mains en des lieux folichons
Paroles:
Je vous donne mon ami mon accord et mon c?ur
Je serai toute � vous et fid�le pour la vie
J�ai eu de grand bonheur en votre compagnie
Vous �tes celui seul qui puisse aimer mon c?ur
Pens�es:
Enfin c�est termin�, je lui plaisais je pense
Il me courrait aux fesses, il est grand temps pour lui
Que cesse cette attente, que j�aie ma r�compense
par C�pyg�.X le pseudo de
Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries VI.04 �
Hiver
Mais que sont devenus
Nos hivers d�autrefois
Il est bien r�volu ce temps
O� les quatre saisons
Marquaient leur diff�rence
Car la terre hors raison
S��chauffe et agresse
Immuablement printemps
Et�, hiver, automne
Rendant le monde monotone
Mais que sont devenus
Nos hivers d�autrefois
Finies les batailles rang�es
Aux boulets de neige
Les glissades en tra�neaux
Les bonhommes de neige
Tous ces jeux hivernaux
O� les gamins rougeauds
Frisent l�exub�rance
Mais que sont devenus
Nos hivers d�autrefois
En ces temps de froidure
O� les for�ts givr�es
D�sert�es des oiseaux
Et o� le gel perdure
Ont un air d�s�uvr�
Seuls chevaux et attelages
D�blaient les blancs villages
Et leurs routes enneig�es
De leurs cong�res �paisses
Mais que sont devenus
Nos hivers d�autrefois
Ils font maintenant la m�moire des vieux
Qui les vivent encore en des r�ves radieux
Ode
par C�PYG�. X le pseudo de
Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries III .20 �
La femme
Une ic�ne vivante apparut � mes yeux
C��tait une femme, un �tre exceptionnel
Sa tenue lui donnait un charme myst�rieux
Je tombai amoureux, ce fut irrationnel
Son maintien, son allure avaient un port d�altesse
Etait-elle brune ou blonde h�las je ne sais
Tant je fus subjugu� par ses nobles attraits
Je suis rest� sans voix devant cette noblesse
Mes audaces � savoir forc�rent mon d�sir
Ma curiosit� lors se fit un peu plaisir
Elle �tait la compagne et une alli�e de r�ve
D�un humain qu�elle aimait d�une affection loyale
D�s lors j�enviai l��lu et la beaut� royale
Qui le grise d�amour chaque jour et sans tr�ve
Sonnet
par C�PYG� X le pseudo de
Pierre -Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries 1.20 �
Abus
Si j�en crois les on-dit, les abus sont multiples
Ils fleurissaient d�j� durant l�antiquit�
Comblant d�aises h�las nombres de fiers disciples
Ils foisonnent encore en la modernit�
Abusant sans honte les pauvres asociaux
Il est des �tres humains qui jouent les prox�n�tes
D'autres tapis dans l�ombre usent de biens sociaux
Aux motifs d��tudes, ils hantent la plan�te
Ses ma�tres jouissant de pouvoirs abusifs
D'autorit�, de confiance et de maints attributs
Et de psychologies � l�esprit incisif
Le spirituel lors serait source d'abus
M�me le temporel subit des d�rapages
Le monde des vivants certes est imparfait
Mais tout n�est pas mauvais, il est des hommes sages
G�rant sans abuser de la vie les bienfaits
par C�PYG� X le pseudo de
Pierre -Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries X.20 �
Corpus et Corpora
Je suis comme beaucoup admiratif du beau
Un plaisir en ma vie, personnel et humain
Je suis fan et ami du sexe f�minin
J�aime glisser mes doigts partout sous leur hennin
Plonger un �il coquin en leurs yeux et oser
Sur leurs l�vres poser une baise d�amour
J�aime lorsqu�en jupes-mini elles trottinent
Admirer leurs jambes sans jamais m�en lasser
Et leurs corps et leurs seins aux petits bouts ros�s
Et leurs fessiers graciles o� le string se devine
Je suis alors tent� de leur avouer glamour
� Tout en vous Mesdames , tout me fait r�vasser �
J�aime aussi admirer ainsi que les gamins
Des f�es se pavanant comme font des robots
D�filant au galop aux rythmes d�un piano
Ou des athl�tes hors normes abaissant des records
Mais suis abasourdi en mon �me et mon corps
Que cette devise qui me hante toujours
Que voici : � Mens sana in corpore sano �
Ait perdu de son �me et ne soit plus en cours
J�aime en sa beaut� voir la pure perfection
Des corps et de l�esprit ; elle a mon affection
Ode
par C�PYG�. X le pseudo de
Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries XII.20 �
Plaisir des sens
Prendre une coupe de vin
En humer le bouquet
Et mirer ses reflets
Faire tinter son cristal
D�guster ce r�gal
M�est un plaisir divin
Un peu de ce nectar
Donne vie � nos sens
L�exc�s donne naissance
Aux orgies du f�tard
Et Bacchus gr�ce � Toi
Ma�tre viticulteur
Ton vin comble d�honneurs
La table sous mon toit
Les Maissineries IV.19 �
Le Rapace
J'ai connu ce cupide
Dont la vie n'a de cesse
D'augmenter ses richesses
Et ce jeu le d�ride
Artiste de g�nie
Il est ma�tre en cet art
Son talent s'ing�nie
� draguer les dollars
Harpagon n'est point mort
Il vit intransigeant
Hors luxe et sans remords
Avide, �pris d'argent
Son amour et ami
Et son seul Dieu admis
von B.W. Queens Hotel
in Baden-Baden
par C�pyg�. X
le pseudo de Pierre Fernand
CRASSET MAUVIEL
Les Maissineries IX 20 �
� mes professeurs
Voil� maintes ann�es d�j� que le coll�ge
Ce lieu o� j�ai grandi et ai pris de l��toffe
Me rappelle l��poque o� j�eus le privil�ge
D�avoir des p�dagogues aussi nomm�s les profs
De ceux-la, ma m�moire a gard� certains noms
Je les vois plus encore affubl�s d�un surnom
Heureux temps que ce temps, ce temps d�adolescent
H�las il est all� vers un temps s�nescent
Puits de sciences, vaille que vaille ils inculquaient
Les bienfaits de leur science � de futurs adultes
Nos consciences et nos corps chaque jour s��duquaient
Lorsque j��cris ces vers tout mon � ego � exulte
Peu me chaut leurs d�fauts, j�ai appr�ci� mes ma�tres
Il appert qu�en mon cas, ils firent mon bien �tre
� AR Bouillon. be 1949-1955
Sonnet irr�gulier
par C�pyg�.X le pseudo de
Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries VIII. 20 �
M�zi�res le 25.VII.1836
Madame,
Peu enclin � sourire tant j'ai peine en mon coeur
Incapable d'encore endurer cette flamme
Qui sauvagement me ronge et me br�le le coeur
Au point de m'�tioler l'�me, le corps, et l'esprit
J'ai pris la libert� d'�crire, pardonnez mon audace, Madame
Ce billet anonyme mais toutefois sinc�re
Cette lettre os�e vous dira tout l'amour
Dont mon coeur envers vous est �pris
L'attirance qui me pousse � r�ver
Qu'une idylle qui sait, une idylle d'amour
Pourrait na�tre avec vous et grandir
Comme en mes r�ves je voudrais dans mes bras
Vous serrer; � l'oreille tout bas vous dire
Ces mots doux et calins que chantent les trouv�res
Les sussurer, lors qu'ils puissent en vous se graver
Moi, en r�veur un peu fou, blotti entre vos bras
Un regard de vous qui se perd dans le mien
Un sourire, une parole, mon coeur en est ravi
Et vous avoir chez moi, vous voir au quotidien
En ces pens�es d�j� se cr�ent nombres de joies
Lors mon souhait premier serait � l'envi
D'�tre amis; � voir ce r�ve-l� mon esprit j� festoie
Si curieuse vous �tes, l'anonyme vous attend
Chaque vespr�e au pont de Pierre, lieu propice
Et combien romantique o� l'amoureux patent
p�re votre venue prochaine sous d'excellents auspices
� Jeanne Marie MAUVIEL
n� XII Faubourgs de Pierre
en M�zi�res
Lettera amorosa-
Th�me du printemps de po�tes 2007
par C�PYG�.X
le pseudo de Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries VII.20 �
Abandon
Il est des mots charmants, las celui-l� est triste
Ceux fleurant la bont� sont d�admirables dons
Ils d�tonnent en ce monde enclin aux abandons
Pour de futiles joies qui affligent et attristent
Le monde �merveill� d�enfants abandonniques
Qui s�en va � vau-l�eau avecques les ann�es
S��loigne toujours plus des r�ves surann�s
Emmenant les esprits en des lois anomiques
Vous d�crire a bandon mes intimes pens�es
D�su�tes pour l�heure, inou�es, encens�es
Par d�insolites vers, compos�s sans vergogne
Certes en ce bref instant je m�abandonne encor
A l�espoir d��tre lu sans que pourtant j�implore
Car m�me un abandon ne ferait que j�en grogne
(Sonnet irr�gulier par C�pyg�. X
�
Les Maissineries X.20)
S�r�nade
Si tu voulais , ma mie
Ecouter mon aubade
Rendre reine ma vie
Evite de surseoir
Ne laisse pas l�Amour
Amie, mon tendre amour
D�s cette nuit, ce soir
Entends ma s�r�nade
(Acrostiche par X.C�pyg�
�
Les Maissineries XII.20)
Anniversaire
Depuis l�antiquit�, l�homme adore les f�tes
Faisons donc la nouba tant qu�on peut si l�on aime
Avec forces plaisirs sans les exc�s boh�mes
Par soucis de garder �quilibre en nos t�tes
Les anniversaires sont les occases r�v�es
O� l�on rit, o� l�on boit, o� l�on rote, o� l�on chante
O� l�on danse � vingt ans, � cinquante, � septante
Lors, mon� ego � se plait � les voir raviv�es
Ainsi je vis heureux avec ces sensations
Las, il en est certains qui cr�ent des vexations
Dues aux chagrins cruels et g�n�rent des larmes
Notre vie serait triste avec juste des charmes
Qu�elle ait des hauts, des bas, je fuis le tristounet
Car je suis optimiste et vous le dis tout net
(Sonnet irr�gulier Par X. C�pyg�
�
Les Maissineries III.20)
! Po�te ?
Dire en des mots choisis les choses de la vie
Magnifier les Amours, chanter la mort sordide
Exalter les plaisirs, les regrets ou l�envie
Raconter la souffrance humainement perfide
Etre ma�tre des sons, jouer avec les sens
Jongler avec les rythmes en musicien du verbe
Montrer de l�au-del� ce que l�humain encense
D�tailler des miracles aux sensations acerbes
Inspirer l�id�al de f�minines �mes
Emouvoir par l�image et cr�er l��motion
D�peindre le d�tail pour que d�aucuns se p�ment
Sugg�rer en r�veries d�irr�elles notions
Le po�te a ce don de peindre avec des mots
Les maux du monde entier parfois � demi-mot
Po�tisant le laid pour en faire du beau
En artiste il vit, reclus en son tombeau
Le po�te par son art de combiner les vers
Fait vivre � ses lecteurs, r�veurs dans l�univers
Apr�s un dur labeur de recherche artistique
Ses r�veries intimes en des formes classiques
Suis-je un po�tereau ou un fut� po�te ?
Aupr�s de vous Lecteurs, permettez que j�enqu�te�
(Ode par X C�pyg� Les Maissineries IV.20)
�
Une fontaine parisienne
Au sein du vieux Paris
Se cache une fontaine
Impasse poissonni�re
Ignor�e des honneurs
Elle g�t l�, majestueuse et fi�re
Au fil des ans et jamais d�soeuvr�e
Hors sa gueule cuivr�e
Au faci�s marri
Elle crache dit-on, l'eau de la Seine
Loin du regard des foules
L'�t�, m�me l'hiver, � toutes heures
Toujours son nectar d'Or s'�coule
(par C�pyg�.X Les Maissineries IV.20)
�
Larmes
Mon Dieu, que c'est triste les larmes
Celles qui une � une s'�coulent
En graines de chagrin et roulent
Comme perles et ros�e
Sur les joues d'une infante en pleurs
Dieu, que c'est triste ces pleurs
Aux yeux des gens du monde, nos larmes
Ces larmes impromptues seraient le fabuleux miroir
Des reflets de notre �me
D�s lors qu'au bord d'un oeil, de dame
Je vois; poindre et apparoir
Telle une larme d'aurore soudre en matin�e
Une goutte emperl�e d'une humeur larmeuse
Je sens vivre en moi un instant de bonheur
Car ces larmettes m'inspirent, elles seules d'ailleurs
S'en venant droit du coeur �minemment charmeuses
(par X C�pyg� Les Maissineries X.20)
�
L�Anthologie et les mots
�crire et versifier avec style et beaut�
Des mots donnant la vie et d�autres primaut�s
� des vers �motifs et � rimes parfaites
Tendrement compos�s font ma joie et ma f�te
Choisir les mots qui font des bouquets de parole
�tre l��lu des foules, �tre en fait une idole
�tre mis en compil au sein de floril�ges
Le po�te �m�rite a seul ces privil�ges
N��tant point ce po�te en ce sens n��tant rien
Par le monde h�las, je suis juste un terrien
Indigne de planer en la chrestomathie
O� dort le merveilleux au creux d�oeuvres choisies
(Ode par C�pyg�. X Les Maissineries V.20)
�
Prison
Du tr�fonds de ma ge�le
Que nul plaisir n�enj�le
Bonnes gens sans histoires
Oyez mes cris, oyez
De ce lieu, la prison
Fleurant bon le sison
O� je fais purgatoire
En mes regrets, croyez
Pour porter haut mon nom
Du bouge carc�ral
O� je suis fourvoy�
Je fais voeu du renon
De mes tares et travers
Quoique ancr�s, visc�ral
Par ces mots, par ces vers
Humains ce jour, soyez
Piti� de moi, ayez
(Pri�re par C�pyg�. X Les Maissineries X.20)
�
Martialis modo
D�aucuns amassent argent et biens
D�autres par contre ont peu ou rien
Moi j�erre ainsi parmi ces gens
Sans pour autant �tre indigent
Ma vie coule selon mes go�ts
Certes j�ai eu dons et bagou
J��cris en vers sans qu�ils �patent
Puisque ma bourse point n��clate
J�irai bient�t rimer ailleurs
Pierre n�est h�las qu�un rimailleur
(�pigramme par C�pyg� .X Les Maissineries IX.20
Assmannshausen .am Rhein � R�desheim .de)
�
Ma complainte
Je suis le vagabond
Honni, pestif�r�
Le banni moribond
Et oncques pr�f�r�
Je suis le troubadour
L��cuyer qui fait rire
M�me mes calembours
Sont omis d�ou�-dire
Je suis las, �reint�
Main tendue � l�aum�ne
J�ai beau dire et feinter
Ma s�bile encore ch�me
Chantonnant par les rues
Je parcours seul la ville
Jadis personne en vue
Ores je suis pauvre et vil
(Po�me lyrique par C�pyg�. X
Les Maissineries X.20)
�
� aimer quelqu�un ....
� aimer quelqu�un en secret
Voil� le passe-temps discret
Du chan�ard, direz-vous, en choeur
H�las, mes amis, pour mon coeur
Un dilemme, parfois, des regrets
Car l�Amour fait fi des d�crets
Tout coeur � ce jeu se soumet
Sans penser, presque sans rancoeur
� aimer quelqu�un (en secret )
Souhaitant un pardon discret
Faites gr�ce � ce Pierre Crasset
Porter par l��lan de son coeur
Sa conduite, il le sait, �coeure
Car toujours, il est encor pr�t
� aimer quelqu�un (en secret )
(Rondeau nouveau par C�pyg�. X
Les Maissineries I.20)
�
Le chant des villes
(Th�me du Printemps des Po�tes 2006)
Je n�entends plus h�las les vieux chants de ma ville
Ni bise, ni z�phyr comme autrefois n�emportent
Ces bruits d�hier encor familiers en ma ville
Certes ma cit� vit mais me para�t bien morte
Je n�entends plus au loin ses matins de rumeurs
Naissant au point du jour d�s que les coqs chantaient
Et que les carillons en grand nombre enchantaient
De leurs sons �th�r�s clamant la bonne humeur
Je n�entends plus vibrer les pav�s du chemin
Sous les pas des chevaux halant leur carriole
Les jurons des charretiers, les gouailleries des mariolles
Quand ma ville s��broue sans ses cris de gamins
Je n�entends plus depuis que d�incessants ronrons
Ceux de moteurs ronflants de nos ans les fleurons
Je n�entends plus muser que ces sons en ma ville
Mes regrets se font jour les soirs � Charleville
Je n��couterai plus les vieux chants de ma ville
Ils survivent en mon coeur loin de ma morne ville
(En Charleville.M�zi�res.fr.08)
par X C�pyg� Les Maissineries III.20 �
Les passeurs de m�moire
(Th�me du printemps des po�tes 2005)
Je fus plong� jadis du temps de ma jeunesse
En des textes en grec, en latin, en fran�ais
D��rudits d�occident ayant gloires et succ�s
Dont les vertus profondes ont cr�� ma richesse
Ma m�moire a gard� en mon coeur la tendresse
Pour les �crits en prose et po�mes et tercets
Pour les odes et sonnets, les lais et autres essais
Dont les scribes et lettr�s ont sauv� la noblesse
De nos jours, fors les lettres o� les maths sont en verve
Mes regrets sont r�els et ma vieillesse observe
Les oeuvres d�autrefois se muant en grimoires
Ce sonnet que j��cris en vous narrant ma peine
Resterait sans �cho s�il n��tait les m�moires
De passeurs de talent, sa survie serait vaine
Sonnet par C�PYG� .X, Les Maissineries III.20
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Pierre-Fernand Crasset-Mauviel
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