- I -

 


ÉQUILIBRE

sans élan
ni mouvement
sillonnent mes vallons ajourés

à jalonner s'ajuste la peau décontractée
sans fébrilité



 

STABILITÉ PERCUTÉE

tout élan en mouvement disgracié
peau giflée dispersée
crevasse méprisée
tripe éparpillée

meurent meurent meurent pudeur et chaleur
meurt meurt meurt fragilité déconcertée
meurt meurt meurt enfant ignoré


 
 

ATTENTE

Telle une rose qui s'éveille
Au toucher perlé de la rosée
Ses pétales tout écartés

À observer son velours hérissé
Tels quelques grains
au fond d'une tasse de thé

L'homme juge de sa journée
qui lorsque bien avancée
sera récompensé

 


 
POINT FIXE

Mon ombre ne me suit plus
y a pas de doute le ciel est couvert
au coin de la rue, le béton arrondi m'attire un vertige
des crevasses m'apparaissent, sont-elles d'origine ?
mon corps distant participe malgré lui à ce manège

en quoi tu me ressembles, j'ai ce besoin de savoir
en quoi tu es de moi, j'ai ce besoin de comprendre

Terre et ciel se distendent
Le temps s'étire, je peux maintenant dire
que je ne suis pas encore né
que je suis d'ici

Ce point fixe participe à ma vie

 

 

OSTIE

Tu me fais vivre jour et nuit
Tu réussis à me faire trembler
malgré que tu ne sois qu'une pensée
souvent angoissée tu me tourmentes
de tes désirs sombres et joyeux
Le désespoir pour toi est un jeu
plonger en toi comme tu le voudrais
serait sûrement la fin de moi
tel que j'aime que l'on me reconnaisse
Coucher à tes côtés va m'inspirer bien de facettes
     j'ai peur d'y rester si je me laisse tenter
     folie ne tue pas ton souverain déjà acquis

 



FRAGMENTS

Des fragments toujours percutent le rivage
     Au-delà du temps
Perpétuant la création
     naissance en profusion
Sauf celle-là, mince unie à l'infini
Chaque obstacle, cahotement de son parcours
    l'amincit, l'étire sans la diluer, sans la fragmenter
S'allongeant tel un ancien songe
     dans son sillon le monde de se refondre


 


VIREVOLTE

À juger son pourtour
     progresse, émeut, attise
Course définie de lises étendues
     longues imperceptibles courbes
Densités rugissantes, plaisantes, vivantes
     couleurs éclatantes scintillantes
Fouets de vallons en transition
     inespéré cheminement d'espoirs échoués


 


L'ÉVEIL DU DEVIN

Le futur me regarde avec curiosité
Ma chair en convoitise paraît
il existe, reconnaissant
L'éclipse rivée sur moi observe
Ma chair en convoitise disparaît
     il n'est pas, ignorance
À ses battements de cils
Laisse saigner à grande bouffée
     Je suis, j'essaie


 


NULLE PART OÙ ALLER

C'est comme un sol mauve, rouge et vert
     qui flotte tel un couvert de verre
     des bulles s'y frottent, s'étirent puis cahotent
Prisonnier aérien d'où rien ne répond
     couler au fond serait encore bon
     suivre le courant serait rassurant
Rien n'y fait
     ni gauche ni droite
     tire, pousse
Menaçante vitalité
     les bulles s'étalent sous mes pieds
     cintrées de leur vaisseau les couleurs virevoltent
Impuissant devant cette réalité mon cœur capote

 


 
 

MORT ANNONCÉE

Jeune tige fraîchement sortie
grandir au rythme de ceux qui l'aiment
un incrément à la fois lui suffit pour aller de l'avant

Un vent fugace m'agace
     si tu pousses plus rapidement
     tu verras plus loin plus vite

Deux trois croissances à la fois
     comme le monde est grand

Quatre cinq sont maintenant insuffisantes
     tout fait du sens quand on regarde vers l'avant

Sans relâche le vent m'attise
     comme il fait bon de jouer en lui
     va-et-vient sans limite ma tige pousse
     bourrasque lascive qui arque tout mon long

Ma pointe au sol je réalise
à me voir les racines
Que telle fut ma croissance
revenir en arrière serait une perte de tous mes sens
retourner vers l'avant semble impossible maintenant
car tous ces incréments de plus en plus rapidement me poussent vers l'avant
alors que ma pointe touche au sol au moindre vent


 


 
LE NAVIGATEUR

Allongé
la pointe des épaules au sol
les mains à plat paumes vers le haut
les pieds légèrement ouverts
Détendu
     les yeux fermés
le regard tourné vers l'intérieur
la respiration profonde et longue
     permettent à l'iris de se retirer
Ascension
     laissez les intensités vous gagner
     sans préciser ni chercher
     découvrez la luminosité en bombardement rapproché
Voyager
     sans tarder profitez de cette fenêtre inusitée
     pour voyager votre expérience
de cette inconscient collectif ainsi débloqué

 
 


PIÈCES DÉTACHÉES

Bing bang pince à rebours
Dégauchisseuse étrangère
Calme plat, plaisance assurée
Détritus distribués sur rivage pollué
Canot masturbé frein moteur débloqué

     Trou béant
     Baleine noire au 5ième étage d'un édifice scindé en deux

Catastrophe d'estropié
Pompier libéré
Berlin Prague annoncées
Jambe dénudée bain pour assoiffé

     Soleil rouge
     Appel incontesté

Sport plaisance à volonté
Roues à battons roulent roulent contre
Les portes ouvertes à tâtons

 
 


DITES " CHANGEMENTS "

Combien de temps encore
     allons-nous avoir cette capacité de changer
     sans que les autorités s'insurgent à nos pensées

L'histoire se joue de nous
     mot pour mot, elle nous regarde avec appréhension
     désireuse de percussion
     à l'heure de l'hyper information
     elle place ses pions

Passer d'un coin à un autre ne suffit plus
Vous n'êtes pas tannés de vous déplacer du même cube
les dieux tirent les ficelles
encore pour combien longtemps
l'heure de la mythologie a sonné

Prêts partez ! Héros de demain

 



 

ESSENCE

Allez à la source de la chose
Prenez comme exemple le sans-abri
Est-il malheureux, plusieurs ont choisi de sortir
Quitter la photo sur la carte en plastique
Ok certains ont été épousés dehors par mauvaise habitude
D'autres par piètres fréquentations, bref ils y sont
     Et il y est, ce qui est surprenant
Ils ont choisi de ne rien avoir ou plutôt de ne rien devoir à personne
Voilà ne rien devoir
     Négation de la société
     Héro déchu, ange banni
Moi je me demande ce qu'ils transportent dans leur panier
     Une couverture
De la nourriture
Un manteau chaud
Et quoi encore
Un jouet d'enfant
Des crayons de couleur
Une boite à chansons
des photos ?
Dites-moi encore pourquoi ces choses
des souvenirs, est-ce qu'il me vendrait le petit toutou en peluche brun qu'il garde au fond de son habitation roulante
     non, il se fâcherait contre moi
est-ce là l'essence de ce que nous sommes ces objets qui reflètent notre âme.
Quel objet avez-vous dans votre panier ?



 



DÉBATTEMENT

Quatre ailettes de " fishnet " débattent sans cesse

L'hélico insecte fend le ciel bourré de particules infectes
     trainée de poudre coupée au cube carré
quel objet est dans ton panier
délestage momentané, ascension assurée

À perte de vue amoncellement de choses abandonnées
     canisse colorée
toutou brun foncé
bas troué et jouet cassé

Le tout
poussière enrobée de pellicule lubrifiée
pour mieux passer dans l'entonnoir de la réalité

 
 


PÈRE ?

- Oui fils

     Explique-moi encore le jour et la nuit
     le soleil et la pluie
     comment se fait-il que certains jours
     le sourire me soit facile
     que d'autres les larmes me coulent

- Tu es né de terre et de roche
     pour devenir qu'esprit
     passage obligé de l'humanité
     qui participe de sa création
     un millénaire à la seconde

 


 
BIBITTES

Les oiseaux chantent déjà
tout le monde est debout
      elles courent partout
Direction tout azimut
      où aller en ce matin éclairé
      à quatre pattes pour une
      à huit pour d'autres
      à chacune ses lacunes
Inlassablement elles accumulent on dirait sans queue ni tête
     les antennes au vent, à creuser, soulever
     à transporter des poids sans commune mesure
Détrompez-vous, le festin sera maigre
     leur récompense c'est demain encore plus sur le terrain

 



 

INCONSCIENCE

À les voir aller sans relâche on se laisse hypnotiser
En cascade de vallons qui se déversent à nos pieds
     ne laissant qu'une tache
     passage filtré au sable à caillou jeté
Individualité évadée en bulles blanches éclatées
     en ce lieu d'ouverture momentanément
     permets-toi l'opportunité

 
 


BEL OBJET

C'est comme quand l'élan est déjà bien avancé
     mouvements de départ trop discrédités
     Impossible à "scraper", faut le compléter
Souvent il y a ce moment de pause
      point tournant de ma création
     " ce n'est qu'un objet de mon imagination "
     l'énergie fait pression, l'intérieur me remonte
En un rien de temps mon bel objet est complété


 


JE PENSE À MOI

Au début chacun de notre côté
     j'aimerais t'approcher
     sans te déranger dans ton activité
Effleurer ta peau en douceur pour commencer
     chercher à te décontracter
     tout en profondeur pour terminer
     mes intentions annoncées, le jeu peut commencer
Mes caresses seront à toi
     tel que je les voudrais pour moi
     tu n'auras pas le choix que de te laisser aller
Dénuement de nos petites torsades emmêlées
     te rendre molle d'envie au contact de mes baisers
     tu sauras que je ne fais que commencer



 


 
M'IMAGINER

J'aime à m'imaginer toutes sortes de trucs
     Une fleur jaune tout habillée

Jonquille

 
 


REGARD ÉTRANGER

Ne me juge pas
     toi qui as déjà pensé
     toi qui préfères ne pas regarder
Écoute au pis-aller
     place mes pensées dans un recoin pour y retourner
     qui sait un jour sauront t'inspirer

 



CRÉATION

Nager au travers de toute cette matière
     furry of destruction
     envy of resurrection
Ma main gigantesque au poignet rattachée perdure
Mécanique houleuse assoiffée de chair
     l'avant-bras gonflé à bloc
     projette l'univers en percussion chaotique
Dégagement violent de mon environnement
     laisse un sillon laqué du revers de la main

 


 
MÉTÉO

C'est vendredi aujourd'hui
     les « tounes » à la radio vont être bonnes
     au bureau mes collègues vont me dire « allô »
Dehors il fait beau, le week-end va être chaud
     les terrasses seront pleines
     mes amis seront de la party
Es-tu prêt pour une bonne journée ?
Allez zoo trois nuits avant le prochain lundi !

 

 

 

 

 

- II -

 

 

ÉVEIL !

C’est comme l’autre matin, le vent dans le jardin donnait l’impression de faire parler les plants.

Signe certain que je passe trop de temps à hanter ma pensée. Quoi qu’il en soit, la lumière en miroitement a fini de me convaincre. N’avez-vous jamais remarqué comment les branches, puis leurs feuilles, chuchotent mystérieusement les paroles à demi cachées de ce miracle il y a longtemps entamé.

Tel un tableau en perpétuel mouvement, ne faites pas la sourde oreille ce prochain matin de brise à chant, car qui sait ce que disent ces êtres émerveillés qui partagent notre quotidien.

 

 

 

MIRAGE

Quand je pense à vide
              mon mur s’étiole de tous ces moments en noir et blanc
Quand je pense à toi
             tes couleurs vives viennent y jaillir
Quand ce sera mon jour
             j’aimerais que ce soit toi qui viennes me quérir

 

 

 

ANDROGYNE

C’est un délice que de te regarder
             miroitant autant de ta beauté
             chacun de tes muscles donnent du coffre
             à mon humanité
Ce symbole, c’est toi
             homme au buste démesuré
             représentant de la justice
             garant des crimes d’antan
Faudra peut-être s’expier maintenant
            que notre passé nous rattrape
            débutons à tâtons les formes
            du défenseur de l’humanité
            et cette fois grâce éternelle combinée

 

 

 

PILOTE

Pourtant, il y en a des signes évidents
             que ton passage a laissé des traces
             il débouche certainement
             même si là, il gicle abondamment
Savoir le lieu de cette flamme m’importe
            retrouver sa lueur dans le noir
            car faut y mettre le feu
            puis redorer la couleur sur ce fond obscur

 

 

 

AVANT-HIER ET APRÈS-DEMAIN

Magnifique tu me dis ?
           même sans nuage la vie est un mirage
           la matrice que trop facile a décerné

Comme il me fait plaisir de me mélanger dans mes idées
          sottises - vieilles et ridées

Assurez-vous de ma pleine naïveté en la matière car ces mots savamment agencés
          ne sont qu’empruntés à une réalité très peu relevée
          sans doute l’avez-vous deviné
          si vous n’avez déjà raccroché

À te provoquer, ainsi mes pensées pourraient se partager
         mon désir de contagion se propager
         rassure-toi, il n’y a pas de tête à mon dragon
         bien des ailes qui te porteront

Alors embarques-tu?
         sinon prends un wagon
         sache que de cette réalité que tu chéris
         arrive rapidement à son point d’expiation

Vaut mieux inspirer que dicter
         malheureux qu’il y ait moins d’efforts à construire son design qu’à vivre ces réconfortantes répétitions.

 

 

 

EXPÉRIENCE

Comment dire chez toi ce qui me fascine
                certainement ce brin d’origine
                cette fissure puérile en toile de fond
                à son contact ouverture au monde
                offre généreuse qui gonfle mes sens
                enflamme l’imaginaire
               redore toute naïveté oubliée
Sinon cette participation en sourdine de mon ingénuité retrouvée

 

 

 

FRONTIÈRE

Hier encore de ta vie je ne savais rien

Des plus belles matinées enrobées
             aux simples crevasses observées dans un plancher
             tout de nous ne s’étant croisé
             avec nos expériences semi-détachées

Aujourd’hui la vie nous unit
            ce que tu vis, je le vis aussi
            cette terre que l'on habite
            soudainement nous connecte sans limite
           de plus en plus nombreux à partager
           avec tous nos mécanismes de plus en plus sophistiqués

 

 

 

REFLETS

Pensées qui miroitent sur un rideau d’eau
              en petit brouhaha
              aux caresses du vent plat
Lit de réflexions translucides
              deux visages d’une même réalité qui se côtoient
Tel que ce soleil couchant en transition
              qui fait place au firmament
              toujours en mouvement

 

 

 

SÉDUCTION

À l’inspirante jeune femme
aux cheveux châtains et
Aux formes félines
Il n’y a rien de toi qui soit en sourdine
Appelle-moi pour changer ta routine

 

 

 

PAPILLONS DU PRINTEMPS

C’est pas compliqué
              lorsque nos chemins se croisent
              l’intensité du monde se contracte
              mes riens ne font plus de sens
Nos corps s’attirent en perte de balan
              irrésistible besoin de te dire où et comment
              près de toi tout semble gauche et maladroit
Que j’aime à me partager de ton être rempli d’attente
              si je pouvais simplement dire
              « à quand la prochaine fois »

 

 

 

PARURE

Y a pas grand-chose de merveilleux en ce monde
            certes y a toi et moi
            ces choses et aussi sûrement les autres

Tous ont en commun leur arrêt de mort
            laideur partagée sans doute

J’aime mon miroir
            pour ses reflets
            un rappel captivant de ce vaisseau qui me transporte
            armure magnifique qui me plaît de dorer
            puis percer à l’improviste

À tous ses âges
            elle qui a gardé précieusement les cicatrices de ce jour

 

 

 

HÉRITAGE

Y a des jours où renier mes origines,
            ne plus dépendre des autres
            ne plus me méprendre sur qui agit
D’autant plus aisé à vagabonder de ce monde,
Trop de bagages transmis depuis que je suis tout petit,
            minent mes nuits,
            hantent mes jours
Faire tanguer mon esprit
            projeter son histoire en fines gouttelettes
            d’expansion en fuite vers l’infini
Participer pleinement de ma fuite intérieure
            n’appartenir qu’à ce futur
            et ne pas me voir mourir en ce père qui m’exaspère

 

 

MON SECRET

Oh ! Montréal ton grand tout
se pavane comme jamais des paravents
à traverser tes rues, puis me retourner
dans tes coins perdus

              c’est toi qui me dis :
              « encore et encore »

C’est fou comme tes attraits ont grandi

Toute là, à nu, une liberté dérobée
            tes beautés sont nombreuses jetées au dépourvu
            à chacun de t’admirer pour ce que tu es

Cette fois, je vois au travers de tes jouissances
            tu te présentes à moi ainsi toute puissante
           comme si j’étais le dernier-né
           m’as-tu oublié ? Moi ton ambassadeur à l’étranger

Ton offre est si pénétrante tu sais
           tes gens baignent en ta générosité
           tes citoyens, fatigués, jutent à ta mesure leur sueur colorée

Comme tu es généreuse d’autant de spontanéité
          vois cette jeune femme au cœur léger
          obligée de te quitter
          qui spontanément dit au revoir
          à la foule massée en tes coins

Comme pour dire « Oh Montréal que m’as-tu montré ! »

 

 

 

 

DESTIN

Mes valises sont disposées sur mon perron, bien craquelé de ses années passées, tout juste à côté de ma chaise préférée.
Comme j’ai dont observé de cette place ombragée.

              les jours et les nuits ont coulé
              mon souvenir préféré,
              le miroitement lumineux des feuilles au vent libéré

C’est d’ailleurs là qu’elle m’a soupiré

             « je viens te chercher »

Parmi ces souvenirs ainsi éveillés, celui de la dernière fois alors qu’elle s’était excusée de ne pouvoir me porter :

            « trop chargé pour te soulever
            je reviendrai un autre moment donné »

C’est sans chagrin le meilleur refrain car finalement elle ne m’a pas chuchoté en trente années au moins ! Je me dis qu’elle m’aime bien malgré le fait qu’elle souhaiterait plutôt me prendre allégé de tant d’année passées à témoigner.

Qui sait peut-être pourra-t-elle me transporter encore demain.

 

 

 

DEVENIR

Avant l’aube, au début du songe
            là où les rivières en fleuve grondent
            sans le son, le jeune homme songe
            d’aucun pour lui dire qu’il est dévêtu

Accroupi arme au poing ni homme ni animal

Maître de son existence en offrande aux dieux
           de tout son corps, l’énergie monte en lui
           fébrile de l’intérieur vers l’extérieur
           la création va se déverser de lui

Debout, foudroyé de son existence
          « être juste et généreux » il se dit
          car ma communauté sera
          l’empreinte fossile de ma vie i

- Jean-François Bertrand ©

Merci spécial à Nathalie Guimond -photographe- pour ses "Fleurs du ciel" !

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