

VA !
Va fouler la poussi�re
les sentiers d'exil
boire � la source
la fontaine �trange
qui jamais ne tarit
�
nos folies
nos errances
nos in�quations
� l'amour
sans boiter
sans chuter
sans d�pendance
va et veille
la seule �toile
qui vaille
dans son berceau
de paupi�res
la flamme qui ne meurt pas
qui ne ment pas non plus
moi je cherche une ivresse
qui baigne
et ne cogne pas
n'enferme pas le sang
dans une cage d'acier
alors je me d�nude
et laisse le vent filer
| LE FLEUVE chaloupe fervente tambour basse frapp� aux flancs du monde le sinueux � clochettes � cr�celles se glisse s'entrelace trace des signes de sable fum�e peau tendue curieuses r�sonances pulsation la pantomime sauvage des oiseaux de bois �chelle des sons aspiration siffle la t�te l'onde les jambes qui la fendent �clats de for�t vortex piqu�s de vertige la voix du vieil homme ulule une s�ve de r�ve fait danser les �corces le feu empoigne le cour forge des visages des sourires que l'on croit reconna�tre cercles humains aux infinis filaments entrelacs de serpents souffle femelle poison initiatique la dissolution des fronti�res r�veillent les passes des sorciers s'affole la cadence des luttes monte la voix barbare du vagin de la terre ses mamelles innombrables montent les aigreurs les mis�res le sang tant et trop vers� montent les peurs les visc�res les espoirs d�compos�s sentir soudain la force du courant l'extr�me danger � la rive du monde beaut� douce des �papillonnements je flaire je l�che croque ton grain de peau accroche � mes cheveux tes grains de folie tout est musique plus quelques mots pour se parer juste bougeotte godasses de peaux magiques trou�es pour danser la vie danser la mort les rires fus�es les colliers de songes de griffes qu'on d�bride les saisissements et qu'ils coule coule ce ruisseau d'amour avec ses vapeurs ses remous qu'on s'y so�le s'y so�le � vie ! |
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SERRE GORGE ------------ LUCIOLE |
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SOL Y TIERRA le vent entre chien et loup la lune cach�e dans le haut tilleul la douceur l�ger frisson imperceptible sortil�ge les d�mons de goutti�res miment le combat quatre ombres apparaissent disparaissent froissent les herbes le val de mes seins invite � la balade et ma pens�e va � l'homme. mais dieu siffle mon �me comme on siffle un chien et mon �me danse une joie so�le d'espace solitaire sol y tierra et le vent aussi et le vent. |
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EXVAGUS |
L'AMOUR
la lune belle pavane
ses courbes rousses
� faire bander
l'arc du soleil
dans toute son intensit�
le vent haleine chaude
de douce b�te
�chevelle
la crini�re du ciel
ce parfum
unique
de galops
sauvages
danse vertige
des oiseaux
la musique
est n�e tzigane
jet�e au feu
donne vie
donne souffle
l'amour n'est pas l'amour
l'amour c'est l'amour
mais ouvrez
ouvrez !
ouvrez l�chez
d�sencha�nez
les pantins !
ouvrez la cage
du sang qui cogne
laissez jaillir
la fontaine de vivre
donnez � boire
� tous ces assoiff�s
qu'on les fasse
danser enfin !
l'amour
l'amour !
l'amour est perdu d'avance
laissons-le divaguer
qu'il profite de la mer
moite et douce
l'amour
dessus dessous
au-del�
qu'il soit roi
des oisillons frileux lanc�s au soleil
des r�ves poussi�re � se frotter les yeux
� s'amouracher
de vers lumineux
(l'amour.
�pargnons-lui
le sinistre s�rieux
de nos serments th��traux
la camisole du manque
nos angoisses toxiques)
aimer oui !
trop mais sans limite
oublier d'�tre beau intelligent parfait
pour se d�guiser de chenilles
et faire peur aux orfraies
se v�tir de lune de terre de vent
faire l'amour comme les herbes
frotter la peau
tendre les fesses
ululer jouissance
�clater
de rire
al dente
le geste
toujours neuf
| SWEET ALICE Peuples champignons Chuchotent tout bas Porteurs de visions Conseillers des bois. Fillette ing�nue Beaux yeux de biche Ses petits pieds nus Galopent sur la friche. Les esprit te veillent Enfant de la terre Regarde, les abeilles Te dessinent la mer! Les pavots sont sages, La mer est calme, Sens, sur ton visage Le sel de mes larmes. Respire, Sweet Alice, Les vents d'Orient, Et toutes leurs �pices, Vifs poisons ardents ! Vois, la lune qui pleure Des poissons d'argent, D'argent et de beurre, En flots de diamants. Et tu dors encore D'un profond sommeil Et tu r�ves encore Mon enfant de miel |
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OEIL DE LUNE |
AH ! QU'EST-CE QU'ON EST BIEN !
Ah ! Qu'est-ce qu'on est bien,
Lorsqu'on n�attend plus rien,
Juste heureux de l'instant
De le vivre au pr�sent !
Ah ! Qu'est-ce qu'on est bien,
Lorsqu'on ne sait plus rien,
Les �paules plus l�g�res
Qu'un jeune vol d'�ph�m�res !
Ah ! Qu'est-ce qu'on est bien,
Quand on n�a pas de besoin,
Sauf peut-�tre un peu d'air
Et sous nos pieds la terre !
Ah ! Qu'est-ce qu'on est bien
Quand on a plus que ses reins,
Pour donner forme � l'amour,
Le faire, le refaire chaque jour!
Ah ! Qu'est-ce qu'on est bien,
Quand l'esprit est serein,
Le c�ur calme et limpide
Et la t�te un peu vide !
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PRINTEMPS PA�EN |
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V�G�TALE Graines de d�sir, Germ�es � l'ombre, Au c�ur du c�ur. Noyaux de vie, Toute concentr�e Appel�e � cro�tre. Pousses victorieuses Et jaillissantes Dans un premier �blouissement! Feuilles enfants D�ploy�es, La tendresse Du fin duvet. Rencontre avec l'eau, Plaisir de la croissance, �l�vation. Tige vivante, Souple et caressante, Tendue, dress�e, Portant ses fruits, Sa fleur En bouton secret. Sortil�ge de la lumi�re Conjugu�e au vent Et � l'amour! Myst�re �clos... La fra�che merveille D'un rouge d�licat. Robes de soie et de velours Aux teintes les plus pures, Parfums �tranges et lourds. Une corolle �panouie, Un sexe fr�missant, Totalement offert! Pl�nitude �ph�m�re, Le printemps Pour lune de miel ! � Cathy Garcia |
version anglaise de quelques po�mes,
traduction: le Merle,
Laur�at du mois de janvier 2006
du concours international de po�mes �rotiques.
IN TIME�S CAGE
a small fish-hook twists
in the heart or its fringes
and if it no longer calls or reappears
and if I must be left this aftertaste
of unquenched addiction
harrowing is fine
to wait without waiting
a no limit overture
must accept
the emptiness
nothing fills this space
not sex
not body
not mouth
scarcely dreamed
then vanished
my skin calls you
my lips tremble for you
this desire to lose myself
a mirage appears
fills me
still too hot
Enraged, I consume my thirst
I dream of you, draw you
with insatiable hands
but my hands ignore
no currents
I wait for nothing
carried off distressed
otherwise lacking expectation
our hands
mere birds
in time�s cage
* * *
DO YOU LOVE ME ?
when I am
water
rolling pebbles
sprung hips
secret eddies
water sand light
that invade your mouth
wild beast
talons raised
to cracked sky
trampled earth
with the fangs, the claws
to rend the heart
from of a sun
snake kiss
blown smoke
the song
the perfume
that make you cry
she-cat
on the gutters
wandering moon�s fool
a crooked dream
limping away
sower of hope
on glass wool
and when I am there
and whether I am not there
when I hear violins
that don�t exist
I forget the words the gestures
that mumble
I love you
when I flounder backward
in an alcohol fog
my dress is black
my eyes burnt accents
nomads
make me run
when I laugh
without knowing why
when I am afraid
of everything
of myself
of living
when I rage at my powerlessness
to run away again and again
make the world turn
the other way
when I seethe and spin
without batting a lash, a thread
when I utter the conventional, the superfluous
and skip the substantive
when my smiles
become grimaces
how I tremble and creak
how the wind stirs
storms in my mind
my lips gush
a bitter black juice
when your words
no longer reach me
bridges pillars
of understanding blow up
and a deranged samurai
with a murderous tenderness
rips out his entrails
to unravel at your feet
history of a life missed
my life
tell me, do you love me
do you still
love me ?
* * *
THE WOMAN YOU SEEK
I am a mother
a sister
enveloping luminescent energy
the carnal star vibrating hot
I am the sea, the tepid moon
the balm on your wounds
I am a continuous current
the silk of an appetising flesh
the chalice of your sighs
the body you shipwrecked
the shore you�ll always nudge
I am a bedded beast
sensualist meowing
an ark of tenderness
manna, nave
I am a breath, a fever
a fissure to polish
the dancer on the tree
the hollow in the earth
I am the viscous beast in your soul
the emerald split from your skull
equestrienne of your aberrations
your storm rider
I am sand and sludge
your senses� umber wallow
I am wave and tongue
the vampire and still worse
the white bird that sips
the blood of stars
I am the morning unstitching your eyelids
the fish slipping through your fingers
the nectar you draw from me
the sugar on your lips
my bite in your teenage dreams
I am the waylaying alleycat
the sweet dead end
a delight to lick
your member�s
swollen darkness
I am the woman
you've long since sought
* * *
SHIMMERING
and each time I learn again
to face the fear that faces me
this silly sensitivity
mists of abundant beauty
desire for a passionate glance
my own private hit movie
incorrigible romanticism
this impulse that leads
our best selves to gush
this child in us who wants to please
but the world will howl
some fangs never let go
to welcome
then to open
to join the sirens� wrecking call
to flow into an illusory current
stretch out below the surface
and so upon the forms
perform the dissolute dance
of amnesiac seaweed
white horse
a sprig of grass between its teeth
healer
open the window
nibble the moon with lips
let it melt under the tongue
eat the night
spit out its stars
billions of suns
in our eyes
ever black
and this brings renewal
send in the surrogates
the new erect barbaric Gods
who will stain our lips
with a profane sap
fire
rain
steam
the crossing
the earth�s core
I sense the force that emanates
from ancient grooves
I feel the warm entrails
the organic blush
fear�s flux
and bounding desire
spice-coloured muscles
penetrating stare
of scarlet horse
that rears
drenched in sweat
only breath can
tame this manic
euphoric horse
and each time I learn again
to face the fear that faces me
* * *
FIREFLY
you are striking
in this raw beauty
still a little awkward
sullen
untamed
your cheekbones, your eyes
speak to me of some elsewhere
I once knew
how why
resist
tender ghost of flight
poised gestures
amazed with themselves
how why
dismiss
this light
inside
outside
overhead
the wind cradles trees
set for an imagined departure
the forest's scent
the dog's growl
and the night
drunk with stars
that roll ashore
how why
wrested lips
this break-and-enter taste?
you are
you see
of they who see me
as I envision myself
the fantasy is so lovely
well worth the wound
you won�t miss inflicting
* * *
PAN'S SEX
two stars dash
across the gorgeous night
soft herbaceous fever
or a melodic prelude
to madness
helped to my feet
by a friend
a friend?
a black wood phallus
of bark, in his case
and me thrown to the sky
ever eager for the spurt
nonetheless �
I enjoy flowering surreptitiously
blooming on starry nights of pleasure
bursting under the burn of a male sun
pearl shadows under eyelids
in my fiery crucible brew
I deem you virtuoso
of my senseless sensuality
these private intimacies
to light the fire
warm life over
are ours
my mouth sups from yours
from your palpitating avian phallus
the fevered headlight
of our nocturnal navigations
you are humankind�s fragrance
a male of my stripe
and between fingers and tongue
you hold starry bouquets to cum
I am but source
issued forth
I sizzle
and my anemone heart
overflows to all winds
doesn't sense the danger
only the drunken fall
we are without limit
save our human frailties
* * *
LOVE
the moon struts
her russet curves
to bind the sun's arc
in all its intensity
the sweet hot wind
beast breath
a dishevelled welkin mane
this singular perfume
of wild gallops
the dizzy dances of birds
music was gypsy-born
thrown to fire
given life
given breath
love is not love
love is love
but open
open !
open
loosen
unchain the puppets !
open the cage
of gushing blood
let flow the Fountain of Life!
give drinks to the thirsty
so they will finally dance !
love
love !
love is aborted
let us ramble
so it will thrive of the
moist and mild sea
love
above
below
beyond
whether he is king
nestlings sensitive to cold
thrown into the sun
dusty dreams to rub into eyes
to fall in love with brilliant poetries
(love �
let us save him
the sinister seriousness
of our solemn histrionic oaths
the empty camisole
our toxic anxiety)
appreciated yes !
much, but infinite
forget about being lovely, clever, perfect
for they are caterpillars in disguise
and startled white-tailed eagles
clothed of moon, of earth, of wind
make love like weeds
rub the skin
tighten the buttocks
hoot with pleasure
burst out laughing
al dente
the gesture
always new
� Cathy Garcia
le site de Cathy Garcia et le blog de Nouveaux D�lits
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Les photographies appartiennent aux sites :
- voyage-photo Alain Souloumiac
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