a publié en 1987
"la consonance du Noir"
aux éditions ST-germain des prés, sous le nom de plume: Jean-Pierre MOUREMBLE, puis a repris son écriture en 2005 où il a obtenu -le prix des arts et lettres de la ville d'Agen-

Il a aussi été sélectionné - lors du prix Jean Aubert 2005 - pour faire partie du petit recueil "Florilège du prix Jean Aubert 2005" comprenant les meilleurs poèmes reçus par le jury à l'occasion de ce prix. Figure donc dans ce Florilège son poème intitulé "Mort lente", extrait de son recueil "Comme un pendu sans pied".

En 2006, il a reçu - le second prix Louis Amade- pour son poème "SILENCE" et - le prix de l'édition de la ville de Beaune-  pour un recueil intitulé  "Sur les traces du vent" :

Sur les traces du vent... de Patrick CAJOLLE

 

Sur les traces du vent...
de Patrick CAUJOLLE
2007

Renseignements auprès de l'auteur
au 06 78 92 88 76
ou par mail : patrick.caujolle482@orange.fr
Prix : 10 €.

 

2007 - Lauréat Arts et Lettres de France
Prix Aragon Scté des Poètes Français
1er Prix Poésie Libre CEPAL ( Centre Europ pour la Promotion des Arts et Lettres )

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LA VIEILLE DAME

Apparence de vie en cette rue béante,
la vieille dame seule avançait vers la nuit,
son ombre l'attendait, bien pâle confidente,
pour que le Noir l'approche, comme un présage ami.

Elle glissait sur le vent pour ne pas le salir,
sans visage et sans but, au milieu des passants,
en soutenant son âme au bras des souvenirs,
comme une fleur séchée dans la vase du temps.

De sa canne de bois, elle frappait à la terre,
sans doute pour savoir si elle pouvait entrer,
ne pouvant ignorer par delà la poussière,
qu'à chaque cran de vie la mort se rapprochait.

J'imaginais ses yeux dans l'horizon sépia,
nourrir tous ses instants d'un passé racoleur,
et sentais la patience au fond de l'au delà,
caresser le silence et diluer son ardeur.

Ce soir elle s'assiera au milieu de l'ennui,
et masquera de bruit ce que les regrets sèment,
devant un chat dormant du haut de ses sept vies
et un cendrier plein indiquant" carpe diem".

 


RACINES

Un arbre ne meurt pas, me disait mon armoire,
il s'endort quelquefois au milieu de mes draps,
mais resurgit toujours greffé à ma mémoire,
lorsque le soir venu, il étire ses bras.

Car de mes pieds la nuit, des racines repoussent,
et récupérent au temps quelques veines fanées,
attendant que des branches viennent à la rescousse,
pour mêler à ma sève leurs âmes enchevêtrées.

S'écarte alors le vide pour éreinter le Noir,
vie et mort se nouant comme pour toi un rêve,
et curieux, mes ancêtres sortent de mes tiroirs,
pour prouver qu'en ce monde il n'y a rien qui s'achève.

Car tu vois m'a t'elle dit, nous avons tous des ailes,
pour à jamais ouvrir les portes des caveaux,
moi j'ai quelques racines et des branches rebelles,
quand d'autres y ont des feuilles, des notes..ou des tableaux.

 


LE VIEUX PONT

Le vieux pont s'épuisant à tetenir les flots,
courbait sa lassitude sous l'écho du miroir,
en usant son destin à poursuivre cette eau
qui passait, indolente, en fuyant son regard.

Il pouvait certes y lire le chemin des nuages,
qui à l'opmbre des doutes déplaçaient le silence,
ne pouvant pour autant s'affranchir d'un rivage,
où la terre pesante imposait leur alliance.

Quelques amis parfois tentaient de le soustraire,
à ce poids lénifiant tendu comme un licol,
le soleil l'aspirait en gouttes de lumière,
quand le vent projetait la couvreture au sol.

De temps en temps le ciel se cognait à ses archrs,
puis s'effaçait , repu , et décrochait ses ailes,
il y suivait la pluie , captant en sa démarche,
qu'en d'autres lieux les ponts deviennent arcs en ciel;

© Patrick Caujolle

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