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tout simplement un homme ...
Je suis tel que je suis
Peu de choses à vrai dire
Plus je cherche, moins je suis
Il y a mieux, il y a pire
Une enfance bienheureuse
Quelques études littéraires
Peu d’années malheureuses
Je vivrais millénaire
Mais la vie est si courte
Seuls les Dieux ont cette force
Que leur âge point n’écourte
Et bien que je m’efforce
De paraître en ce lieu
Homme je suis, fors un Dieu
Cuenca .es Gnôté séôton
Sonnet irrégulier par Cépygé.X ©
Les Maissineries II.00
J'habite une petite bourgade appelée MAISSIN située en La Haute Lesse dans
Les Ardennes belges-Province de Luxembourg. Né le 25.07.1936, la poésie a
toujours été mon passe-temps préféré. mais je l'ai délaissée ....Après des
humanités anciennes (dites gréco-latines) puis 40 années de travail en
banque et de comptable en sus dans le privé, j'ai pu ENFIN me consacrer à
l'écriture de textes que j'appelle pompeusement mes poèmes.
CéPYGé .X
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(nouveau)
Thème de décembre 2009
Déchirures
à mamy
J’ai eu sept ans
Hier et aujourd’hui maman nous quitte
Pour un américain, son amant
Dit-elle, avec nous elle s’ennuie
Elle n’a plus aucun Amour pour moi
Et j’ai depuis un très, très gros chagrin
Et je pleure Mamy lorsque je suis seul la nuit
Mais n’ose pas le dire
Avec mon papa maintenant j’habite
Il me gâte à tous crins
J’aime toujours ma maman
Et son joli minois
Souvent je souhaite mourir ou pire
Encore Mamy comme d’ailleurs en ce moment
A Mamy
Ode ou poème lyrique
Les Maissineries XII.20
La sensualité
Ce plaisir est humain et dope mes envies
Me gorger de désirs me rend lors sensuel
Adorer vivre ainsi fait le jeu de ma vie
Je ne m’en prive point j’en fais mon usuel
J’aime me promener admirer la beauté
J’ai plaisir et des joies à serrer contre moi
Entendre les mots doux charmants de nouveauté
D’une femme dont le corps excite mon émoi
Regarder vivre autrui goûter l’incorporel
Me gaver du parfum de fleurs ou de cuissons
Réjouissent mon coeur et choient mon naturel
Je suis un bon vivant un gamin polisson
J’aime la vie en somme et sa sensualité
J'appréhende la mort l’autre réalité
Ode
Hôtel Dorint Daun.de
Les Maissineries IX 20
Tio
J'ai pour amie Tio une chatte
Pas pour la vie ni à demeure
Elle vient à moi, pour mon coup de patte
Où quant pardi, de faim elle meurt
Ce genre de vie nous laisse libre
Elle va par-ci et moi par-là
Lorsque je la vois, tout en moi vibre
J'ai vite compris sans qu'on parla
Un coup de foudre nous a uni
Pour le meilleur ou pour le pire
Las, si la vie nous désuni
Que de chagrins et de soupirs
J'ai pour amie, Tio, une chatte
Que j'entretiens et que je flatte
Sonnet irrégulier par
Pierre Fernand Crasset Mauviel dit Cépygé. X
Les Maissineries IV 20
*/Cuisine/*
*/ /*
*/Nos cuisines sont utiles autant que les théâtres/*
*/Car de ces lieux mythiques un univers de dames/*
*/Nous vient au quotidien la nourriture des corps/*
*/Qui donne forces aux âmes et la vie à l’esprit/*
*/Depuis l’égalité sexiste au pied de l’âtre/*
*/Je gère casseroles et couteaux à longues lames/*
*/Viandes poissons sauces et autres victuailles/*
*/Sans cesse je les travaille les taille et les retaille/*
*/A ces rustiques joies depuis lors j’ai pris goût/*
*/Et me gave du plaisir de flatter le bon goût/*
*/De ces hôtes imprévus qui se pressent, épris/*
*/Par mes dons culinaires ignorés jusqu’alors/*
*/Je ne suis ni Vatel ni Bocuse ces maîtres
/*
*/ Mais un « quistre» inconnu désireux de paraître/*
*/ /*
*/Ode ou poème lyrique/*
*/Les Maissineries VIII.20/*
Monuments
Ces vestiges du temps aux aspects vieillissants
Qui montraient la grandeur d’empires florissants
Et survivent encore en des ruines admirables
Sont plaisants à nos yeux et restent vénérables
Que de peines de souffrances de brimades
Se cachent en ces palais aux vastes esplanades
Ils sont l’ oeuvre d’humains d’artistes éminents
Et attirent les curieux en ces lieux fascinants
La nature toujours est du monde maîtresse
Elle est vivante et fière et use de ses droits
Les merveilles créées sont sujettes à ses lois
Elles périssent hélas s’effritent et disparaissent
Ode ou poème lyrique
Les Maissineries VIII.20
Handicap
Un monde idéal est de pure fiction
Même la Galaxie a des défauts sous cape
Tout sur notre globe traîne son handicap
A nous de l’assumer sans craindre les frictions
Tout homme a ses secrets et ses imperfections
Tant pis si en public ses maux nous handicapent
Vivons nos différences et défions les chausse-trapes
Le doué a ses vices et manque de perfections
Nous sommes tous des frères actifs sur cette terre
Différents en tous points parfois minoritaires
Gérons lors nos travers et soyons bienheureux
Bravons le sort cruel qui nous rend malheureux
Comme font les lions, les hyènes et les tigresses
Nous serons lors seigneurs bien que nos tares agressent
Sonnet
Hôtel Brügger am See.Titisee.de
Les Maissineries VII.20
Les vitraux
Ils font nos souvenirs comme les vieilles pierres
Ces merveilleux vitraux exposés en hommage
Aux verrières de l’église étincelants et fiers
Contant maintes souffrances en nombreuses images
Ils émanent des dons de familles généreuses
De gens d’ici, de Bretagne et proclament
En motifs colorés leurs épreuves douloureuses
Leurs espoirs et souhaits telles des oriflammes
Ils ont leur ex-voto , en voici un tel quel
Ecrit en celtique « Evurus Ar Re A Ouel »
Qui me hante l’esprit mais demeure incompris
Comme sont les sermons assidûment appris
Vantant la paix, la joie en la béatitude
Ores ils sont là passifs empreints de gratitude
Sonnet irrégulier
Eglise St Hadelin Maissin.Ardennes.be
LesMaissineries VII 20
Ma nuit
Ö Nuit ! Ö douce nuit ! parfois mésestimée
Chaque jour tu m’attends Ô ma nuit bien aimée
Je vivrais sans repos sans répit et sans rêves
Sans toi je languirais tu es la tendre amie
Du refuge chéri où toi la magicienne
Cache le fameux gîte où je crée mes rêveries
Et ces heures pour moi seront toujours trop brèves
En ton île de tendresse à l’abri d’hystéries
Où je me réfugie à la tombée du soir
Sous une laine zéphire au creux de l’illusoire
Tu es telle la rose qui fleurit patricienne
Tu es la femme fée en ces temps mon ouaille
Qui renaît chaque jour à jamais raffermie
Heureusement pour moi j’apprécie ces plaisirs
Mais que le veuillent ou non hélas mes désirs
Un jour mon cœur et ce choix lors m’ennuie
Tu m’emporteras en tes sombres entrailles
Sans remords en ta mystérieuse et éternelle nuit
Hôtel Continental Nago-Torbole.it
Ode
Les Maissineries VI.20
Délires
Parmi le genre humain il est des spécimens
Dont l’esprit délirant s’en va hors du réel
Se perdre et divaguer. Dès lors ces gentlemen
Errent de délires variés en penchants surréels
Pour doper d’enthousiasme nombres de leurs lecteurs
Les poètes sont friands de phantasmes ces vecteurs
Qui les poussent souvent à chanter l’irréel
De ces amours troublant âmes et rêves idéels
Leur joie est si vive qu’ils jubilent et délirent
Dès lors que leurs desseins et propos sont compris
Ils savourent en leur coeur cette ivresse hors de prix
Et pleurent d’allégresse « in fine » de plaisirs
Ode
Les Maissineries V.20
Folie
Je vis tout simplement hors folies et grandeurs
Lorsque je suis sujet à la mélancolie
Il me targue de dire avec forces candeurs
Que mon esprit s'évade en rêves de folies
Certes ces états-là sont de courtes durées
Mais me font un bien fou et gèrent ma raison
La sagesse s'acquiert par ces peines endurées
Que maint humain subit au détour des saisons
En cette vie fofolle où tout est frénésie
Je fais l'éloge ici d'une folie certaine
Et suis parmi ceux-là dont l'âme puritaine
A foi en une terre où fleurit la splendeur
Que FOLIE et marottes égayent avec ardeur
De délires, de débauches et de folle hérésie
Hôtel Astoria Stresa.it
Sonnet irrégulier
Les Maissineries VI 20
J’ai perdu l’amour
J’ai perdu l’amour
L’amour de ma vie
Il s’est envolé
Et j’en fus tout triste
Et déboussolé
Vivre avec elle
Etait lors mon rêve
J’étais fou d’icelle
Mais l’année fut brève
Et cela m’attriste
J’ai perdu l’amour
L’amour de ma vie
Vivre une autre vie
Et d’autres mamours
Mener la grande vie
Etaient lors ses rêves
Et elle est partie
Suivre ses envies
J’en pleure sans trêves
Seul en apathie
J’ai perdu l’amour
L’amour de ma vie
Si tu veux petite
Faire des bêtises
Suivre tes envies
Penses-tu lorsque tu courtises
Rendre malheureux
Et que tu dépites
L’amoureux
Transi qui perdra l’amour
L’amour de sa vie
Poème lyrique
Les Maissineries . V 20
Dix Mots pour dire Demain
Lorsque le clic-clac du capteur retentira
Que vous soyez païen, saint homme ou doux apôtre
A l?heure compatible où votre âme partira
Attirée avec forces loin du clair de Terre
Vous irez alors sans même que vos amis comprennent
En un monde nouveau au delà de l?Ether
Sans certes la désirer elle sera vôtre
Cette vision dantesque en un autre Ailleurs
La destinée finale où vous vivrez demain
Qui va vous transformer en des esprits meilleurs
Car c?est écrit en vous dans le génome humain
Sur notre terre hélas rien n?est à jamais pérenne
Ode
Les Maissineries XI.20
Les guerres
L’humain a ce besoin de souvent guerroyer
Un désir constant qui m’horripile d’autant
Que les guerres font alors l’objet de plaidoyers
De slogans, d’armistices ou d’accords de titans
Des élites hélas ivres de glorioles
Pourfendeurs de la foi, de principes et de droits
Se gorgeant des suffrages d’ignorants marioles
Amènent à la guerre où la mort tout foudroie
Ils sont là nos héros, en rangs serrés, étendus
Dans leur tombe en nombreuses nécropoles
Magnifiés en discours, chairs blessées, éperdus
Avec des monuments dans chaque métropole
Avec le temps se meurent les idéaux de paix
Envoyons nos champions se combattre en duel
Et défendre leurs causes, alors nous vivrons en la paix
En nos humbles chaumières, loin de leur rituel
Pamphlet
Les Ardennes. Lux. be
Bastogne 25.XII.44 et Maissin 22.VIII.14
Les Maissineries IV.20
Wie is ?
En costume et cravate, il s’en va d’un bon pas
Etrangement discret, taiseux et sans faux pas
Ce personnage narquois est avare de ses dire
Toujours droit comme un i, ébauchant un sourire
Seul, semblant perdu en des rêves pathétiques
Un peu comme la Joconde, il est énigmatique
Ce client important, idéal, respecté militant
Va mystérieux, très secret, distingué et distant
L’avez vous reconnu avec si peu d’indices !
Dites-moi mes amis, dites alors. Wie is
Deze Quidam ?
Een meisje of een man !
Poème lyrique
Les Maissineries IV 20
Mes carabistouilles de poétereau
Il aimait composer des vers sur tout, sur rien
S’épancher en des rêves et lors baguenauder
Sans rimes ni raisons sans but et sans lien
En pensées sottement ainsi marivauder
Il aimait bien écrire aussi certes pour plaire
Dire ses sentiments sur des passions vécues
Au hasard des saisons, par voie épistolaire
Espérant conserver sa verve invaincue
Il est le rêveur fou, le scribe de jadis
L’aède délaissé, l’inconsolé poète
Seul ici bas perdu. Quo vadis
Crasse? Rêvassez en ma tanière secrète
Ode
Les Maissineries III.20
Théâtre
Partout en ces lieux, en ces palais mythiques
Où des fans se délectent de propos pathétiques
Se crée et naît en nombres une magie de l’art
Sous la houppe de maîtres, adulées super-stars
J’ai regret mes amis de n’avoir point le don
De cet art théâtral étant plus théâtreux
Qu’artiste éminent, élégant, savoureux
Sur les planches parfois j’ose le rigaudon
Certes j’aime ouïr les répliques des acteurs
Assister et jouir en obscur spectateur
Perdu au poulailler, lors leurs jeux apprécier
Et goûter facétieux ce plaisir qui me sied
Ainsi je me suis régalé aux scènes familières
De vaudevilles, de drames et autres comédies
Etudié forcément les classiques tragédies
Et gardé en l’esprit quelques vers de Molière
Ode
Les Maissineries II.20
L’élu
Il est enfin connu l’élu présidentiel
Il trône parmi nous bien au milieu des foules
Des drapeaux agités tels les vagues et la houle
Saluant de la main en chef providentiel
Puis il défile ainsi qu’un empereur à Rome
Avide des promesses émises en ses discours
Le peuple est tout ouïe et au meeting accourt
Surtout n’oubliez pas qu’il est le fils d’un homme
Le succès dure peu son vent tourne les têtes
La puissance et la gloire étant choses éphémères
Tout sur terre est fugace et n’est que pure chimère
Mieux vaut une vie calme et la vivre en poète
Poème lyrique Les Maissineries II.20
Souhaits
Voici que nous revient le temps
En cette fin d’année où brillent
De mille feux les souhaits et les vœux
Cette coutume, habitude d’antan
Est toujours florissante ici en famille
Entre ancêtres ou neveux
Moi mes souhaits sont faits d’intimes rêveries
D’idéal parfois voire d’irréelles flâneries
Moi seul certes les sais et j’en rêve en cachette
Les gardant jalousement enfouies en mon cœur
Ont-ils formes humaines, divines ou angéliques
Je ne le dirai point aux curieux ces désirs
Car mes pensées je les garde secrètes
Au tréfonds de mon cœur
Ores, comme les poètes, rêvassez à souhaits
Puissent vos intimes plaisirs
S’accomplir et puis un jour éclore
Chez moi mon âme en est repue, dès lors
Ma vie s’écoule magnifique
A souhaits
Ode
par Pierre-Fernand Crasset Mauviel dit Cépygé X
Les Maissineries. I. 20
Noël
Voici Noël déjà et ses gels et froidures
Heureux temps aujourd’hui que de joies en ce temps
Où la neige et la paix journellement perdurent
Ravivant cependant maints souvenirs d’antan
C’était en Ardennes pays de ma jeunesse
En décembre au soir de la dernière guerre
Quand primait en mon cœur un besoin de tendresse
C’était le quotidien et notre vie naguère
C’était les mêmes lieux un hiver froid glacial
Avec en primauté la mort quasi prochaine
Et ce fut notre crainte en ce moment crucial
Car des hordes sauvages attisaient bien des haines
Et puis le temps passa les luttes s’apaisèrent
Le calme enfin revint celui que tous espèrent
En ce jour de Noël la paix est bien vivante
S’affirmant encore plus à mes yeux captivante
Ode ou poème lyrique
par Pierre Fernand CRASSET MAUVIEL dit CéPYGé.X
à Maissin en Ardennes Souvenirs du Noêl 1944
Offensive von Rundstedt dite Offensive des Ardennes
Les Maissineries XII.20
Le Miroir
Moi, je suis une simple glace
Une glace sans tain
Le miroir espion
D’une maison close
Je suis très spécial car j’ai deux côtés
Un coté face où viennent se mirer
Les frimousses charmantes de nombreuses filles
Et un côté pile un peu plus coquin
Fait pour admirer
Tout ce qui se passe
De l’autre côté
J’en ai vu des choses
Lors je suis toujours resté de glace
Bien que j’ai vu passer en des décennies
Des hommes et des femmes qui se déshabillent
Des ducs, des bourrés et des pleins aux as
Et des tas de couillons
Avec en primeur des républicains
Jouant les pantins
Mieux vaut que je taise
Les scènes de baises
J’en ai vu des choses de pile ou de face
Au cours de ma vie
Mais ce qui est pire, la maison va clore
Mon règne va finir et je le déplore
Je me plaisais bien et le temps passait
Agréablement j’avais du succès
Tant du côté pile que du côté face
à Mirwart.be
Prosopopée
Ode
ex Les Maissineries. IX.20
Québec et la francophonie
Salut à vous, nobles cousins et amis du Québec
En votre belle province
Vos racines lointaines
D’ascendance francophone
Comme les miennes d’ailleurs
Survivent en vos cœurs
Et font comme autrefois vibrer les échos joyeux
De notre langue commune émaillée des joyaux
De vos mots patoisants
Mon plaisir est immense et divinement troublé
Lorsque parfois j’entends en ma région natale
Ce parler québecquois aux accents différents
Avec ses mots d’antan, de l’ancienne Acadie
Je me sens lors heureux
Que ces termes d’hier puissent encore aujourd’huy
Au loin sous le vent, les neiges, et la bourrasque
Survivre depuis des temps anciens, bien au delà des mers
Ode ou poème lyrique
Thème du Printemps de Poètes 2009
EN RIRES
Il était toujours gai avec son air moqueur
C’était un conteur-né un vrai diseur de blagues
Qu’il imaginait certes et couvait en son cœur
Pour les dire aux passants comme certains les draguent
Il aimait beaucoup rire et prêtait à sourire
Quant au loin il venait tous savaient bien qu’en rires
Il les aborderait toujours un rien taquin
Pour dire sa dernière en un flegme coquin
Un jour il est parti enflammer l’au-delà
En mes temps de loisirs j’imagine parfois
Ce blagueur en conter arpentant cette fois
Les vignes du seigneur où croit du chasselas
Ode par Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL dit Cépygé X
Les Maissineries VI 20
des yeux
Voici la Laetare, jours bénis
Jours de joies, de fêtes, du carnaval
Où des gens costumés, à l’infini
Défilent en cortège au travers de la ville
Coutume fort ancienne à l’aspect médiéval
En ce jour, j’étais gai comme lors d’un vaudeville
Soudain du cortège surgit une forme
Masquée, vêtue de la tête aux pieds, hors normes
Sauf les yeux au doux regard visible
Qui me fixaient pétillants et paisibles
Et ces yeux verts intenses, aux reflets d’émeraudes
Me parlaient, sans mot dire, de leur soif de paix, d’envieux plaisirs
De leur quête de joies, de leur vie monotone, et de nombreux désirs
Hardiment tel un pauvre affamé en quête de maraudes
Puis la troupe passa et avec elle
Ces yeux inquisiteurs, mes envies, mes regrets
Dès lors survint en moi cette peine éternelle
Que mon cœur toujours console en secret
Ode
par Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEM dit CéPYGé.X
Les Maissineries VII .20
IndéPEndAnCE
Amis, ne croyez pas tous ces fieffés prêcheurs
Qui louent sans relâches et prônent l’indépendance
Insensé ce slogan, panacée d’aguicheurs
Où le mortel croyant s’abreuve d’abondance
Être libre, démocrate, autonome
S’envoler dans la vie encense ce désir
S’affranchir est le vœu et le propre de l’homme
Jolis rêves, s’il en est, d’irréels plaisirs
Seul, l’esprit est hélas le lieu vrai, idéal
Que j’aime hanter souvent tant il fait ma fierté
Là se niche la paix en ce palais royal
Lieu chéri des poètes et de leur liberté
Ode par Pierre Fernand CRASSET MAUVIEL dit Cépygé.X
Hôtel Gritti Bardolino.it
Les.Maissineries VI .20 ©
Amour
Lorsqu’ Eros et ses flèches enamourent nos cœurs
Celui qui est touché vit d’étranges passions
Car ce don vient du ciel telle une grâce divine
C’est l’amour idéal aux charmes inouïs
L’homme est alors un dieu et la femme déesse
L’amour les dévore à toutes heures et saisons
En tous lieux, il est là, jusqu’à perdre raison
En cette féerie l’âme s’épanouit
Vit et croit en beauté, l’amour là se devine
En son sein l’amoureux se dépense en prouesses
Pour enflammer sa fée et sortir en vainqueur
De ce duel de charme aux nombreuses pulsions
L’amour est inconstant hélas bien trop souvent
Il est tout feu tout flamme ainsi dès le début
Quand vient le quotidien le bel amour se meurt
Adieu les jours heureux, voici le temps des pleurs
La belle et son amant reclus en leur demeure
Se fanent, s’étiolent comme périt la fleur
Dès qu’amour fait défaut la vie semble sans but
Car il est fait de rêves, hélas bien trop souvent
Ode
par Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL dit CéPYGé.X
Les Maissineries. IV 20 ©
L’Idéal
Chacun est en ce monde avide d’idéal
Certes l’idée est noble et dope nos envies
D’idéal en amour, d’idéal en la vie
Parfois il éclot, las il n’est point féal
Ce rêve idéel est teinté de bonheur
Du bonheur d’une vie simple, bien ordonnée
A l’abri des regards un peu comme les fleurs
Dont la beauté nous grise ainsi qu’un romanée
Pour qu’il survive en paix, le jour, la nuit, les ans
Voilà ce qu’il lui faut à un cœur tel le sien
Non les choix d’un ermite ou ceux d’un bohémien
Mais l’unique idéal au hasard des saisons
Fut de gérer en paix, famille, biens, maison
Sans plaintes, sans excès, toujours en souriant
A bonne-maman Julia M
Sonnet par Cépygé.X
Las maissineries . V.20 ©
Vieilles pierres
Là-haut sur son rocher majestueux se dresse
Le château de Bouillon, celui de Godefroi
A l’abri des vieux murs les pas d’un palefroi
Résonnent en échos en notre forteresse
Au sein du fier donjon des esprits en détresse
Fredonnant des refrains qui nous glacent d’effroi
Errent souvent l’hiver et les soirs de grand froid
Avec de blancs fantômes enivrés de tendresse
Les pierres et les rochers nous content le vieux bourg
La vie des pauvres serfs vivotant au faubourg
Car elles ont vu en bas défiler tant d’histoires
Des actes criminels de barbares en armes
Des batailles sanglantes et des cris de victoires
Et parfois en cachette elles sont toutes en larmes
Sonnet
par Cépygé.X le pseudo de
de Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
à Bouillon.be
Les Maissineries. XII.20 ©
Paroles et pensées érotiques
Paroles:
Sois la bienvenue mon coeur à ma table ce soir
Pour te plaire, O ma reine, j’ai choisi ce palais
Prends place je te prie, n’aie crainte de t’asseoir
Où règnent en ce haut lieu les plaisirs du palais
Pensées:
J’ai eu beaucoup de mal à l’attirer ici
Avec ce genre de fille il faut des gentillesses
Enfin elle est présente, j’ai eu bien des soucis
Paroles:
Merci mon ami pour cette invite aimable
J’aime et ne refuse point ta compagnie galante
J’adore en effet être avec toi à table
Surtout que je la sais toujours étincelante
Pensées:
Je suis vraiment sensible et ses propos me plaisent
Mais ne lui dirai pas mes sentiments pour lui
A moins qu’il ne me charme et me languisse d’aise
Paroles:
Mon amie, que de joies, de plaisirs vous me faites
Vous êtes bien jolie en cette parure de fêtes
Mon c?ur est plein de feux, et pour vous il s’enflamme
Et brûle en cet instant à vous conter sa flamme
Pensées:
Elle me plait plus que tout avec sa longue tresse
En sa jupe mini courant au ras des fesses
Déjà je sens EROS en moi croître en vigueur
Paroles:
Voulant briller pour vous en cette soirée de rêve
J’ai mis mes beaux atours car je connais vos goûts
Oh mais que me dites-vous? Vous êtes un orfèvre
Et me troublez mon cher avec votre bagout
Pensées:
Je vais rester de marbre sous ses propos charmeurs
S’il me veut pour amie en son humble demeure
Qu’il le dise vraiment car j’envie vivre chez lui
Paroles:
Donnez-moi votre main, votre c?ur pour la vie
Je vous jure ma mie d’être amour éternel
Répondez-moi franchement si vous avez envie
Mon c?ur ne peut aimer que femme exceptionnelle
Pensées:
Que de plaisirs j’aurai à aimer cette fille
Rien qu à poser ma tête sur ses jolis nichons
Ou à nicher mes mains en des lieux folichons
Paroles:
Je vous donne mon ami mon accord et mon c?ur
Je serai toute à vous et fidèle pour la vie
J’ai eu de grand bonheur en votre compagnie
Vous êtes celui seul qui puisse aimer mon c?ur
Pensées:
Enfin c’est terminé, je lui plaisais je pense
Il me courrait aux fesses, il est grand temps pour lui
Que cesse cette attente, que j’aie ma récompense
par Cépygé.X le pseudo de
Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries VI.04 ©
Hiver
Mais que sont devenus
Nos hivers d’autrefois
Il est bien révolu ce temps
Où les quatre saisons
Marquaient leur différence
Car la terre hors raison
S’échauffe et agresse
Immuablement printemps
Eté, hiver, automne
Rendant le monde monotone
Mais que sont devenus
Nos hivers d’autrefois
Finies les batailles rangées
Aux boulets de neige
Les glissades en traîneaux
Les bonhommes de neige
Tous ces jeux hivernaux
Où les gamins rougeauds
Frisent l’exubérance
Mais que sont devenus
Nos hivers d’autrefois
En ces temps de froidure
Où les forêts givrées
Désertées des oiseaux
Et où le gel perdure
Ont un air désœuvré
Seuls chevaux et attelages
Déblaient les blancs villages
Et leurs routes enneigées
De leurs congères épaisses
Mais que sont devenus
Nos hivers d’autrefois
Ils font maintenant la mémoire des vieux
Qui les vivent encore en des rêves radieux
Ode
par CéPYGé. X le pseudo de
Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries III .20 ©
La femme
Une icône vivante apparut à mes yeux
C’était une femme, un être exceptionnel
Sa tenue lui donnait un charme mystérieux
Je tombai amoureux, ce fut irrationnel
Son maintien, son allure avaient un port d’altesse
Etait-elle brune ou blonde hélas je ne sais
Tant je fus subjugué par ses nobles attraits
Je suis resté sans voix devant cette noblesse
Mes audaces à savoir forcèrent mon désir
Ma curiosité lors se fit un peu plaisir
Elle était la compagne et une alliée de rêve
D’un humain qu’elle aimait d’une affection loyale
Dès lors j’enviai l’élu et la beauté royale
Qui le grise d’amour chaque jour et sans trêve
Sonnet
par CéPYGé X le pseudo de
Pierre -Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries 1.20 ©
Abus
Si j’en crois les on-dit, les abus sont multiples
Ils fleurissaient déjà durant l’antiquité
Comblant d’aises hélas nombres de fiers disciples
Ils foisonnent encore en la modernité
Abusant sans honte les pauvres asociaux
Il est des êtres humains qui jouent les proxénètes
D'autres tapis dans l’ombre usent de biens sociaux
Aux motifs d’études, ils hantent la planète
Ses maîtres jouissant de pouvoirs abusifs
D'autorité, de confiance et de maints attributs
Et de psychologies à l’esprit incisif
Le spirituel lors serait source d'abus
Même le temporel subit des dérapages
Le monde des vivants certes est imparfait
Mais tout n’est pas mauvais, il est des hommes sages
Gérant sans abuser de la vie les bienfaits
par CéPYGé X le pseudo de
Pierre -Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries X.20 ©
Corpus et Corpora
Je suis comme beaucoup admiratif du beau
Un plaisir en ma vie, personnel et humain
Je suis fan et ami du sexe féminin
J’aime glisser mes doigts partout sous leur hennin
Plonger un œil coquin en leurs yeux et oser
Sur leurs lèvres poser une baise d’amour
J’aime lorsqu’en jupes-mini elles trottinent
Admirer leurs jambes sans jamais m’en lasser
Et leurs corps et leurs seins aux petits bouts rosés
Et leurs fessiers graciles où le string se devine
Je suis alors tenté de leur avouer glamour
« Tout en vous Mesdames , tout me fait rêvasser »
J’aime aussi admirer ainsi que les gamins
Des fées se pavanant comme font des robots
Défilant au galop aux rythmes d’un piano
Ou des athlètes hors normes abaissant des records
Mais suis abasourdi en mon âme et mon corps
Que cette devise qui me hante toujours
Que voici : « Mens sana in corpore sano »
Ait perdu de son âme et ne soit plus en cours
J’aime en sa beauté voir la pure perfection
Des corps et de l’esprit ; elle a mon affection
Ode
par CéPYGé. X le pseudo de
Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries XII.20 ©
Plaisir des sens
Prendre une coupe de vin
En humer le bouquet
Et mirer ses reflets
Faire tinter son cristal
Déguster ce régal
M’est un plaisir divin
Un peu de ce nectar
Donne vie à nos sens
L’excès donne naissance
Aux orgies du fêtard
Et Bacchus grâce à Toi
Maître viticulteur
Ton vin comble d’honneurs
La table sous mon toit
Les Maissineries IV.19 ©
Le Rapace
J'ai connu ce cupide
Dont la vie n'a de cesse
D'augmenter ses richesses
Et ce jeu le déride
Artiste de génie
Il est maître en cet art
Son talent s'ingénie
À draguer les dollars
Harpagon n'est point mort
Il vit intransigeant
Hors luxe et sans remords
Avide, épris d'argent
Son amour et ami
Et son seul Dieu admis
von B.W. Queens Hotel
in Baden-Baden
par Cépygé. X
le pseudo de Pierre Fernand
CRASSET MAUVIEL
Les Maissineries IX 20 ©
à mes professeurs
Voilà maintes années déjà que le collège
Ce lieu où j’ai grandi et ai pris de l’étoffe
Me rappelle l’époque où j’eus le privilège
D’avoir des pédagogues aussi nommés les profs
De ceux-la, ma mémoire a gardé certains noms
Je les vois plus encore affublés d’un surnom
Heureux temps que ce temps, ce temps d’adolescent
Hélas il est allé vers un temps sénescent
Puits de sciences, vaille que vaille ils inculquaient
Les bienfaits de leur science à de futurs adultes
Nos consciences et nos corps chaque jour s’éduquaient
Lorsque j’écris ces vers tout mon « ego » exulte
Peu me chaut leurs défauts, j’ai apprécié mes maîtres
Il appert qu’en mon cas, ils firent mon bien être
à AR Bouillon. be 1949-1955
Sonnet irrégulier
par Cépygé.X le pseudo de
Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries VIII. 20 ©
Mézières le 25.VII.1836
Madame,
Peu enclin à sourire tant j'ai peine en mon coeur
Incapable d'encore endurer cette flamme
Qui sauvagement me ronge et me brûle le coeur
Au point de m'étioler l'âme, le corps, et l'esprit
J'ai pris la liberté d'écrire, pardonnez mon audace, Madame
Ce billet anonyme mais toutefois sincère
Cette lettre osée vous dira tout l'amour
Dont mon coeur envers vous est épris
L'attirance qui me pousse à rêver
Qu'une idylle qui sait, une idylle d'amour
Pourrait naître avec vous et grandir
Comme en mes rêves je voudrais dans mes bras
Vous serrer; à l'oreille tout bas vous dire
Ces mots doux et calins que chantent les trouvères
Les sussurer, lors qu'ils puissent en vous se graver
Moi, en rêveur un peu fou, blotti entre vos bras
Un regard de vous qui se perd dans le mien
Un sourire, une parole, mon coeur en est ravi
Et vous avoir chez moi, vous voir au quotidien
En ces pensées déjà se créent nombres de joies
Lors mon souhait premier serait à l'envi
D'être amis; à voir ce rêve-là mon esprit jà festoie
Si curieuse vous êtes, l'anonyme vous attend
Chaque vesprée au pont de Pierre, lieu propice
Et combien romantique où l'amoureux patent
père votre venue prochaine sous d'excellents auspices
à Jeanne Marie MAUVIEL
n° XII Faubourgs de Pierre
en Mézières
Lettera amorosa-
Thème du printemps de poètes 2007
par CéPYGé.X
le pseudo de Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries VII.20 ©
Abandon
Il est des mots charmants, las celui-là est triste
Ceux fleurant la bonté sont d’admirables dons
Ils détonnent en ce monde enclin aux abandons
Pour de futiles joies qui affligent et attristent
Le monde émerveillé d’enfants abandonniques
Qui s’en va à vau-l’eau avecques les années
S’éloigne toujours plus des rêves surannés
Emmenant les esprits en des lois anomiques
Vous décrire a bandon mes intimes pensées
Désuètes pour l’heure, inouïes, encensées
Par d’insolites vers, composés sans vergogne
Certes en ce bref instant je m’abandonne encor
A l’espoir d’être lu sans que pourtant j’implore
Car même un abandon ne ferait que j’en grogne
(Sonnet irrégulier par Cépygé. X
©
Les Maissineries X.20)
Sérénade
Si tu voulais , ma mie
Ecouter mon aubade
Rendre reine ma vie
Evite de surseoir
Ne laisse pas l’Amour
Amie, mon tendre amour
Dès cette nuit, ce soir
Entends ma sérénade
(Acrostiche par X.Cépygé
©
Les Maissineries XII.20)
Anniversaire
Depuis l’antiquité, l’homme adore les fêtes
Faisons donc la nouba tant qu’on peut si l’on aime
Avec forces plaisirs sans les excès bohèmes
Par soucis de garder équilibre en nos têtes
Les anniversaires sont les occases rêvées
Où l’on rit, où l’on boit, où l’on rote, où l’on chante
Où l’on danse à vingt ans, à cinquante, à septante
Lors, mon« ego » se plait à les voir ravivées
Ainsi je vis heureux avec ces sensations
Las, il en est certains qui créent des vexations
Dues aux chagrins cruels et génèrent des larmes
Notre vie serait triste avec juste des charmes
Qu’elle ait des hauts, des bas, je fuis le tristounet
Car je suis optimiste et vous le dis tout net
(Sonnet irrégulier Par X. Cépygé
©
Les Maissineries III.20)
! Poète ?
Dire en des mots choisis les choses de la vie
Magnifier les Amours, chanter la mort sordide
Exalter les plaisirs, les regrets ou l’envie
Raconter la souffrance humainement perfide
Etre maître des sons, jouer avec les sens
Jongler avec les rythmes en musicien du verbe
Montrer de l’au-delà ce que l’humain encense
Détailler des miracles aux sensations acerbes
Inspirer l’idéal de féminines âmes
Emouvoir par l’image et créer l’émotion
Dépeindre le détail pour que d’aucuns se pâment
Suggérer en rêveries d’irréelles notions
Le poète a ce don de peindre avec des mots
Les maux du monde entier parfois à demi-mot
Poétisant le laid pour en faire du beau
En artiste il vit, reclus en son tombeau
Le poète par son art de combiner les vers
Fait vivre à ses lecteurs, rêveurs dans l’univers
Après un dur labeur de recherche artistique
Ses rêveries intimes en des formes classiques
Suis-je un poètereau ou un futé poète ?
Auprès de vous Lecteurs, permettez que j’enquête…
(Ode par X Cépygé Les Maissineries IV.20)
©
Une fontaine parisienne
Au sein du vieux Paris
Se cache une fontaine
Impasse poissonnière
Ignorée des honneurs
Elle gît là, majestueuse et fière
Au fil des ans et jamais désoeuvrée
Hors sa gueule cuivrée
Au faciès marri
Elle crache dit-on, l'eau de la Seine
Loin du regard des foules
L'été, même l'hiver, à toutes heures
Toujours son nectar d'Or s'écoule
(par Cépygé.X Les Maissineries IV.20)
©
Larmes
Mon Dieu, que c'est triste les larmes
Celles qui une à une s'écoulent
En graines de chagrin et roulent
Comme perles et rosée
Sur les joues d'une infante en pleurs
Dieu, que c'est triste ces pleurs
Aux yeux des gens du monde, nos larmes
Ces larmes impromptues seraient le fabuleux miroir
Des reflets de notre âme
Dès lors qu'au bord d'un oeil, de dame
Je vois; poindre et apparoir
Telle une larme d'aurore soudre en matinée
Une goutte emperlée d'une humeur larmeuse
Je sens vivre en moi un instant de bonheur
Car ces larmettes m'inspirent, elles seules d'ailleurs
S'en venant droit du coeur éminemment charmeuses
(par X Cépygé Les Maissineries X.20)
©
L’Anthologie et les mots
Écrire et versifier avec style et beauté
Des mots donnant la vie et d’autres primautés
À des vers émotifs et à rimes parfaites
Tendrement composés font ma joie et ma fête
Choisir les mots qui font des bouquets de parole
Être l’élu des foules, être en fait une idole
Être mis en compil au sein de florilèges
Le poète émérite a seul ces privilèges
N’étant point ce poète en ce sens n’étant rien
Par le monde hélas, je suis juste un terrien
Indigne de planer en la chrestomathie
Où dort le merveilleux au creux d’oeuvres choisies
(Ode par Cépygé. X Les Maissineries V.20)
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Prison
Du tréfonds de ma geôle
Que nul plaisir n’enjôle
Bonnes gens sans histoires
Oyez mes cris, oyez
De ce lieu, la prison
Fleurant bon le sison
Où je fais purgatoire
En mes regrets, croyez
Pour porter haut mon nom
Du bouge carcéral
Où je suis fourvoyé
Je fais voeu du renon
De mes tares et travers
Quoique ancrés, viscéral
Par ces mots, par ces vers
Humains ce jour, soyez
Pitié de moi, ayez
(Prière par Cépygé. X Les Maissineries X.20)
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Martialis modo
D’aucuns amassent argent et biens
D’autres par contre ont peu ou rien
Moi j’erre ainsi parmi ces gens
Sans pour autant être indigent
Ma vie coule selon mes goûts
Certes j’ai eu dons et bagou
J’écris en vers sans qu’ils épatent
Puisque ma bourse point n’éclate
J’irai bientôt rimer ailleurs
Pierre n’est hélas qu’un rimailleur
(épigramme par Cépygé .X Les Maissineries IX.20
Assmannshausen .am Rhein – Rûdesheim .de)
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Ma complainte
Je suis le vagabond
Honni, pestiféré
Le banni moribond
Et oncques préféré
Je suis le troubadour
L’écuyer qui fait rire
Même mes calembours
Sont omis d’ouï-dire
Je suis las, éreinté
Main tendue à l’aumône
J’ai beau dire et feinter
Ma sébile encore chôme
Chantonnant par les rues
Je parcours seul la ville
Jadis personne en vue
Ores je suis pauvre et vil
(Poème lyrique par Cépygé. X
Les Maissineries X.20)
©
à aimer quelqu’un ....
à aimer quelqu’un en secret
Voilà le passe-temps discret
Du chançard, direz-vous, en choeur
Hélas, mes amis, pour mon coeur
Un dilemme, parfois, des regrets
Car l’Amour fait fi des décrets
Tout coeur à ce jeu se soumet
Sans penser, presque sans rancoeur
à aimer quelqu’un (en secret )
Souhaitant un pardon discret
Faites grâce à ce Pierre Crasset
Porter par l’élan de son coeur
Sa conduite, il le sait, écoeure
Car toujours, il est encor prêt
à aimer quelqu’un (en secret )
(Rondeau nouveau par Cépygé. X
Les Maissineries I.20)
©
Le chant des villes
(Thème du Printemps des Poètes 2006)
Je n’entends plus hélas les vieux chants de ma ville
Ni bise, ni zéphyr comme autrefois n’emportent
Ces bruits d’hier encor familiers en ma ville
Certes ma cité vit mais me paraît bien morte
Je n’entends plus au loin ses matins de rumeurs
Naissant au point du jour dès que les coqs chantaient
Et que les carillons en grand nombre enchantaient
De leurs sons éthérés clamant la bonne humeur
Je n’entends plus vibrer les pavés du chemin
Sous les pas des chevaux halant leur carriole
Les jurons des charretiers, les gouailleries des mariolles
Quand ma ville s’ébroue sans ses cris de gamins
Je n’entends plus depuis que d’incessants ronrons
Ceux de moteurs ronflants de nos ans les fleurons
Je n’entends plus muser que ces sons en ma ville
Mes regrets se font jour les soirs à Charleville
Je n’écouterai plus les vieux chants de ma ville
Ils survivent en mon coeur loin de ma morne ville
(En Charleville.Mézières.fr.08)
par X Cépygé Les Maissineries III.20 ©
Les passeurs de mémoire
(Thème du printemps des poètes 2005)
Je fus plongé jadis du temps de ma jeunesse
En des textes en grec, en latin, en français
D’érudits d’occident ayant gloires et succès
Dont les vertus profondes ont créé ma richesse
Ma mémoire a gardé en mon coeur la tendresse
Pour les écrits en prose et poèmes et tercets
Pour les odes et sonnets, les lais et autres essais
Dont les scribes et lettrés ont sauvé la noblesse
De nos jours, fors les lettres où les maths sont en verve
Mes regrets sont réels et ma vieillesse observe
Les oeuvres d’autrefois se muant en grimoires
Ce sonnet que j’écris en vous narrant ma peine
Resterait sans écho s’il n’était les mémoires
De passeurs de talent, sa survie serait vaine
Sonnet par CéPYGé .X, Les Maissineries III.20
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- le site de
Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL/CéPYGé.X:
http://users.skynet.be/les.maissineries
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