tout simplement un homme ...


Je suis tel que je suis
Peu de choses à vrai dire
Plus je cherche, moins je suis
Il y a mieux, il y a pire

Une enfance bienheureuse
Quelques études littéraires
Peu d’années malheureuses
Je vivrais millénaire

Mais la vie est si courte
Seuls les Dieux ont cette force
Que leur âge point n’écourte

Et bien que je m’efforce
De paraître en ce lieu
Homme je suis, fors un Dieu

Cuenca .es Gnôté séôton
Sonnet irrégulier par Cépygé.X ©
Les Maissineries II.00


J'habite une petite bourgade appelée MAISSIN située en La Haute Lesse dans Les Ardennes belges-Province de Luxembourg. Né le 25.07.1936, la poésie a toujours été mon passe-temps préféré. mais je l'ai délaissée ....Après des humanités anciennes (dites gréco-latines) puis 40 années de travail en banque et de comptable en sus dans le privé, j'ai pu ENFIN me consacrer à l'écriture de textes que j'appelle pompeusement mes poèmes.

CéPYGé .X

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

(nouveau)  

La piscine enchantée


Lorsque tu apparus sous l'éclatant soleil
Telle la nymphe vivant à la source voisine
Le silence se fit ton entrée fit merveille
Et les regards suivaient ta démarche divine


Je revois cet instant où nous fûmes amis
Au bord de la piscine une majesté parmi
Nous qui déjà en moi créait les joies brèves
D'un désir grivois et envoûtait mes rêves


Tu fus la sirène dont les chants mélodieux
Ont conquis mon âme et mon esprit endurci
Et lors mon coeur atteint par nombres de soucis


Un jour tu es partie en la patrie des dieux
Rejoindre les naïades autres dames de l'eau
Moi j'espère et attends ta venue à nouveau


Thème de juin 2013 en sonnet
Les Maissineries VI.20


 

Le Fantastique

Thème d'avril 2013

Vivre tel un poète cette fête
Au seuil de mille rêves à l'orée du réel
En une perpétuelle quête
Entre une nature vraie et l'abime irréel
Est riche et fantastique


Son âme dès lors craint et redoute
Cet univers unique dément fantastique
Où son esprit se niche s'angoisse et doute


Car la féérie enfantée en son monde
Permet au chantre de vivre des rêveries
En ses écrits et crier à la ronde
Sa joie immense et sa fantasmagorie


Ode
Les Maissineries IV.2013

 

 

La Crémaillère

Oui je t'ai bien connue
Très chère je me souviens de toi
En ce temps-là tu vivais utilement
Au sein de chaque foyer
Mais tu es depuis hélas portée disparue
Tu peuples toujours mes rêves et je te vois
Quand enfant lors des longs soirs d'hiver
J'allais encore à la soirée
Toi l'antique et robuste crémaillère
Essentielle jadis à la vie
Armée de moult dents crantées et acérées
Brulée noircie tu trônais là dignement
Avec tes chaudrons cuivrés
Pendue parmi les flammes des feux de bois
Au cœur d'un âtre à tous les vents ouvert
En nos vétustes chaumières
Hélas tu es partie victime de la vie
Du progrès orner les travées de musées
Où tu survis sous les regards amusés
En cette retraite dorée enfin choyée
Toi qui a tant œuvré
Ores repos
e toi

Prosopopée par Pierre=Fernand Crasset=Mauviel
dit Cépyge.X Thème de Mars 2013
Les Maissineries III.20

 

 

 

Les “dix mots” 2013 sont :

ATELIER – BOUQUET – CACHET – COUP DE FOUDRE – ÉQUIPE
- PROTÉGER – SAVOIR-FAIRE – UNIQUE – VIS-À-VIS – VOILÀ


Dis-moi dix mots semés au loin

Voilà déja longtemps
Qu'un maître passionné de poésie
Son amour unique et éternel
Nous a le coup de foudre offert
Et initié à la grandeur de la prosodie

Depuis lors notre équipe propose des poèmes
Sur des sites en de nombreux livrels
C'est à cet humaniste fondateur en ce temps
De notre groupe que je dédie cet écrit sur ce thème

Initiateur d'un atelier d'écriture son cachet nous
Fut légué en don pour protéger son savoir-faire
Ce fut son ultime bouquet vis à vis de nous

Ode les Maissineries VII.20 Maritim Hôtel Titisee
 

 

 

Les souvenirs

Quand la brume descend le soir
Que le jour se mue en silence
Fleurissent alors en nos mémoires
Les souvenirs nés dès l'enfance

C'est l'heure où la quiétude avance
En ces instants calmes et sereins
La rêverie se lève et danse
Aux sons des trompettes d'airain

Huitain (ababbcbc) en octosyllabes
Les Maissineries VI.20



 

 



Les coussins

Connaissant ma venue mes désirs mes envies
Vautrée sur le sofa grenat de son salon boudoir
La démone entretenait céans les vices de la vie
Nonchalemment appuyée sur les vieux accoudoirs

Au milieu de coussins aux multiples couleurs
Des coussins japonais faits de soie de pékin
D'autres en satin brodés de dessins et de fleurs
Comme sont faits les ciels d'antiques baldaquins

Elle m'attendait la coquine dénudée fascinante
Bien que nue cette posture lui donnait davantage
L'air d'une ottomane d'une catin alléchante
Lors mon coeur aguiché tenaillé tel un otage
Lui fit nombres d'hommages en une fête impériale
Comme une offrande due à une diablesse royale

Thème de juillet 2012 Les Maissineries VII.20
 

 


 

Plume

Un scribe minutieux
Tenant d'une main experte
Une plume d'oie blanchâtre
A l'embout ruisselant
D'une encre épaisse et noire
Et qui d'une dextre alerte
Calligraphiait sur du papier vélin
Une pièce de théâtre
Parmi d'autres grimoires
Me tenait sous le charme
De son écriture
En ce ballet troublant
Admirer cet aède astucieux
Dont la plume légère volait
Sous le souffle d'un vent sibyllin
Dans l'espace littéraire et chimérique
Me laissa lors rêveur

Maniée avec grâce et ferveur
Cette plume fantasque et féerique
Et pleine de magie s'envolait
Emportant son flot de rimes
Mêlées de mots choisis
Pour composer en prime
Des vers presque parfaits ou quasi
Me laissa pantois et en larmes
A leur lecture

Poésie lyrique
Vision et Réalité d'antan
Les Maissineries V.20

 

 

 

 

Et si c'était .....

Et si c'était une réalité
Le rêve que j'ai vu
En cette nuit magique
Dans une scène aux fabuleux décors
Une demoiselle sans âge
La chevelure couronnée de fleurs des bois
Chaussée d'une paire de cothurnes
Jouait assise très sage
Tantôt de la flûte double corps
Tantôt du hautbois
Des romances dont les sons et accords
A la musicalité
Délicate charmaient
Mon fantasme nocturne

Et si 'était
EUTERPE la muse
De la musique
Ce mirage m'a bien plu
Et me grise aujourd'huy encore
Vous le conter m'amuse

Ode Les Maissineries V.20

 

 

 

 

Enfance

Thème du Printemps des Poètes 2012

Je la regrette mon enfance
Il était doux ce temps alors
J'étais le bébé chéri à outrance
L'adoré fou de ma bobonne
Il était doux ce temps alors
J'étais son ange le premier-né
D'une auréole couronné
Et vénéré tel une madone

Ode à Cati ma grand-maman
Les Maissineries .III.20

Concours de poésies 2012 du site
http://www.lespoetes.net



 




Éloge du livrel

Sous ce concept électronique
Nouveau j'offre à celui qui aime
En un recueil unique
Ma compil de poèmes

Par cette moderne structure
En laquelle dejà je crois
J'offre gratuitement en lecture
Mes mots libres de droit

Sur ce socle mondain
Où nichent nombres de fantaisies
Ménestrels bardes écrivains
Méconnus livrent leur poésie

Au public de lettrés du monde
A la volée dès lors bien à l'aise
Ils sèment leurs écrits à la ronde
Espérant que bons nombres plaisent

Ode à la nouveauté
Poésie lyrique
Les Maissineries III.20


 

 

 

je suis saturnien

Mon esprit est amer et mon âme se meurt
Les charmes en cette vie au fil des ans périssent
Mornes sont mes rêveries et leurs divins plaisirs
Ces alliances nouvelles en moi me hérissent
Et affectent ma nature d'une grande douleur
Voici lors mon destin je n'ai plus de désirs
Mon coeur las est en peine et pleure
Cette folle langueur me donne mélancolie
Tout est noir et banal et l'avenir je crains
Mon village vivant et gai et jadis en folie
Est morose aujourd'huy sans écrin
Même ses vieilles demeures
Succombent en vagues ruines
Mon espoir se mue en une plainte mortelle
Je suis triste ce soir il bruine
En mon âme immortelle

Je suis né saturnien
Ode par Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
dit CéPYGé. X Les Maissineries.I.20

 

 

 

Dis-moi dix mots qui te racontent

Mon âme a tant de choses
De secrets à confier
Que par songe alors
En des transports et rêveries insensées
Elle m'envoûte ces nuits-là je délire

Ces fantasmes de noctambules voyeurs
Créent chez moi et déposent passivement
En mon coeur des joies intimes ou pire
Me glaçant parfois de maintes frayeurs
Certes je vis autrement
Que nombres d'entre nous
L'histoire car je me sens ascète
Un penchant naturel modeste

Je m'imagine dès lors
Être un brin poète
Là mon caractère se manifeste
Je confie mes pensées
En des poèmes en vers où j'ose
Me dévoiler à vous
Chers lecteurs en un style codifié

Ode.
Les.Maissineries VII.20

Les « dix mots » 2012 ont été dévoilés il y a quelques jours...

ÂME, AUTREMENT, CARACTÈRE, CHEZ, CONFIER, HISTOIRE, NATUREL, PENCHANT, SONGE, TRANSPORTS


 

 

Histoire Thème de Mai 2011

Jeune déja je fus un passionné d'histoire
Ancienne celle que vécut notre planète entière
Les batailles entre états et autres territoires
La misère des peuplades proches des frontières

J'ai apprécié beaucoup le lustre
Avec lequel nos maîtres nous contèrent
Les récits d'épopées illustres
En ces temps d'existence austère

Aujourd'huy les gens contemplent les fastes
Et souvenirs des royaumes survivants
La foule admire ces pratiques de castes
Ancestrales et des monarques le destin émouvant

Non je ne vous dirai pas l'histoire de ma vie
Elle est bien trop banale vous ne la liriez pas
Elle ne vous inspirera rien ou alors peu d'envie
Car narrant un récit simple sans saveur ni appât

Loin de celle d'un prince au passé grandiose
Donnant idées parfois à des filles de tout âge
Qui se pâment et jalousent ces choses
Antiques ravivées d'un lointain héritage

Ode Les Maissineries V.20


 

 

d'infinis paysages

Printemps des poètes 2011


Par la pensée je vais au hasard des saisons
Revoir ces lieux secrets aires de ma jeunesse
Que des maux infinis en ce temps de vieillesse
Censurent et ces carences modèlent ma raison

J'aimais me promener où les biches abondent
En ces forêts d'Ardennes du pays de mon père
Où croît le muguet tendre à l'abri des ondes
Là, je rêvassais caché en mon humble repaire

J'aimais hanter les rues de villes mornes et tristes
Aller parfois goûter l'ambiance citadine
Me couler aux soleils de terrasses à touristes

Bercé par des rengaines diffusées en sourdine
Je me sentais alors un être omniprésent
L'heure est passée hélas je vis seul le présent

Sonnet irrégulier Les.Maissineries XII.20
 

 

 

La langue française en fête du 12 au 20 mars 2011
Le thème international "Solidarités" a été choisi par la France, le Québec, la Suisse romande, l'Organisation Internationale de la Francophonie et la Communauté française de Belgique pour fêter la langue française en mars 2011!

Les 10 mots francophones de la solidarité sont:

Accueillant - Agapes - Avec - Chœur – Complice Cordée - Fil - Harmonieusement - Main - Réseauter

Voici mon poème en avant première
Solidarités

Nous étions en cette période en guerre et certains
En COMPLICE ACCUEILLANT dotés d'une folle hardiesse
Tendaient parfois en cachette une MAIN
Secourable à d'autres en grande détresse

RESEAUTER au FIL des années comme
Les guides de montagne réunis en CORDEE,ces hommes
HARMONIEUSEMENT gérés faisaient face
en CHOEUR à un ennemi bestial; enfin survint la libération
Alors le peuple fit dignement la ducasse
AVEC forces AGAPES et libations

à tous les héros morts du 10 V 1940 au 8 V 1945

Poésie lyrique
Les Maissineries V 20


 

 

Couleur Femme

Thème du 12e Printemps des Poètes 2010


Source d'inspiration de l'amour et de l'art poétique

De nombreuses dames ont délaissé jadis leur envie d'écriture

Et la littérature vécut ainsi en veuve inconsolée

Maints siècles de lumière dès lors privée de leurs rêves épiques

Ainsi furent ignorés leurs odes et de charmants quatrains

Et moult poésies que nos tendres amies auraient pu révéler

Nos compagnes d'antan géraient plus leur famille le rouet à filer

L'hyménée les couffins que leur soif de culture

Contraintes par l'usage leur foi et les bondieuseries

Heureusement devenues nos égales leur allant leur entrain

Nous permettent de juger à présent leurs divines éloquences

Ores pour le monde que la vie serait morne terne lors sans couleur

Sans l'écrit de ces femmes poétesses muselées

Montrant leur plaisir et leur joie à conter leur rêveries

Dont les thèmes parfois dévoilent leur vécu et leur grande douleur

Que de trésors perdus de pensées omises durant ces siècles de silence

 

Ode par Pierre Fernand CRASSET MAUVIEL dit CéPYGé.X
Les Maissineries I.20

 


 

Thème de décembre 2009
Déchirures

à mamy

J’ai eu sept ans
Hier et aujourd’hui maman nous quitte
Pour un américain, son amant
Dit-elle, avec nous elle s’ennuie
Elle n’a plus aucun Amour pour moi
Et j’ai depuis un très, très gros chagrin
Et je pleure Mamy lorsque je suis seul la nuit
Mais n’ose pas le dire
Avec mon papa maintenant j’habite
Il me gâte à tous crins
J’aime toujours ma maman
Et son joli minois
Souvent je souhaite mourir ou pire
Encore Mamy comme d’ailleurs en ce moment

A Mamy

Ode ou poème lyrique
Les Maissineries XII.20

 

 


La sensualité

Ce plaisir est humain et dope mes envies
Me gorger de désirs me rend lors sensuel
Adorer vivre ainsi fait le jeu de ma vie
Je ne m’en prive point j’en fais mon usuel

J’aime me promener admirer la beauté
J’ai plaisir et des joies à serrer contre moi
Entendre les mots doux charmants de nouveauté
D’une femme dont le corps excite mon émoi

Regarder vivre autrui goûter l’incorporel
Me gaver du parfum de fleurs ou de cuissons
Réjouissent mon coeur et choient mon naturel
Je suis un bon vivant un gamin polisson

J’aime la vie en somme et sa sensualité
J'appréhende la mort l’autre réalité

Ode
Hôtel Dorint Daun.de
Les Maissineries IX 20

 

 

Tio

J'ai pour amie Tio une chatte

Pas pour la vie ni à demeure

Elle vient à moi, pour mon coup de patte

Où quant pardi, de faim elle meurt



Ce genre de vie nous laisse libre

Elle va par-ci et moi par-là

Lorsque je la vois, tout en moi vibre

J'ai vite compris sans qu'on parla



Un coup de foudre nous a uni

Pour le meilleur ou pour le pire

Las, si la vie nous désuni



Que de chagrins et de soupirs

J'ai pour amie, Tio, une chatte

Que j'entretiens et que je flatte



Sonnet irrégulier par
Pierre Fernand Crasset Mauviel dit Cépygé. X
Les Maissineries IV 20


 

 



*/Cuisine/*

*/ /*

*/Nos cuisines sont utiles autant que les théâtres/*

*/Car de ces lieux mythiques un univers de dames/*

*/Nous vient au quotidien la nourriture des corps/*

*/Qui donne forces aux âmes et la vie à l’esprit/*

*/Depuis l’égalité sexiste au pied de l’âtre/*

*/Je gère casseroles et couteaux à longues lames/*

*/Viandes poissons sauces et autres victuailles/*

*/Sans cesse je les travaille les taille et les retaille/*

*/A ces rustiques joies depuis lors j’ai pris goût/*

*/Et me gave du plaisir de flatter le bon goût/*

*/De ces hôtes imprévus qui se pressent, épris/*

*/Par mes dons culinaires ignorés jusqu’alors/*

*/Je ne suis ni Vatel ni Bocuse ces maîtres
/*


*/ Mais un « quistre» inconnu désireux de paraître/*

*/ /*

*/Ode ou poème lyrique/*
*/Les Maissineries VIII.20/*

 

 

 

Monuments
 

Ces vestiges du temps aux aspects vieillissants
Qui montraient la grandeur d’empires florissants
Et survivent encore en des ruines admirables
Sont plaisants à nos yeux et restent vénérables

Que de peines de souffrances de brimades
Se cachent en ces palais aux vastes esplanades
Ils sont l’ oeuvre d’humains d’artistes éminents
Et attirent les curieux en ces lieux fascinants

La nature toujours est du monde maîtresse
Elle est vivante et fière et use de ses droits
Les merveilles créées sont sujettes à ses lois
Elles périssent hélas s’effritent et disparaissent

Ode ou poème lyrique
Les Maissineries VIII.20

 

 


Handicap

Un monde idéal est de pure fiction
Même la Galaxie a des défauts sous cape
Tout sur notre globe traîne son handicap
A nous de l’assumer sans craindre les frictions

Tout homme a ses secrets et ses imperfections
Tant pis si en public ses maux nous handicapent
Vivons nos différences et défions les chausse-trapes
Le doué a ses vices et manque de perfections

Nous sommes tous des frères actifs sur cette terre
Différents en tous points parfois minoritaires
Gérons lors nos travers et soyons bienheureux

Bravons le sort cruel qui nous rend malheureux
Comme font les lions, les hyènes et les tigresses
Nous serons lors seigneurs bien que nos tares agressent

Sonnet
Hôtel Brügger am See.Titisee.de
Les Maissineries VII.20


 

 

Les vitraux

Ils font nos souvenirs comme les vieilles pierres
Ces merveilleux vitraux exposés en hommage
Aux verrières de l’église étincelants et fiers
Contant maintes souffrances en nombreuses images

Ils émanent des dons de familles généreuses
De gens d’ici, de Bretagne et proclament
En motifs colorés leurs épreuves douloureuses
Leurs espoirs et souhaits telles des oriflammes

Ils ont leur ex-voto , en voici un tel quel
Ecrit en celtique « Evurus Ar Re A Ouel »
Qui me hante l’esprit mais demeure incompris

Comme sont les sermons assidûment appris
Vantant la paix, la joie en la béatitude
Ores ils sont là passifs empreints de gratitude

Sonnet irrégulier
Eglise St Hadelin Maissin.Ardennes.be
LesMaissineries VII 20

 

Ma nuit

Ö Nuit ! Ö douce nuit ! parfois mésestimée
Chaque jour tu m’attends Ô ma nuit bien aimée
Je vivrais sans repos sans répit et sans rêves
Sans toi je languirais tu es la tendre amie
Du refuge chéri où toi la magicienne
Cache le fameux gîte où je crée mes rêveries
Et ces heures pour moi seront toujours trop brèves
En ton île de tendresse à l’abri d’hystéries
Où je me réfugie à la tombée du soir
Sous une laine zéphire au creux de l’illusoire

Tu es telle la rose qui fleurit patricienne
Tu es la femme fée en ces temps mon ouaille
Qui renaît chaque jour à jamais raffermie
Heureusement pour moi j’apprécie ces plaisirs
Mais que le veuillent ou non hélas mes désirs
Un jour mon cœur et ce choix lors m’ennuie
Tu m’emporteras en tes sombres entrailles
Sans remords en ta mystérieuse et éternelle nuit

Hôtel Continental Nago-Torbole.it
Ode
Les Maissineries VI.20

 

Délires

Parmi le genre humain il est des spécimens
Dont l’esprit délirant s’en va hors du réel
Se perdre et divaguer. Dès lors ces gentlemen
Errent de délires variés en penchants surréels

Pour doper d’enthousiasme nombres de leurs lecteurs
Les poètes sont friands de phantasmes ces vecteurs
Qui les poussent souvent à chanter l’irréel
De ces amours troublant âmes et rêves idéels

Leur joie est si vive qu’ils jubilent et délirent
Dès lors que leurs desseins et propos sont compris
Ils savourent en leur coeur cette ivresse hors de prix
Et pleurent d’allégresse « in fine » de plaisirs

Ode
Les Maissineries V.20

 

Folie

Je vis tout simplement hors folies et grandeurs
Lorsque je suis sujet à la mélancolie
Il me targue de dire avec forces candeurs
Que mon esprit s'évade en rêves de folies

Certes ces états-là sont de courtes durées
Mais me font un bien fou et gèrent ma raison
La sagesse s'acquiert par ces peines endurées
Que maint humain subit au détour des saisons

En cette vie fofolle où tout est frénésie
Je fais l'éloge ici d'une folie certaine
Et suis parmi ceux-là dont l'âme puritaine

A foi en une terre où fleurit la splendeur
Que FOLIE et marottes égayent avec ardeur
De délires, de débauches et de folle hérésie

Hôtel Astoria Stresa.it
Sonnet irrégulier
Les Maissineries VI 20
 

 

 

J’ai perdu l’amour

J’ai perdu l’amour
L’amour de ma vie
Il s’est envolé
Et j’en fus tout triste
Et déboussolé
Vivre avec elle
Etait lors mon rêve
J’étais fou d’icelle
Mais l’année fut brève
Et cela m’attriste
J’ai perdu l’amour
L’amour de ma vie

Vivre une autre vie
Et d’autres mamours
Mener la grande vie
Etaient lors ses rêves
Et elle est partie
Suivre ses envies
J’en pleure sans trêves
Seul en apathie
J’ai perdu l’amour
L’amour de ma vie

Si tu veux petite
Faire des bêtises
Suivre tes envies
Penses-tu lorsque tu courtises
Rendre malheureux
Et que tu dépites
L’amoureux
Transi qui perdra l’amour
L’amour de sa vie

Poème lyrique
Les Maissineries . V 20

 

 

 

Dix Mots pour dire Demain

Lorsque le clic-clac du capteur retentira
Que vous soyez païen, saint homme ou doux apôtre
A l?heure compatible où votre âme partira
Attirée avec forces loin du clair de Terre
Vous irez alors sans même que vos amis comprennent
En un monde nouveau au delà de l?Ether
Sans certes la désirer elle sera vôtre
Cette vision dantesque en un autre Ailleurs
La destinée finale où vous vivrez demain
Qui va vous transformer en des esprits meilleurs
Car c?est écrit en vous dans le génome humain
Sur notre terre hélas rien n?est à jamais pérenne

Ode
Les Maissineries XI.20

 


Les guerres

L’humain a ce besoin de souvent guerroyer
Un désir constant qui m’horripile d’autant
Que les guerres font alors l’objet de plaidoyers
De slogans, d’armistices ou d’accords de titans

Des élites hélas ivres de glorioles
Pourfendeurs de la foi, de principes et de droits
Se gorgeant des suffrages d’ignorants marioles
Amènent à la guerre où la mort tout foudroie

Ils sont là nos héros, en rangs serrés, étendus
Dans leur tombe en nombreuses nécropoles
Magnifiés en discours, chairs blessées, éperdus
Avec des monuments dans chaque métropole

Avec le temps se meurent les idéaux de paix
Envoyons nos champions se combattre en duel
Et défendre leurs causes, alors nous vivrons en la paix
En nos humbles chaumières, loin de leur rituel

Pamphlet
Les Ardennes. Lux. be
Bastogne 25.XII.44 et Maissin 22.VIII.14
Les Maissineries IV.20

 



Wie is ?


En costume et cravate, il s’en va d’un bon pas
Etrangement discret, taiseux et sans faux pas
Ce personnage narquois est avare de ses dire
Toujours droit comme un i, ébauchant un sourire

Seul, semblant perdu en des rêves pathétiques
Un peu comme la Joconde, il est énigmatique
Ce client important, idéal, respecté militant
Va mystérieux, très secret, distingué et distant

L’avez vous reconnu avec si peu d’indices !
Dites-moi mes amis, dites alors. Wie is
Deze Quidam ?
Een meisje of een man !


Poème lyrique
Les Maissineries IV 20


 

Mes carabistouilles de poétereau

Il aimait composer des vers sur tout, sur rien
S’épancher en des rêves et lors baguenauder
Sans rimes ni raisons sans but et sans lien
En pensées sottement ainsi marivauder


Il aimait bien écrire aussi certes pour plaire
Dire ses sentiments sur des passions vécues
Au hasard des saisons, par voie épistolaire
Espérant conserver sa verve invaincue


Il est le rêveur fou, le scribe de jadis
L’aède délaissé, l’inconsolé poète
Seul ici bas perdu. Quo vadis
Crasse? Rêvassez en ma tanière secrète

Ode
Les Maissineries III.20

 

 

Théâtre

Partout en ces lieux, en ces palais mythiques
Où des fans se délectent de propos pathétiques
Se crée et naît en nombres une magie de l’art
Sous la houppe de maîtres, adulées super-stars


J’ai regret mes amis de n’avoir point le don
De cet art théâtral étant plus théâtreux
Qu’artiste éminent, élégant, savoureux
Sur les planches parfois j’ose le rigaudon


Certes j’aime ouïr les répliques des acteurs
Assister et jouir en obscur spectateur
Perdu au poulailler, lors leurs jeux apprécier
Et goûter facétieux ce plaisir qui me sied


Ainsi je me suis régalé aux scènes familières
De vaudevilles, de drames et autres comédies
Etudié forcément les classiques tragédies
Et gardé en l’esprit quelques vers de Molière

Ode
Les Maissineries II.20


 

 


L’élu


Il est enfin connu l’élu présidentiel
Il trône parmi nous bien au milieu des foules
Des drapeaux agités tels les vagues et la houle
Saluant de la main en chef providentiel

Puis il défile ainsi qu’un empereur à Rome
Avide des promesses émises en ses discours
Le peuple est tout ouïe et au meeting accourt
Surtout n’oubliez pas qu’il est le fils d’un homme

Le succès dure peu son vent tourne les têtes
La puissance et la gloire étant choses éphémères
Tout sur terre est fugace et n’est que pure chimère
Mieux vaut une vie calme et la vivre en poète

Poème lyrique Les Maissineries II.20
 

 

Souhaits
 

Voici que nous revient le temps
En cette fin d’année où brillent
De mille feux les souhaits et les vœux
Cette coutume, habitude d’antan
Est toujours florissante ici en famille
Entre ancêtres ou neveux

Moi mes souhaits sont faits d’intimes rêveries
D’idéal parfois voire d’irréelles flâneries
Moi seul certes les sais et j’en rêve en cachette
Les gardant jalousement enfouies en mon cœur

Ont-ils formes humaines, divines ou angéliques
Je ne le dirai point aux curieux ces désirs
Car mes pensées je les garde secrètes
Au tréfonds de mon cœur

Ores, comme les poètes, rêvassez à souhaits
Puissent vos intimes plaisirs
S’accomplir et puis un jour éclore

Chez moi mon âme en est repue, dès lors
Ma vie s’écoule magnifique
A souhaits

Ode
par Pierre-Fernand Crasset Mauviel dit Cépygé X
Les Maissineries. I. 20

 

Noël

Voici Noël déjà et ses gels et froidures
Heureux temps aujourd’hui que de joies en ce temps
Où la neige et la paix journellement perdurent
Ravivant cependant maints souvenirs d’antan

C’était en Ardennes pays de ma jeunesse
En décembre au soir de la dernière guerre
Quand primait en mon cœur un besoin de tendresse
C’était le quotidien et notre vie naguère

C’était les mêmes lieux un hiver froid glacial
Avec en primauté la mort quasi prochaine
Et ce fut notre crainte en ce moment crucial
Car des hordes sauvages attisaient bien des haines

Et puis le temps passa les luttes s’apaisèrent
Le calme enfin revint celui que tous espèrent
En ce jour de Noël la paix est bien vivante
S’affirmant encore plus à mes yeux captivante

Ode ou poème lyrique
par Pierre Fernand CRASSET MAUVIEL dit CéPYGé.X
à Maissin en Ardennes Souvenirs du Noêl 1944
Offensive von Rundstedt dite Offensive des Ardennes

Les Maissineries XII.20

 

 

Le Miroir

Moi, je suis une simple glace
Une glace sans tain
Le miroir espion
D’une maison close
Je suis très spécial car j’ai deux côtés
Un coté face où viennent se mirer
Les frimousses charmantes de nombreuses filles
Et un côté pile un peu plus coquin
Fait pour admirer
Tout ce qui se passe
De l’autre côté
J’en ai vu des choses
Lors je suis toujours resté de glace
Bien que j’ai vu passer en des décennies
Des hommes et des femmes qui se déshabillent
Des ducs, des bourrés et des pleins aux as
Et des tas de couillons
Avec en primeur des républicains
Jouant les pantins
Mieux vaut que je taise
Les scènes de baises
J’en ai vu des choses de pile ou de face
Au cours de ma vie
Mais ce qui est pire, la maison va clore
Mon règne va finir et je le déplore
Je me plaisais bien et le temps passait
Agréablement j’avais du succès
Tant du côté pile que du côté face

à Mirwart.be
Prosopopée
Ode
ex Les Maissineries. IX.20

 



Québec et la francophonie

Salut à vous, nobles cousins et amis du Québec
En votre belle province
Vos racines lointaines
D’ascendance francophone
Comme les miennes d’ailleurs
Survivent en vos cœurs
Et font comme autrefois vibrer les échos joyeux
De notre langue commune émaillée des joyaux
De vos mots patoisants

Mon plaisir est immense et divinement troublé
Lorsque parfois j’entends en ma région natale
Ce parler québecquois aux accents différents
Avec ses mots d’antan, de l’ancienne Acadie
Je me sens lors heureux
Que ces termes d’hier puissent encore aujourd’huy
Au loin sous le vent, les neiges, et la bourrasque
Survivre depuis des temps anciens, bien au delà des mers

Ode ou poème lyrique
 

 

Thème du Printemps de Poètes 2009

EN RIRES


Il était toujours gai avec son air moqueur
C’était un conteur-né un vrai diseur de blagues
Qu’il imaginait certes et couvait en son cœur
Pour les dire aux passants comme certains les draguent

Il aimait beaucoup rire et prêtait à sourire
Quant au loin il venait tous savaient bien qu’en rires
Il les aborderait toujours un rien taquin
Pour dire sa dernière en un flegme coquin

Un jour il est parti enflammer l’au-delà
En mes temps de loisirs j’imagine parfois
Ce blagueur en conter arpentant cette fois
Les vignes du seigneur où croit du chasselas

Ode par Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL dit Cépygé X
Les Maissineries VI 20

 

des yeux


Voici la Laetare, jours bénis
Jours de joies, de fêtes, du carnaval
Où des gens costumés, à l’infini
Défilent en cortège au travers de la ville
Coutume fort ancienne à l’aspect médiéval
En ce jour, j’étais gai comme lors d’un vaudeville

Soudain du cortège surgit une forme
Masquée, vêtue de la tête aux pieds, hors normes
Sauf les yeux au doux regard visible
Qui me fixaient pétillants et paisibles
Et ces yeux verts intenses, aux reflets d’émeraudes
Me parlaient, sans mot dire, de leur soif de paix, d’envieux plaisirs
De leur quête de joies, de leur vie monotone, et de nombreux désirs
Hardiment tel un pauvre affamé en quête de maraudes

Puis la troupe passa et avec elle
Ces yeux inquisiteurs, mes envies, mes regrets
Dès lors survint en moi cette peine éternelle
Que mon cœur toujours console en secret

Ode
par Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEM dit CéPYGé.X
Les Maissineries VII .20

 

 

IndéPEndAnCE

Amis, ne croyez pas tous ces fieffés prêcheurs
Qui louent sans relâches et prônent l’indépendance
Insensé ce slogan, panacée d’aguicheurs
Où le mortel croyant s’abreuve d’abondance

Être libre, démocrate, autonome
S’envoler dans la vie encense ce désir
S’affranchir est le vœu et le propre de l’homme
Jolis rêves, s’il en est, d’irréels plaisirs

Seul, l’esprit est hélas le lieu vrai, idéal
Que j’aime hanter souvent tant il fait ma fierté
Là se niche la paix en ce palais royal
Lieu chéri des poètes et de leur liberté

Ode par Pierre Fernand CRASSET MAUVIEL dit Cépygé.X
Hôtel Gritti Bardolino.it
Les.Maissineries VI .20 ©

 

 

Amour

L
orsqu’ Eros et ses flèches enamourent nos cœurs
Celui qui est touché vit d’étranges passions
Car ce don vient du ciel telle une grâce divine
C’est l’amour idéal aux charmes inouïs
L’homme est alors un dieu et la femme déesse
L’amour les dévore à toutes heures et saisons
En tous lieux, il est là, jusqu’à perdre raison
En cette féerie l’âme s’épanouit
Vit et croit en beauté, l’amour là se devine
En son sein l’amoureux se dépense en prouesses
Pour enflammer sa fée et sortir en vainqueur
De ce duel de charme aux nombreuses pulsions

L’amour est inconstant hélas bien trop souvent
Il est tout feu tout flamme ainsi dès le début
Quand vient le quotidien le bel amour se meurt
Adieu les jours heureux, voici le temps des pleurs
La belle et son amant reclus en leur demeure
Se fanent, s’étiolent comme périt la fleur
Dès qu’amour fait défaut la vie semble sans but
Car il est fait de rêves, hélas bien trop souvent

Ode
par Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL dit CéPYGé.X
Les Maissineries. IV 20 ©

 

 

L’Idéal

Chacun est en ce monde avide d’idéal
Certes l’idée est noble et dope nos envies
D’idéal en amour, d’idéal en la vie
Parfois il éclot, las il n’est point féal

Ce rêve idéel est teinté de bonheur
Du bonheur d’une vie simple, bien ordonnée
A l’abri des regards un peu comme les fleurs
Dont la beauté nous grise ainsi qu’un romanée

Pour qu’il survive en paix, le jour, la nuit, les ans
Voilà ce qu’il lui faut à un cœur tel le sien
Non les choix d’un ermite ou ceux d’un bohémien

Mais l’unique idéal au hasard des saisons
Fut de gérer en paix, famille, biens, maison
Sans plaintes, sans excès, toujours en souriant


A bonne-maman Julia M
Sonnet par Cépygé.X
Las maissineries . V.20 ©

 

 

Vieilles pierres

Là-haut sur son rocher majestueux se dresse
Le château de Bouillon, celui de Godefroi
A l’abri des vieux murs les pas d’un palefroi
Résonnent en échos en notre forteresse

Au sein du fier donjon des esprits en détresse
Fredonnant des refrains qui nous glacent d’effroi
Errent souvent l’hiver et les soirs de grand froid
Avec de blancs fantômes enivrés de tendresse

Les pierres et les rochers nous content le vieux bourg
La vie des pauvres serfs vivotant au faubourg
Car elles ont vu en bas défiler tant d’histoires

Des actes criminels de barbares en armes
Des batailles sanglantes et des cris de victoires
Et parfois en cachette elles sont toutes en larmes


Sonnet
par Cépygé.X le pseudo de
de Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
à Bouillon.be
Les Maissineries. XII.20 ©

 

 

Paroles et pensées érotiques

Paroles:
Sois la bienvenue mon coeur à ma table ce soir
Pour te plaire, O ma reine, j’ai choisi ce palais
Prends place je te prie, n’aie crainte de t’asseoir
Où règnent en ce haut lieu les plaisirs du palais
Pensées:
J’ai eu beaucoup de mal à l’attirer ici
Avec ce genre de fille il faut des gentillesses
Enfin elle est présente, j’ai eu bien des soucis
Paroles:
Merci mon ami pour cette invite aimable
J’aime et ne refuse point ta compagnie galante
J’adore en effet être avec toi à table
Surtout que je la sais toujours étincelante
Pensées:
Je suis vraiment sensible et ses propos me plaisent
Mais ne lui dirai pas mes sentiments pour lui
A moins qu’il ne me charme et me languisse d’aise
Paroles:
Mon amie, que de joies, de plaisirs vous me faites
Vous êtes bien jolie en cette parure de fêtes
Mon c?ur est plein de feux, et pour vous il s’enflamme
Et brûle en cet instant à vous conter sa flamme
Pensées:
Elle me plait plus que tout avec sa longue tresse
En sa jupe mini courant au ras des fesses
Déjà je sens EROS en moi croître en vigueur
Paroles:
Voulant briller pour vous en cette soirée de rêve
J’ai mis mes beaux atours car je connais vos goûts
Oh mais que me dites-vous? Vous êtes un orfèvre
Et me troublez mon cher avec votre bagout
Pensées:
Je vais rester de marbre sous ses propos charmeurs
S’il me veut pour amie en son humble demeure
Qu’il le dise vraiment car j’envie vivre chez lui
Paroles:
Donnez-moi votre main, votre c?ur pour la vie
Je vous jure ma mie d’être amour éternel
Répondez-moi franchement si vous avez envie
Mon c?ur ne peut aimer que femme exceptionnelle
Pensées:
Que de plaisirs j’aurai à aimer cette fille
Rien qu à poser ma tête sur ses jolis nichons
Ou à nicher mes mains en des lieux folichons
Paroles:
Je vous donne mon ami mon accord et mon c?ur
Je serai toute à vous et fidèle pour la vie
J’ai eu de grand bonheur en votre compagnie
Vous êtes celui seul qui puisse aimer mon c?ur
Pensées:
Enfin c’est terminé, je lui plaisais je pense
Il me courrait aux fesses, il est grand temps pour lui
Que cesse cette attente, que j’aie ma récompense

par Cépygé.X le pseudo de
Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries VI.04 ©

 

 

Hiver

Mais que sont devenus
Nos hivers d’autrefois

Il est bien révolu ce temps
Où les quatre saisons
Marquaient leur différence
Car la terre hors raison
S’échauffe et agresse
Immuablement printemps
Eté, hiver, automne
Rendant le monde monotone

Mais que sont devenus
Nos hivers d’autrefois

Finies les batailles rangées
Aux boulets de neige
Les glissades en traîneaux
Les bonhommes de neige
Tous ces jeux hivernaux
Où les gamins rougeauds
Frisent l’exubérance

Mais que sont devenus
Nos hivers d’autrefois

En ces temps de froidure
Où les forêts givrées
Désertées des oiseaux
Et où le gel perdure
Ont un air désœuvré
Seuls chevaux et attelages
Déblaient les blancs villages
Et leurs routes enneigées
De leurs congères épaisses

Mais que sont devenus
Nos hivers d’autrefois
Ils font maintenant la mémoire des vieux
Qui les vivent encore en des rêves radieux

Ode
par CéPYGé. X le pseudo de
Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries III .20 ©

 

 

La femme

Une icône vivante apparut à mes yeux
C’était une femme, un être exceptionnel
Sa tenue lui donnait un charme mystérieux
Je tombai amoureux, ce fut irrationnel

Son maintien, son allure avaient un port d’altesse
Etait-elle brune ou blonde hélas je ne sais
Tant je fus subjugué par ses nobles attraits
Je suis resté sans voix devant cette noblesse

Mes audaces à savoir forcèrent mon désir
Ma curiosité lors se fit un peu plaisir
Elle était la compagne et une alliée de rêve

D’un humain qu’elle aimait d’une affection loyale
Dès lors j’enviai l’élu et la beauté royale
Qui le grise d’amour chaque jour et sans trêve

Sonnet
par CéPYGé X le pseudo de
Pierre -Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries 1.20 ©

 

 

Abus

Si j’en crois les on-dit, les abus sont multiples
Ils fleurissaient déjà durant l’antiquité
Comblant d’aises hélas nombres de fiers disciples
Ils foisonnent encore en la modernité

Abusant sans honte les pauvres asociaux
Il est des êtres humains qui jouent les proxénètes
D'autres tapis dans l’ombre usent de biens sociaux
Aux motifs d’études, ils hantent la planète

Ses maîtres jouissant de pouvoirs abusifs
D'autorité, de confiance et de maints attributs
Et de psychologies à l’esprit incisif
Le spirituel lors serait source d'abus

Même le temporel subit des dérapages
Le monde des vivants certes est imparfait
Mais tout n’est pas mauvais, il est des hommes sages
Gérant sans abuser de la vie les bienfaits

par CéPYGé X le pseudo de
Pierre -Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries X.20 ©


 

 

Corpus et Corpora


Je suis comme beaucoup admiratif du beau
Un plaisir en ma vie, personnel et humain
Je suis fan et ami du sexe féminin
J’aime glisser mes doigts partout sous leur hennin
Plonger un œil coquin en leurs yeux et oser
Sur leurs lèvres poser une baise d’amour
J’aime lorsqu’en jupes-mini elles trottinent
Admirer leurs jambes sans jamais m’en lasser
Et leurs corps et leurs seins aux petits bouts rosés
Et leurs fessiers graciles où le string se devine
Je suis alors tenté de leur avouer glamour
« Tout en vous Mesdames , tout me fait rêvasser »

J’aime aussi admirer ainsi que les gamins
Des fées se pavanant comme font des robots
Défilant au galop aux rythmes d’un piano
Ou des athlètes hors normes abaissant des records
Mais suis abasourdi en mon âme et mon corps
Que cette devise qui me hante toujours
Que voici : « Mens sana in corpore sano »
Ait perdu de son âme et ne soit plus en cours
J’aime en sa beauté voir la pure perfection
Des corps et de l’esprit ; elle a mon affection

Ode
par CéPYGé. X le pseudo de
Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries XII.20 ©

 

 

Plaisir des sens

Prendre une coupe de vin
En humer le bouquet
Et mirer ses reflets
Faire tinter son cristal
Déguster ce régal
M’est un plaisir divin
Un peu de ce nectar
Donne vie à nos sens
L’excès donne naissance
Aux orgies du fêtard
Et Bacchus grâce à Toi
Maître viticulteur
Ton vin comble d’honneurs
La table sous mon toit

Les Maissineries IV.19 ©

 

Le Rapace

J'ai connu ce cupide
Dont la vie n'a de cesse
D'augmenter ses richesses
Et ce jeu le déride

Artiste de génie
Il est maître en cet art
Son talent s'ingénie
À draguer les dollars

Harpagon n'est point mort
Il vit intransigeant
Hors luxe et sans remords
Avide, épris d'argent
Son amour et ami
Et son seul Dieu admis

von B.W. Queens Hotel
in Baden-Baden

par Cépygé. X
le pseudo de Pierre Fernand
CRASSET MAUVIEL
Les Maissineries IX 20 ©

 

 

à mes professeurs

Voilà maintes années déjà que le collège
Ce lieu où j’ai grandi et ai pris de l’étoffe
Me rappelle l’époque où j’eus le privilège
D’avoir des pédagogues aussi nommés les profs

De ceux-la, ma mémoire a gardé certains noms
Je les vois plus encore affublés d’un surnom
Heureux temps que ce temps, ce temps d’adolescent
Hélas il est allé vers un temps sénescent

Puits de sciences, vaille que vaille ils inculquaient
Les bienfaits de leur science à de futurs adultes
Nos consciences et nos corps chaque jour s’éduquaient

Lorsque j’écris ces vers tout mon « ego » exulte
Peu me chaut leurs défauts, j’ai apprécié mes maîtres
Il appert qu’en mon cas, ils firent mon bien être

à AR Bouillon. be 1949-1955


Sonnet irrégulier
par Cépygé.X le pseudo de
Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries VIII. 20  ©

 

 

Mézières le 25.VII.1836

Madame,

Peu enclin à sourire tant j'ai peine en mon coeur

Incapable d'encore endurer cette flamme

Qui sauvagement me ronge et me brûle le coeur

Au point de m'étioler l'âme, le corps, et l'esprit

J'ai pris la liberté d'écrire, pardonnez mon audace, Madame

Ce billet anonyme mais toutefois sincère

Cette lettre osée vous dira tout l'amour

Dont mon coeur envers vous est épris

L'attirance qui me pousse à rêver

Qu'une idylle qui sait, une idylle d'amour

Pourrait naître avec vous et grandir

Comme en mes rêves je voudrais dans mes bras

Vous serrer; à l'oreille tout bas vous dire

Ces mots doux et calins que chantent les trouvères

Les sussurer, lors qu'ils puissent en vous se graver

Moi, en rêveur un peu fou, blotti entre vos bras

Un regard de vous qui se perd dans le mien

Un sourire, une parole, mon coeur en est ravi

Et vous avoir chez moi, vous voir au quotidien

En ces pensées déjà se créent nombres de joies

Lors mon souhait premier serait à l'envi

D'être amis; à voir ce rêve-là mon esprit jà festoie

Si curieuse vous êtes, l'anonyme vous attend

Chaque vesprée au pont de Pierre, lieu propice

Et combien romantique où l'amoureux patent

père votre venue prochaine sous d'excellents auspices


à Jeanne Marie MAUVIEL
n° XII Faubourgs de Pierre
en Mézières

Lettera amorosa-
Thème du printemps de poètes 2007

par CéPYGé.X  
le pseudo de Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries VII.20 ©



 

Abandon

Il est des mots charmants, las celui-là est triste
Ceux fleurant la bonté sont d’admirables dons
Ils détonnent en ce monde enclin aux abandons
Pour de futiles joies qui affligent et attristent


Le monde émerveillé d’enfants abandonniques
Qui s’en va à vau-l’eau avecques les années
S’éloigne toujours plus des rêves surannés
Emmenant les esprits en des lois anomiques


Vous décrire a bandon mes intimes pensées
Désuètes pour l’heure, inouïes, encensées
Par d’insolites vers, composés sans vergogne


Certes en ce bref instant je m’abandonne encor
A l’espoir d’être lu sans que pourtant j’implore
Car même un abandon ne ferait que j’en grogne


(Sonnet irrégulier par Cépygé. X ©
Les Maissineries X.20)



 


Sérénade

Si tu voulais , ma mie

Ecouter mon aubade

Rendre reine ma vie

Evite de surseoir

Ne laisse pas l’Amour

Amie, mon tendre amour

Dès cette nuit, ce soir

Entends ma sérénade


(Acrostiche par X.Cépygé ©
Les Maissineries XII.20)


 


Anniversaire

Depuis l’antiquité, l’homme adore les fêtes

Faisons donc la nouba tant qu’on peut si l’on aime

Avec forces plaisirs sans les excès bohèmes

Par soucis de garder équilibre en nos têtes


Les anniversaires sont les occases rêvées

Où l’on rit, où l’on boit, où l’on rote, où l’on chante

Où l’on danse à vingt ans, à cinquante, à septante

Lors, mon« ego » se plait à les voir ravivées


Ainsi je vis heureux avec ces sensations

Las, il en est certains qui créent des vexations

Dues aux chagrins cruels et génèrent des larmes



Notre vie serait triste avec juste des charmes

Qu’elle ait des hauts, des bas, je fuis le tristounet

Car je suis optimiste et vous le dis tout net


(Sonnet irrégulier Par X. Cépygé ©

Les Maissineries III.20)


 


! Poète ?


Dire en des mots choisis les choses de la vie

Magnifier les Amours, chanter la mort sordide

Exalter les plaisirs, les regrets ou l’envie

Raconter la souffrance humainement perfide


Etre maître des sons, jouer avec les sens

Jongler avec les rythmes en musicien du verbe

Montrer de l’au-delà ce que l’humain encense

Détailler des miracles aux sensations acerbes


Inspirer l’idéal de féminines âmes

Emouvoir par l’image et créer l’émotion

Dépeindre le détail pour que d’aucuns se pâment

Suggérer en rêveries d’irréelles notions


Le poète a ce don de peindre avec des mots

Les maux du monde entier parfois à demi-mot

Poétisant le laid pour en faire du beau

En artiste il vit, reclus en son tombeau


Le poète par son art de combiner les vers

Fait vivre à ses lecteurs, rêveurs dans l’univers

Après un dur labeur de recherche artistique

Ses rêveries intimes en des formes classiques


Suis-je un poètereau ou un futé poète ?

Auprès de vous Lecteurs, permettez que j’enquête…


(Ode par X Cépygé Les Maissineries IV.20) ©


 

Une fontaine parisienne

Au sein du vieux Paris
Se cache une fontaine
Impasse poissonnière
Ignorée des honneurs
Elle gît là, majestueuse et fière

Au fil des ans et jamais désoeuvrée
Hors sa gueule cuivrée
Au faciès marri
Elle crache dit-on, l'eau de la Seine
Loin du regard des foules
L'été, même l'hiver, à toutes heures
Toujours son nectar d'Or s'écoule

(par Cépygé.X Les Maissineries IV.20) ©

 



Larmes

Mon Dieu, que c'est triste les larmes

Celles qui une à une s'écoulent

En graines de chagrin et roulent

Comme perles et rosée

Sur les joues d'une infante en pleurs

Dieu, que c'est triste ces pleurs


Aux yeux des gens du monde, nos larmes

Ces larmes impromptues seraient le fabuleux miroir

Des reflets de notre âme


Dès lors qu'au bord d'un oeil, de dame

Je vois; poindre et apparoir

Telle une larme d'aurore soudre en matinée

Une goutte emperlée d'une humeur larmeuse

Je sens vivre en moi un instant de bonheur

Car ces larmettes m'inspirent, elles seules d'ailleurs

S'en venant droit du coeur éminemment charmeuses

(par X Cépygé Les Maissineries X.20) ©

 



L’Anthologie et les mots


Écrire et versifier avec style et beauté

Des mots donnant la vie et d’autres primautés

À des vers émotifs et à rimes parfaites

Tendrement composés font ma joie et ma fête


Choisir les mots qui font des bouquets de parole

Être l’élu des foules, être en fait une idole

Être mis en compil au sein de florilèges

Le poète émérite a seul ces privilèges


N’étant point ce poète en ce sens n’étant rien

Par le monde hélas, je suis juste un terrien

Indigne de planer en la chrestomathie

Où dort le merveilleux au creux d’oeuvres choisies


(Ode par Cépygé. X Les Maissineries V.20) ©

 

 



Prison


Du tréfonds de ma geôle

Que nul plaisir n’enjôle

Bonnes gens sans histoires

Oyez mes cris, oyez


De ce lieu, la prison

Fleurant bon le sison

Où je fais purgatoire

En mes regrets, croyez


Pour porter haut mon nom

Du bouge carcéral

Où je suis fourvoyé

Je fais voeu du renon


De mes tares et travers

Quoique ancrés, viscéral

Par ces mots, par ces vers


Humains ce jour, soyez

Pitié de moi, ayez

(Prière par Cépygé. X Les Maissineries X.20) ©

 



Martialis modo


D’aucuns amassent argent et biens

D’autres par contre ont peu ou rien

Moi j’erre ainsi parmi ces gens

Sans pour autant être indigent

Ma vie coule selon mes goûts

Certes j’ai eu dons et bagou

J’écris en vers sans qu’ils épatent

Puisque ma bourse point n’éclate

J’irai bientôt rimer ailleurs

Pierre n’est hélas qu’un rimailleur


(épigramme par Cépygé .X Les Maissineries IX.20
Assmannshausen .am Rhein – Rûdesheim .de)
©


 


Ma complainte


Je suis le vagabond

Honni, pestiféré

Le banni moribond

Et oncques préféré


Je suis le troubadour

L’écuyer qui fait rire

Même mes calembours

Sont omis d’ouï-dire


Je suis las, éreinté

Main tendue à l’aumône

J’ai beau dire et feinter

Ma sébile encore chôme


Chantonnant par les rues

Je parcours seul la ville

Jadis personne en vue

Ores je suis pauvre et vil


(Poème lyrique par Cépygé. X
Les Maissineries X.20)
©

 



à aimer quelqu’un ....


à aimer quelqu’un en secret

Voilà le passe-temps discret

Du chançard, direz-vous, en choeur

Hélas, mes amis, pour mon coeur

Un dilemme, parfois, des regrets


Car l’Amour fait fi des décrets

Tout coeur à ce jeu se soumet

Sans penser, presque sans rancoeur

à aimer quelqu’un (en secret )


Souhaitant un pardon discret

Faites grâce à ce Pierre Crasset

Porter par l’élan de son coeur

Sa conduite, il le sait, écoeure

Car toujours, il est encor prêt

à aimer quelqu’un (en secret )

(Rondeau nouveau par Cépygé. X
Les Maissineries I.20)
©

 



Le chant des villes

(Thème du Printemps des Poètes 2006)
 

Je n’entends plus hélas les vieux chants de ma ville

Ni bise, ni zéphyr comme autrefois n’emportent

Ces bruits d’hier encor familiers en ma ville

Certes ma cité vit mais me paraît bien morte


Je n’entends plus au loin ses matins de rumeurs

Naissant au point du jour dès que les coqs chantaient

Et que les carillons en grand nombre enchantaient

De leurs sons éthérés clamant la bonne humeur


Je n’entends plus vibrer les pavés du chemin

Sous les pas des chevaux halant leur carriole

Les jurons des charretiers, les gouailleries des mariolles

Quand ma ville s’ébroue sans ses cris de gamins


Je n’entends plus depuis que d’incessants ronrons

Ceux de moteurs ronflants de nos ans les fleurons

Je n’entends plus muser que ces sons en ma ville

Mes regrets se font jour les soirs à Charleville


Je n’écouterai plus les vieux chants de ma ville

Ils survivent en mon coeur loin de ma morne ville

(En Charleville.Mézières.fr.08)
par X Cépygé Les Maissineries III.20
©

 

 


Les passeurs de mémoire

(Thème du printemps des poètes 2005)


Je fus plongé jadis du temps de ma jeunesse

En des textes en grec, en latin, en français

D’érudits d’occident ayant gloires et succès

Dont les vertus profondes ont créé ma richesse


Ma mémoire a gardé en mon coeur la tendresse

Pour les écrits en prose et poèmes et tercets

Pour les odes et sonnets, les lais et autres essais

Dont les scribes et lettrés ont sauvé la noblesse


De nos jours, fors les lettres où les maths sont en verve

Mes regrets sont réels et ma vieillesse observe

Les oeuvres d’autrefois se muant en grimoires


Ce sonnet que j’écris en vous narrant ma peine

Resterait sans écho s’il n’était les mémoires

De passeurs de talent, sa survie serait vaine

Sonnet par CéPYGé .X, Les Maissineries III.20 ©

* * *

- le site de Pierre-Fernand Crasset-Mauviel

----------------------------------------------------------------------------------------------------

retour à l'accueil de La Poésie que j'aime ...